À sa troisième année d’existence, ce concours a recueilli des textes de fiction, de non-fiction et de poésie sur le thème de zéro déchet rt de la conservation. C’était la première année où il y avait une participation francophone.
Genèse du concours
Megan MacLeod, la coordonnatrice du programme zéro déchet chez Raven ReCentre, a eu l’idée du projet il y a trois ans. « Quand je participais à des événements, les gens venaient me parler pour me dire ce qu’ils et elles faisaient en matière d’actions environnementales. J’ai trouvé cela très intéressant et je ne voyais pas vraiment de plateforme pour permettre aux gens de s’exprimer sur le sujet au Yukon. »
Elle a donc pensé à l’idée d’un concours d’écriture et d’inviter les gens à partager leurs écrits et leurs histoires devant un groupe de personnes. Elle a communiqué avec la Société de conservation du Yukon pour établir une collaboration et ce groupe était très enthousiaste à l’idée de contribuer au concours N o Wasted Words.
Le concours est divisé en trois catégories d’âge : junior (personnes en bas de 10 ans), sénior (personnes entre 11 et 18 ans) et adultes (personnes de 19 ans et plus).
Participation francophone
Rielle Castro, adjoint du programme zéro déchet, explique que c’était la première année où il y a eu une participation francophone au concours. « Depuis la première édition du concours en 2023, la communauté francophone était très intéressée à participer au concours, mais nous n’avions pas assez de personnes qui pouvaient nous aider avec le français. Cette année, nous avons collaboré avec l’Association franco-yukonnaise (AFY). Elle nous a aidé à traduire les directives et les annonces en français », explique-t-il.
M. Castro mentionne que l’AFY a aidé à créer un lien entre Raven ReCentre et trois classes de quatrième et cinquième année à l’École Émilie-Tremblay. « Nous avons reçu 39 inscriptions en français au concours, contre 17 inscriptions en anglais. Cela démontre un réel intérêt de la population francophone à participer à de tels événements. Pour la première année où nous avons eu la possibilité de recevoir des textes en français, c’est un franc succès. Nous sommes vraiment contents de la réponse », se réjouit l’adjoint.
Catherine Pinard a été l’une des deux juges francophones au concours Pas de mots gaspillés.
Catherine Pinard a été l’une des deux juges francophones. Elle a vraiment aimé son expérience. Elle participe depuis quelques années comme jury du concours d’écriture Jamais Trop Tôt et elle n’a pas hésité à participer à ce concours de Raven ReCentre.
« Je trouve cela le fun d’encourager n’importe qui, mais particulièrement les jeunes, à écrire. Je trouve ça beau des jeunes et des moins jeunes qui participent à des projets d’écriture », mentionne l’écrivaine qui a écrit le livre Aventures boréales, mémoires d’une musheuse dans le Grand Nord.
Catherine Pinard a trouvé les textes très divertissants, variés et créatifs. La plupart des textes étaient écrits à la main et étaient accompagnés de dessins. Si on lui demande si elle répèterait son expérience, elle répond : « Absolument! C’était super bien organisé par l’équipe de Raven ReCentre. J’ai été agréablement surprise par la participation des francophones! » Elle espère que plus de jeunes et de moins jeunes vont participer l’année prochaine.
Pour les années à venir
Raven ReCentre planifie de continuer à tenir la soirée de remise des prix le 22 avril, date qui correspond au Jour de la Terre.
Megan MacLeod mentionne qu’elle aimerait que les gens s’approprient le concours. « Nous avons reçu de bonnes suggestions pour les prochaines années. J’aimerais voir plus de personnes participer, tant en anglais qu’en français et j’aimerais voir plus de tranches d’âge. J’espère aussi que les gens organisent ce genre de concours dans leurs communautés ou dans leurs écoles. »
Rielle Castro est reconnaissant du travail effectué par l’Association franco-yukonnaise et espère continuer cette collaboration au cours des prochaines années pour rejoindre encore plus de francophones. « Nous allons aussi regarder la faisabilité de pouvoir recevoir des textes en langues autochtones. Nous planifions des rencontres avec le Yukon Native Language Centre pour voir ce qui est possible. Nous espérons pouvoir inclure ces langues au cours des prochaines années », conclut-il.
IJL – L’Aurore boréale
Voici les commentaires des juges sur certains des textes présentés en français :
« Un texte mélodique qui rappelle presqu’une chanson. Mention spéciale pour la qualité du français et l’utilisation de vocabulaire recherché et de rimes! »
« Original mention du 6e continent qui suggère un appel à l’action inspiré de pays déjà mobilisés dans la protection de l’environnement. »
« Un texte original qui donne l’impression de ressentir la force de la nature que tu veux protéger. Belles observations, un rythme lent et paisible. »
« Un bel exemple de mobilisation adulte-enfant qui célèbre le leadership des enfants et prouve que chaque petit geste compte! »
« Texte qui interpelle en posant des questions sur la consommation avec des références aux réalités du Yukon tout en donnant de l’espoir. »
« Texte poétique qui traite de beauté mais qui contient aussi un brin de tristesse ou encore une pointe de comique. »
Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.