Mettons les bouchées doubles
Des mois que nous sommes obnubilés par une même idée fixe. Une même pensée, une même question qui nous fait oublier toutes les autres : qu’allons-nous bien manger ce soir?
Des mois que nous sommes obnubilés par une même idée fixe. Une même pensée, une même question qui nous fait oublier toutes les autres : qu’allons-nous bien manger ce soir?
En mai, fais ce qu’il te plaît : jamais dicton n’aura si mal sonné. Sans voyages, lointaines randonnées, écoles, concerts, centres sportifs, restaurants et même sans travail pour plusieurs, nos libertés sont restreintes, étouffées.
À l’inverse du mot déconfiné, le mot distance était déjà inclus dans le vocabulaire, il était familier.
Ah! Qu’il a été doux ce soleil qui nous a effleurés. Ces quelques rayons de printemps ont réveillé les envies de semis, de jardinage et les espoirs d’abondance…
Que les petites pousses soient sur les bords de fenêtre, sur un balcon, une terrasse ou dans une serre, de plus en plus de personnes prennent conscience que produire leur propre nourriture est désormais plus qu’un passe-temps.
Surprise! Pas de papier cette semaine. Les arbres pourront relaxer un peu et cette fois ce n’est pas une blague du 1er avril. Comme plusieurs, l’Aurore boréale appuie sur le bouton « pause ». Mais seulement en ce qui concerne l’impression.
Tandis que le Yukon vit une extrême déception, à la fois sportive, communautaire et économique, tandis que les maux de tête montent (à cause des médias sociaux plus que de la fièvre), il se passe dans le monde un truc complètement malade : un pas vers un changement de paradigme. En cette période de montée de la peur, si c’était plutôt l’optimisme que nous rendions viral?
La quinzième édition de la revue franco-yukonnaise en périnatalité Le Nombril verra bientôt le jour. Pour cette petite dernière, l’équipe a misé sur un thème qui porte fruit : la famille.
Sous ses apparats grandioses et éloquents, le français laisse dépasser le jupon de son sexisme. Exit les Beauvoir, Sand ou Veil, c’est la langue de Molière! Encore aujourd’hui, les échos de son idéologie patriarcale et archaïque résonnent dans les salles de classe et de rédaction francophones.
Quand on parle de résistance, on pense à la guerre d’il y a très longtemps, aux cours d’Histoire et aux exposés faits en classe au sujet de nos aïeux. Moi, j’ai pensé à ce mot quand je suis allée… aux sources thermales!
Ah… l’hiver yukonnais! Sombre, froid, capricieux… Pas étonnant qu’il y a plusieurs décennies, des gens aient pensé à faire des festivals culturels à cette période de l’année! Le Sourdough Rendez-Vous, par exemple, ou les cabanes à sucre aussi, j’imagine, de l’autre bout du pays.