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le Jeudi 18 Décembre 2025 8:00 Éditoriaux

Gratitude et introspection

  Photo : Pixabay
Photo : Pixabay

En cette fin d’année, la noirceur nous ralentit et nous invite à l’introspection, une pause salutaire. C’est l’occasion de prendre le temps de réfléchir au chemin parcouru au cours des douze derniers mois, aux événements qui ont marqué l’année, et de faire le bilan.

Non seulement retracer ce que nous avons accompli, mais aussi penser aux personnes qui ont cheminé à nos côtés au fil des mois.

Ralentir

Se créer des rituels réconfortants, comme prendre un bain chaud, savourer un chocolat chaud, retrouver ses ami·e·s pour une soirée de jeux de société, assister aux concerts au sous-sol de l’Église United, ou s’adonner à des ateliers d’art, permet de mieux traverser la saison. Autant d’activités qui se prêtent bien en cette saison hivernale et qui invitent à se mettre au rythme de la nature, elle aussi au ralenti et en dormance.

Les températures froides nous incitent peut-être à rester davantage à l’intérieur, mais cela ne signifie pas pour autant l’isolement ou l’inactivité! La neige ravit également les adeptes de sports d’hiver, tandis que les occasions de se rassembler demeurent nombreuses.

Bref, les activités ne manquent pas pendant la longue saison hivernale.

Remercier

L’introspection invite à la gratitude : reconnaître le chemin parcouru et remercier celles et ceux qui y ont contribué.

Au rythme du calendrier de l’avent, il est possible de prendre l’initiative de remercier chaque jour une personne que l’on considère comme importante dans notre entourage et de lui faire savoir. Prendre le temps de lui écrire quelques mots pour exprimer notre gratitude, souligner combien elle compte dans notre vie et reconnaître la joie qu’elle nous apporte. Non seulement la joie, mais aussi le soutien, l’écoute de nos peines, de nos doutes… Ces personnes nous réconfortent et nous rassurent.

Et puis, peut-être, prendre le temps de se remercier soi-même pour les efforts fournis, par exemple. Être reconnaissant·e de sa situation d’avoir un toit sur la tête, de la nourriture dans les placards, de l’électricité… Des réalités que l’on tient souvent pour acquises, en oubliant qu’il y a encore quelques décennies, elles relevaient du luxe pour une partie de la population.

Redonner

Redonner aux autres, mais aussi à la nature. Cette nature parfois hostile et pas toujours facile à apprivoiser dans le Grand Nord, mais ô combien belle et fragile!

Une terre chère aux Premières Nations du Yukon, puisqu’elle est à la fois leur territoire ancestral et spirituel. Elle représente une source de guérison et d’identité sur laquelle elles vivent depuis des millénaires en harmonie avec la nature. Une nature toutefois fragile soumise aux pressions de l’activité humaine et aux changements climatiques, suscitant des efforts communautaires pour renouer avec les savoirs ancestraux, notamment par l’agriculture locale et par la création de parcs protégés.

En Amérique du Sud, la civilisation inca vénérait la Pachamama, la Terre-Mère. Pour ce peuple, il s’agissait d’une divinité féminine de la fertilité et de la nature, protectrice des humains, des animaux et des plantes. Cette Terre nourrit et donne vie. Une croyance encore bien vivante dans les Andes, où les rituels d’offrandes perpétuent le lien et l’équilibre avec la Terre.

Bref, prendre soin de soi, des autres et de l’environnement : peut-être une belle résolution pour 2026?

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année et une bonne lecture pour ce dernier journal de 2025. Pour ma part, je vous retrouverai au printemps prochain après un séjour qui s’annonce riche en aventures!

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