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le Jeudi 27 août 2026 7:53 Éducation et jeunesse

La Commission scolaire souffle ses trente bougies

Marc Champagne est à la barre de la Commission scolaire francophone du Yukon depuis 2015. Il quittera ses fonctions en février 2027. — Photo : Angélique Bernard
Marc Champagne est à la barre de la Commission scolaire francophone du Yukon depuis 2015. Il quittera ses fonctions en février 2027.
Photo : Angélique Bernard

La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) célèbre cette année son anniversaire de perle, soit 30 années d’existence. Beaucoup de chemin a été fait depuis les débuts de l’organisme.

Marc Champagne, directeur de la Commission scolaire francophone du Yukon depuis 2015, est arrivé au Yukon en 1998 pour enseigner à l’École Émilie-Tremblay. Il se rappelle qu’à ses débuts, la Commission scolaire était logée à l’École Émilie-Tremblay et l’effectif consistait en une directrice générale à temps plein et une adjointe administrative à temps partiel. L’école comptait moins de 100 élèves.

« Maintenant, nous sommes rendus à quatre établissements scolaires (l’École Émilie-Tremblay, le CSSC Mercier, le programme Confluence à Dawson et l’École Nomade), la Garderie du petit cheval blanc est sous la gestion de la CSFY et on espère, dans quelques semaines, une deuxième garderie qui va ouvrir ses portes ici avec une vision pour une garderie à Dawson. […] Nous avons plus de 450 élèves de la maternelle à la 12e année, dont 170 au secondaire, près de 80 places en garderie et l’effectif est d’environ 120 employé·es », mentionne le directeur général.

Revendications continues

M. Champagne souligne le travail qui a été fait pour la revendication des droits de gestion. « Je pense qu’au moment de la création de la Commission scolaire, elle existait en nom. Mais, en réalité, on ne contrôlait pratiquement pas notre budget. On n’avait pratiquement aucun des pouvoirs d’une commission scolaire. Donc, il a fallu aller en cour et ça a été un long processus. J’ai participé aux deux procès. Ç’a été très long et très ardu. Quand je suis devenu DG, on a commencé cinq ans de négociation avec le gouvernement pour le comité de règlement pour finalement arriver à une entente autour de nos droits de gestion », relate-t-il.

Il ajoute que « le fait d’avoir beaucoup plus de pouvoirs, plus de contrôle sur notre budget, d’être financé adéquatement, puis d’avoir des pas concrets vers l’équivalence au niveau des établissements scolaires avec la construction du CSSC Mercier a fait une énorme différence. »

Les dossiers à venir

L’année dernière, la Commission scolaire a préparé un rapport sur les infrastructures scolaires faisant l’état des lieux pour aider à planifier les besoins pour les dix prochaines années. La CSFY travaille avec le gouvernement du Yukon pour faire avancer plusieurs de ces projets-là. « Nous avons identifié des travaux essentiels qui doivent se faire à l’École Émilie-Tremblay au niveau de l’entretien. C’est un édifice qui a trente ans aussi! Un des projets importants, c’est le remplacement de la toiture parce qu’il y a de l’infiltration d’eau. On est heureux de voir qu’il y a un appel d’offres pour embaucher une équipe de consultants pour préparer le design », remarque-t-il.

Il existe aussi un manque d’espace au CSSC Mercier. M. Champagne mentionne « qu’il n’y a pas assez de locaux pour enseigner tous les cours, on n’a pas assez de casiers. […] Nous allons devoir utiliser le salon du personnel, les salles de rencontres, certains des espaces réservés aux enseignants, parce qu’on est vraiment en manque de places. Deux classes modulaires vont être ajoutées à Mercier pour la rentrée 2027, si tout se passe bien », ajoute le directeur. Pour rappel, cet établissement secondaire a ouvert ses portes en 2020.

M. Champagne mentionne que la CSFY travaille aussi, à plus long terme, à un projet pour créer un espace au CSSC Mercier pour enseigner les métiers.

Construction du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier.

Photo : Archives A.B.

Réalisations importantes

Marc Champagne a annoncé sa démission il y a quelques mois. Une page se tourne, donc, pour la CSFY. « Évidemment, je suis fier de toutes mes années à titre d’enseignant titulaire. Je garde tellement de beaux souvenirs des élèves avec lesquels j’ai travaillé. Ce que j’adore en ce moment est de voir les anciens élèves qui ont leurs enfants à Émilie-Tremblay et les anciens élèves qui travaillent pour la CSFY. »

Il ajoute qu’une des raisons pour lesquelles il a pris le poste de directeur général était le projet d’une école secondaire. « Je suis extrêmement fier du CSSC Mercier. Je pense qu’on a une des plus belles écoles au Canada. C’est vraiment un édifice magnifique qui a un environnement d’apprentissage extraordinaire pour nos élèves. Et de voir toutes les activités communautaires qui se font à l’école! Je pense que le fait que nos élèves restent avec nous jusqu’à la fin du secondaire change la trajectoire de notre communauté. Il y a beaucoup plus de chance que ces élèves-là gardent leur langue, utilisent le français, aillent faire des études postsecondaires en français, puis transmettent la langue et la culture à leurs enfants. »

Le troisième projet concerne Dawson. « C’était vraiment un rêve d’ouvrir une école à Dawson. Ça a demandé énormément de travail, mais de voir maintenant la croissance au niveau des élèves et l’impact au niveau des familles. On est en train de voir le développement de la communauté francophone à Dawson, qui a finalement un ancrage avec l’école autour duquel on peut faire grandir d’autres activités, organisations et événements. Nous avons fait cela en partenariat avec la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in et l’École Robert-Service pour faire avancer l’éducation d’une manière inclusive et positive », conclut-t-il.

Changements à la direction

Marc Champagne quittera ses fonctions de directeur général en février 2027. Véronique Maggiore, présidente de la CSFY, mentionne que le processus d’embauche en est à ses débuts. Le comité de sélection, composé des commissaires et de la consultante Yvonne Careen, va se rencontrer en septembre pour faire la révision des candidatures. « On aimerait assurer un début en poste pendant que Marc est encore là pour qu’il y ait une bonne période de relève. L’entrée en poste serait à négocier, mais idéalement, on aimerait vers la fin 2026, début 2027 », indique Mme Maggiore.

IJL – L’Aurore boréale

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