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le Jeudi 29 janvier 2026 7:51 Culture

La francophonie à l’affiche du Festival de films Available Light

Le décompte est lancé pour la 24e édition du Festival de film Available Light. L’équipe de gauche à droite : Bran Ramsey, Sebastien Laprés, Dara Moats, Braden Brickner, Gabriela Browning, Sierra Sayer, Robert Joe. — Photo : Andrew Connors
Le décompte est lancé pour la 24e édition du Festival de film Available Light. L’équipe de gauche à droite : Bran Ramsey, Sebastien Laprés, Dara Moats, Braden Brickner, Gabriela Browning, Sierra Sayer, Robert Joe.
Photo : Andrew Connors

Du 6 au 15 février prochains, la Yukon Film Society présente la 24e édition du Festival de films Available Light (ALFF). À l’affiche, plusieurs films francophones, dont trois projections commanditées par le milieu communautaire franco-yukonnais.

Dans le cadre du Festival de film Available Light, une réception sera organisée par l’Association franco-yukonnaise suivie de la projection du film québécois Amour Apocalypse de Anne Émond le 10 février à 16 h 30.

Photo : TIFF 2025 Trailer

Le duo Tracy et Martina, originaire de la Nouvelle-Écosse, lancera le festival au Centre des arts du Yukon avec une performance humoristique remplie d’anecdotes, d’interactions et de surprises. Le lendemain, leur film Goin’ Out West sera projeté pour la première fois dans l’Ouest canadien. Cette ouverture donne le ton à dix jours de programmation exhaustive et variée, avec plus d’une centaine de films. « Notre objectif est de faire rayonner les talents d’ici tout en restant inclusifs et diversifiés. Nous privilégions les films canadiens, notamment les productions nordiques et autochtones, tout en proposant une sélection internationale », explique Andrew Connors, directeur de l’ALFF. Il souligne également la contribution des cinéastes francophones. Cette année, trois films francophones seront présentés en version originale, auxquels s’ajoutent Shifting Baselines de Julien Elie et Mile End Kicks de Chandler Levack qui mettent en scène la ville de Montréal.

Zoom sur la francophonie

Le 10 février, l’Association franco-yukonnaise (AFY) animera une réception au Centre des arts du Yukon, suivie du film québécois Amour Apocalypse d’Anne Émond. « Cette formule rassembleuse est offerte depuis plusieurs années et elle est toujours appréciée par la communauté », affirme Selene Vakharia, directrice du marketing. Amour Apocalypse aborde avec humour l’écoanxiété, la dépression et la quête de sens. Le personnage principal, Adam, est un propriétaire de chenil au grand cœur, hypersensible et en proie au mal-être. Afin d’apaiser son écoanxiété, il commande une lampe solaire thérapeutique et tombe amoureux d’une conseillère du service client au téléphone.

L’AFY parraine aussi Mille secrets, mille dangers de Philippe Falardeau, présenté en français le 15 février à 15 h. Adapté du roman du montréalais Alain Farah, ce film humoristique met en scène le jour de mariage d’Alain et de Virginie. Le marié se trouve au bord de la crise de nerfs. Les retrouvailles imminentes de ses parents divorcés l’ont plongé dans une profonde anxiété, aggravée par les plans douteux de son cousin et garçon d’honneur. Il n’a désormais qu’une seule ambition : survivre au plus beau jour de sa vie.

Parrainé par l’Aurore boréale, le film français Nouvelle Vague par Richard Linklater sera présenté au Festival de film Available Light le 7 février à 17 h 30.

Photo : Festival de Cannes 2025

Le film français Nouvelle Vague de Richard Linklater, commandité par l’Aurore boréale, sera présenté le 7 février à 17 h 30. Cette lettre d’amour à la Nouvelle Vague française réinvente le tournage de Breathless de Jean-Luc Godard, capturant l’effervescence créative à Paris en 1959 et célébrant le pouvoir transformateur du cinéma.

L’industrie du film au Yukon

Andrew Connors souligne le lancement mondial de trois films yukonnais : My Knitting Circle d’Alexandra Knowles, Back to the Sun de Marty O’Brien et Beyond the Left Hand Path de Jessica Hall. D’autre part, le film Mammoth Hunters de Fritz Mueller raconte la découverte surprenante d’un mineur près de Dawson. La projection du film, le 8 février à 17 h, sera suivie d’une discussion avec le réalisateur. Cette même journée offrira une sélection de courts-métrages yukonnais. En 2026, le festival inaugure d’ailleurs un nouveau prix destiné à soutenir deux cinéastes émergent·es dans la réalisation de leur court-métrage.

La programmation inclut également des ateliers pour les professionnel·les afin de favoriser le réseautage et le partage de connaissances entre cinéastes établis et émergents. Marie Hammje travaille à la mise en place de ce forum et décrit l’ambiance familiale du festival. « L’industrie du film au Yukon est assez petite, donc on se croise tout le temps, et ce sont souvent les mêmes personnes qui travaillent sur les films des autres. Les cinéastes invités apprécient l’approche accueillante de la communauté », affirme la Franco-Yukonnaise. Arrivée au Yukon en 2019, elle a commencé comme bénévole pour l’ALFF et est membre du conseil d’administration de la Yukon Film Society depuis 2023. Réalisatrice, elle souligne l’inspiration que le festival lui a apportée. Jusqu’à présent, elle a réalisé six courts-métrages et travaille sur le documentaire Babes In the Bush, sur la communauté burlesque de Whitehorse.

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