L’histoire se concentre sur Simone qui, sentant sa fin approcher, élabore un plan destiné à ses filles et petites-filles. Ce plan est bien plus qu’un simple testament, il s’agit d’une démarche imaginative visant à maintenir une sorte de communication avec ses descendantes, les préparer pour l’avenir et, même, leur révéler des vérités. Le récit alterne entre aveux, chagrins, instants presque magiques et moments de légèreté, dans une écriture fluide.
Une histoire familiale
« Je me disais ça serait intéressant d’aborder la transmission intergénérationnelle, qu’il y ait traumatisme ou non, et comment tout se transmet d’une génération à l’autre et puis j’essayais de voir dans quel angle je pourrais prendre ça », explique Johanne Lamontagne. Elle décide alors de lier le tout grâce à un objet bien particulier : une petite boule à facettes, laissée par cette femme pour ses descendantes, dont les miroirs peuvent s’ouvrir pour offrir à chacune d’elles un message qu’elles découvriront tour à tour.
« J’ai vu l’image de l’objet qui va être transmis dans le roman, et je me suis mis à bien observer l’image que je voyais, puis en voyant les petits miroirs, tout ça, tout à coup, les personnages me sont apparus », explique-t-elle pour raconter son processus de création qu’elle nomme son « canal créatif. »
L’influence du Yukon
De l’une à l’autre des descendantes de Simone, l’objet est transmis et, surtout, il amène ces femmes à voyager, à sortir de chez elles, à se remettre en question et à se retrouver les unes les autres. C’est ainsi qu’une jeune fille débarque au Yukon pour retrouver sa cousine* Éli, à qui elle doit remettre la fameuse boule.
Dans ce premier roman, Johanne Lamontagne a souhaité aborder la transmission intergénérationnelle.
On y comprend à la lecture que Johanne Lamontagne a fait partie pour quelque temps de la communauté franco-yukonnaise. Elle évoque avec justesse les cafés-rencontres et les personnages colorés et authentiques qui tissent la toile humaine du territoire.
« Depuis que j’avais entendu parler du Yukon à l’école, je rêvais d’y mettre les pieds », partage l’autrice. C’est grâce à un poste de coordination du programme « Place aux jeunes » qu’elle a réalisé son rêve dans les années 2000. Plus tard, elle prend l’intérim de la direction de RDÉE Yukon (désormais appelé Développement économique) pour l’Association franco-yukonnaise.
« J’ai de merveilleux souvenirs du Yukon, comme la fois où j’ai pleuré lors d’un coucher de soleil dans le parc Kluane », se souvient-elle. « Au Yukon, les montagnes sont hautes et les vallées sont immenses. On n’y est pas étouffé, et on y est surtout face à soi-même », confie-t-elle.
« J’ai aussi voulu que les gens comprennent qu’au Yukon, les gens sont proches de leur vérité, ils sont très authentiques. »
Johanne Lamontagne est originaire de Montréal et on retrouve donc aussi dans son livre beaucoup de l’univers de la belle province. Ses personnages, à son image, évoluent à travers le Canada et nous permettent de découvrir plusieurs communautés francophones minoritaires.
Des projets plein la tête
« J’ai beaucoup de livres en tête! » explique Johanne Lamontagne, qui affirme écrire des textes « depuis toute petite ». Alors, les idées pour de nouveaux projets, ça ne manque pas!
Si le Yukon dans ce livre n’est qu’une simple étape des femmes de cette histoire, déjà l’autrice mentionne un prochain livre, dont elle vient de terminer l’écriture. « Ce livre-là se terminera au Yukon. Il explore le parcours d’une femme dans le début de la trentaine qui fait un road trip à travers le Canada, et qui arrive jusqu’au Yukon. »
La constellation de Simone est disponible en formats papier et numérique. Le livre est publié par les Éditions Goélette.
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