le Jeudi 27 août 2026
Loading membership data...
le Jeudi 27 août 2026 7:57 Éducation et jeunesse

Un jeune franco-yukonnais reçoit une bourse qui paiera toutes ses études d’ingénierie

Adrien Grégoire participant à une compétition de robotique. — Photo : Skills Canada Yukon
Adrien Grégoire participant à une compétition de robotique.
Photo : Skills Canada Yukon

Adrien Grégoire, finissant de 12e année à l’École secondaire de Porter Creek, est l’un des 100 récipiendaires au Canada de la bourse d’études Schulich Leader pour l’année 2026.

Adrien Grégoire s’apprête à quitter le Yukon pour commencer son parcours universitaire en Ontario.

Photo : Fournie

Cette bourse de premier cycle universitaire est la plus convoitée au Canada. Elle est remise à des diplômé·es du secondaire à l’esprit d’entreprise qui s’inscrivent à un programme de sciences, de technologie, d’ingénierie ou de mathématiques dans 20 universités partenaires à travers le Canada.

Les démarches entreprises

Le jeune homme explique que Trevor Hale, conseiller à l’École secondaire de Porter Creek, a envoyé un message au sujet de la bourse à tous et toutes les élèves de 12e année au début de la dernière année scolaire. Adrien a envoyé sa demande à l’école qui l’a ensuite choisi, parmi toutes les demandes, et son nom a été inscrit dans la liste préliminaire de la bourse pour tout le Canada.

Ensuite, Adrien a dû faire une demande de candidature plus soutenue, avec la rédaction de plusieurs essais, des formulaires de questions-réponses ainsi qu’une vidéo. Le processus de sélection s’est étiré sur plusieurs mois. Il a reçu le message sur la bourse en octobre 2025, l’école l’a choisi comme candidat en décembre 2025 et la décision de l’université a été rendue le 2 avril 2026.

Trevor Hale mentionne que chaque école secondaire au Canada peut nommer un ou une élève pour la bourse d’études Schulich Leader. « À Porter Creek, nous envoyons une note aux élèves en 12e année. Les personnes intéressées viennent me voir et je leur fais remplir l’une des questions du processus de demande, soit un essai, d’un maximum de 250 mots, sur pourquoi ils ou elles devraient recevoir cette bourse. Notre directeur revoit les textes et propose une ou un récipiendaire. Je m’assure que cette personne va présenter une demande d’admission à l’une des universités partenaires dans l’un des programmes approuvés et qu’elle a une chance d’être admise. »

« Après tout cela, nous avons décidé qu’Adrien serait la personne choisie. Il s’est démarqué avec son essai parce qu’il a été en mesure de mettre en valeur son rôle de leadership et de mentorat dans la communauté de la robotique et son fort succès scolaire », ajoute M. Hale.

Une nouvelle tout à fait inattendue

Adrien Grégoire dit avoir été surpris par la nouvelle. Il ne s’attendait vraiment pas à l’avoir. « J’ai appliqué, en me disant que j’avais pas grand chance, mais que ça valait la peine d’essayer, dans l’esprit de celui qui ne tente rien n’a rien. Quand j’ai reçu la nouvelle, j’ai vraiment cru que c’était une blague! J’avais du mal à y croire. J’ai dû relire le email trois fois », dit-il.

« C’est une chance énorme dans ma vie. Ça change beaucoup de choses. C’est un énorme stress en moins, au niveau financier en tout cas. C’est très cool. Je me sens très chanceux. Moi, je suis très content, mes parents aussi! », ajoute le jeune homme, en riant. Il a reçu un montant de 120 000 $ pour couvrir ses études en ingénierie à l’Université Queen’s, en Ontario.

Intérêt pour l’ingénierie

Adrien Grégoire mentionne que son intérêt pour l’ingénierie remonte à quand il était petit. « J’ai toujours aimé ça voir comment les choses fonctionnent, pourquoi elles sont comme ça, comment elles ont été fabriquées. J’ai pris des cours de physique cette année et j’ai vraiment aimé ça. C’est un domaine qui m’intéresse vraiment. Je suppose que cela vient de ma curiosité de tout ce qui est autour de nous. J’ai aussi participé à des projets de robotique au cours des quatre dernières années avec la First Lego League, le FIRST Tech Challenge et Compétences Canada. […] Le procédé pour créer le robot a toujours été intéressant pour moi », ajoute-t-il.

Après un été passé au territoire à travailler, Adrien Grégoire s’apprête à quitter le Yukon pour commencer son parcours universitaire. « Ça arrive beaucoup plus que vite que je le pense, mais je suis assez excité. J’ai assez hâte d’aller voir l’université, de commencer les cours et de rencontrer du nouveau monde. Je n’ai pas encore choisi une spécialisation, mais mon intérêt tourne autour de la mécanique et de la mécatronique », détaille-t-il.

Adrien Grégoire conclut en remerciant Trevor Hale, madame Hamilton (bibliothécaire de l’École secondaire de Porter Creek) et madame Ferris (professeure de physique et de calcul) et, évidemment, ses parents de tout leur soutien.

IJL – L’Aurore boréale

À lire aussi, lecture simple : Qu’est-ce qu’une bourse d’études?

Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.