Florent Cotterlaz (à gauche) et Guillaume Laliberté (à droite).
Florent Cotterlaz
Moi j’ai bien aimé le premier [Au-delà des aulnaies, campé au Lac-Saint-Jean], avec leur poisse, avec leur manque de chance. J’ai trouvé que c’était cool parce que c’est un peu ce que je reproche des fois dans tous ces films qu’on voit : c’est toujours des trucs qui font méga rêver et on oublie un peu l’envers du décor. Et là j’ai trouvé ça très sympa de montrer que parfois il y a des plans galère, et que ce n’est pas que des succès. Après, dans l’ensemble, j’ai tout aimé parce qu’ils sont tous complémentaires.
Je trouve que ça a du sens [d’avoir ce festival à Whitehorse]. Et je trouve que c’est un bel exemple de voir Gabriel [Rivest, coréalisateur de Heureux et animateur de la soirée] qui fait venir sa famille pour un trip et qu’ils disent tous « j’ai jamais vu un coin comme ça, où on tape du poisson comme ça! »
Guillaume Laliberté
Le troisième [Northern Waters, qui se passe au Nunavik] était très très bien. J’ai travaillé un peu au Nunavut. Puis de revoir un peu cette culture-là, le lien avec les caribous, ça m’a vraiment touché. La nature est hallucinante là-bas, je trouve les paysages incroyables. Donc c’est vraiment venu me chercher, oui.
Je trouve ça le fun de faire découvrir la pêche [à travers ce festival]. Je viens tout juste de m’acheter une canne à pêche à ce kiosque [en pointant celui du commanditaire local H2O Troutfitter]. C’est le fun de faire découvrir aux gens d’ici autre chose [que le lancer léger, type de pêche le plus populaire].
Frédérique Barker
Frédérique Barker
C’était super divertissant. C’est beau de voir la nature, de voir à quel point les gens connectent à travers l’activité de pêche. Personnellement, je ne suis pas une très grande pêcheuse, il me reste tout à apprendre, mais je trouve ça inspirant. Ça me donne le goût d’essayer.
Je pense que c’est fantastique d’avoir un festival comme ça à Whitehorse. On est aussi très chanceux qu’il y ait eu un film d’ici [Heureux]. J’espère que ça va se répéter l’an prochain!
David Andrews
David Andrews
J’ai beaucoup apprécié le court-métrage La Malédiction d’Alexis. L’histoire était bonne, c’était bien scripté, les personnages étaient bons, et c’était très drôle. Mais aussi tous les autres films. C’était tellement beau de voir les paysages, la forêt, les poissons dans les rivières aux eaux cristallines. C’était juste très beau.
De voir une série de films comme ça c’est très réconfortant. Mon humeur maintenant est bien meilleure que lorsque je suis arrivé! C’est le milieu de l’hiver, c’est froid, j’ai travaillé toute la journée, et de pouvoir venir ici, ça m’a vraiment éclairci l’esprit. La beauté des paysages, des poissons et de voir les gens s’amuser, ça fait du bien.
Marie-Pierre Giroux
Marie-Pierre Giroux
En fait, le dernier film qu’on vient de visionner [From the Smallest Streams] m’a particulièrement touchée. Il était un petit peu plus long que les autres. J’avais vraiment l’impression de connecter avec la nature. Je ne sais pas si c’est parce que c’était un petit peu plus long ou parce que ça ressemble beaucoup à la nature du Yukon, mais oui, je me suis sentie comme plus interpellée.
Ce que je trouve intéressant, premièrement, c’est de constater qu’il y a énormément de personnes qui connaissent le français. Par exemple, lorsqu’il y avait des petites blagues, les gens riaient en direct. Je me disais que ce n’est certainement pas le sous-titrage [qui permet ça]. Puis d’avoir un festival avec des courts-métrages où il y a des scènes avec différentes générations et en français, ça nous fait un petit peu replonger dans notre passé. Je pense particulièrement au premier film (Au-delà des aulnaies), où il y avait une personne âgée qui avait une connaissance du territoire dans le coin, au Lac-Saint-Jean.
La pêche, j’aime beaucoup ça. Je trouve que c’est un moment de bien-être. Ce que j’aime, entre autres. c’est le mystère de qu’est-ce que j’ai attrapé quand la canne à pêche se met à défiler.
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