Éditorial - Blanche
Malgré le titre évocateur de douceur, cet éditorial ne traite pas de la couverture hivernale qui vient de se déposer sur notre contrée. Blanche, c’est la couleur de ma peau.
Malgré le titre évocateur de douceur, cet éditorial ne traite pas de la couverture hivernale qui vient de se déposer sur notre contrée. Blanche, c’est la couleur de ma peau.
Avec son confinement, ses restrictions et son suremballage individualisé, la pandémie nous a fait faire un beau pas en arrière, face à l’environnement!
C’était un de ces moments de douceur impromptue qui pointe son nez sans crier gare. Je me suis sentie privilégiée : les moments de douceur ne sont pas le quotidien de tout le monde…
Une fine glace recouvre nos véhicules le matin et nous fait déjà penser à l’équipement pour l’hiver. Avec elle s’annonce la fin de la saison des champignons, mais la reconnexion avec nos racines génétiques de chasseurs-cueilleurs n’en est pas, pour autant, mise au placard.
Ah! Ces belles couleurs qui nous ont pris d’assaut en à peine quelques jours. Du rouge, du jaune et de l’orange jusqu’au bout des feuilles des épilobes et des rosiers sauvages.
C’est la rentrée! « You know the sunshine when she’s gone » dit la chanson. Je crois que cette année, la rentrée a le goût doux amer qui résonne avec ces paroles…
Et si le vrai privilège, de nos jours, était de simplement pouvoir jouir de nos droits! L’actualité nous pousse à constater que ce n’est pas donné à tout le monde!
Des mois que nous sommes obnubilés par une même idée fixe. Une même pensée, une même question qui nous fait oublier toutes les autres : qu’allons-nous bien manger ce soir?
En mai, fais ce qu’il te plaît : jamais dicton n’aura si mal sonné. Sans voyages, lointaines randonnées, écoles, concerts, centres sportifs, restaurants et même sans travail pour plusieurs, nos libertés sont restreintes, étouffées.
À l’inverse du mot déconfiné, le mot distance était déjà inclus dans le vocabulaire, il était familier.