Il y a du changement dans l’air.
Si certaines nouvelles étapes sont les bienvenues, pour d’autres situations, on aurait pu laisser passer.
Changer pour évoluer
Depuis le 15 mai, une nouvelle fresque orne la devanture du Centre de la francophonie à Whitehorse. Créée par les artistes franco-yukonnaises Maya Chartier et Aurore Favier, cette murale représente les diverses facettes de la francophonie au Yukon. Une francophonie qui a évolué au fil des années et qui est maintenant plurielle. Les artistes ont fait participer des élèves des écoles primaires et secondaires francophones de Whitehorse qui proviennent de divers horizons. Vous trouverez plus d’information sur le processus créatif dans les pages du journal.
En parlant des élèves, une transition s’annonce pour les finissant·es de la douzième année. Peu importe vos décisions pour les années qui suivent, cela impliquera des changements importants dans vos vies. Félicitations et bonne route!
Le 8 juin prochain, Louise Arbour sera assermentée à titre de 31e gouverneure générale du Canada. Cette ancienne juriste de renommée internationale s’apprête à occuper une fonction qui s’est métamorphosée au fil du temps. Parmi les jalons marquants de l’évolution de ce poste figurent la nomination de Vincent Massey dans les années 1950, premier gouverneur général né au Canada, celle de Jeanne Sauvé, première femme à ce poste dans les années 1980, et celle de Mary Simon, première personne autochtone désignée en 2021. C’est également la première nomination faite sous l’égide du roi Charles III.
Des changements moins heureux
L’incendie à l’hôtel Westminster entraînera des répercussions sur les gens de Dawson et du Yukon pendant les années à venir. L’afflux d’émotions provenant de Yukonnais·es et de gens qui ont visité l’emblématique hôtel et bar est preuve de l’impact que non seulement un édifice peut avoir, mais également les souvenirs qu’il peut provoquer. En plus de la perte de l’édifice, c’est un pan de l’histoire qui s’envole en fumée. Et pour Léo Martel, cela lui rappelle les émotions qu’il a ressenties lorsque son hôtel historique à Keno a été détruit en raison d’un incendie à la fin de l’année 2020. Vous pouvez lire ses commentaires dans ce journal.
Quelques jours avant cet événement, c’est le Rancheria Lodge, construit dans les années 1940 et dont les derniers propriétaires étaient des francophones, qui a été la proie des flammes. La récente nouvelle que le Braeburn Lodge a fermé ses portes le 28 mai dernier a aussi amené les gens à se remémorer leurs arrêts à ce gîte sur la route du Klondike avec ses fameuses brioches à la cannelle.
Saison de mouvements
Avec l’arrivée de l’été, des changements professionnels font parfois surface. Nouvelles classes, nouveaux projets, nouveaux défis à venir. Pour certaines professions, les technologies comme l’intelligence artificielle poussent aussi à la reconversion. La belle saison est une bonne occasion de prévoir ces nouveautés qui s’annoncent.
Cette saison pourrait aussi être le paysage de nouvelles trajectoires. Les jeunes du postsecondaire reviennent au territoire pour amasser des fonds pour payer leurs études. Des personnes viennent au Yukon le temps d’un été pour travailler et découvrir le territoire. Certaines, même plusieurs, tomberont sous le charme du Yukon et décideront d’y rester. Cela va entraîner des changements de plans de vie.
Le printemps est également le mois des assemblées générales annuelles de plusieurs organismes francophones. Que ce soit dans les domaines de la francophonie, des droits des femmes, de la philanthropie ou de l’histoire, les francophones s’engagent dans leur communauté en donnant de leur temps et de leur énergie pour faire avancer des dossiers d’actualité. Certains organismes sont bien établis avec du personnel et d’autres organismes dépendent de bénévoles. Le lien qui unit toutes ces personnes est le travail vers le but commun de faire rayonner la communauté franco-yukonnaise en changement et en mouvement.
Le changement, qu’il soit positif ou négatif, entraîne une période de réflexion et de remise en question. Comme le mentionne Léo Martel : « Il ne faut pas avoir peur de ses émotions ». Le Yukon est l’endroit parfait pour vivre un changement. L’esprit de communauté qui y règne aidera un peu mieux à combattre les effets négatifs d’un changement non voulu et célèbrera les changements positifs.
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