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le Jeudi 26 février 2026 7:47 Sports et loisirs

Entraîner des athlètes pour les Jeux de 2026

  Photo : Rob Johnson
Photo : Rob Johnson

La francophonie est bien représentée dans la délégation du Yukon. Au sein des athlètes, mais aussi parmi les personnes qui les entraînent en vue des Jeux.

Patrick Isabelle est l’entraîneur de hockey masculin des moins de 15 ans pour Équipe Yukon.

Photo : Rob Johnson

Patrick Isabelle Hockey masculin des moins de 15 ans

Patrick Isabelle a travaillé au Yukon avec la Gendarmerie royale du Canada entre 1998 et 2002. Il déménage au Québec en 2003 et devient entraîneur de hockey mineur, à tous les niveaux, et suit ses deux garçons, Philip et Simon. Après sa retraite au Québec en 2018, il décide de revenir au territoire en 2019 et de s’engager dans le hockey mineur de Whitehorse à titre d’entraîneur adjoint et d’entraîneur en chef. Il détient le certificat d’entraîneur Haute performance 1.

Son approche en tant qu’entraîneur est que tout le monde a un temps de jeu égal. « C’est une philosophie qui est importante pour moi, car ça permet à chaque athlète de se développer à son plein potentiel. Pour moi, le secret de la victoire est d’avoir du plaisir. »

Il est entraîneur parce qu’il trouve cela valorisant et cela lui apporte beaucoup. « Je peux redonner mes connaissances et transmettre ma passion du hockey aux jeunes. Ce sport présente de belles valeurs ». À son retour à Whitehorse après sa retraite, le fait de s’impliquer comme entraîneur lui a permis de connaître beaucoup d’autres personnes et de reprendre contact avec les gens qui organisent les ligues de hockey au Yukon. « J’ai la chance d’entraîner l’équipe de hockey des Jeux d’hiver de l’Arctique aux côtés d’un de mes fils, Philip », ajoute-t-il.

Pour sa participation à ses premiers Jeux d’hiver de l’Arctique, il a soumis sa candidature et a été choisi. C’est une continuation pour lui, car l’équipe des Jeux est presque la même que celle qu’il entraîne en ce moment (Mustangs 15 A). Il consacre entre 10 et 15 heures de bénévolat par semaine, y compris la préparation de pratiques. Il est tellement passionné qu’il pense au hockey 24 heures sur 24.

Pour les Jeux, il espère que les jeunes vont jouer avec passion, vont avoir du plaisir, même à ce haut niveau de compétition, et vivent cette expérience-là à 100 %. « Mon objectif est que les jeunes gardent un beau souvenir des Jeux. J’ai été surpris par la fierté que les jeunes ont de représenter le Yukon à cette 28e édition des Jeux d’hiver de l’Arctique », conclut-il.

Caroline Thibault est entraîneuse de l’équipe de badminton pour Équipe Yukon.

Photo : Angélique Bernard

Caroline Thibault Badminton

Caroline Thibault a commencé à jouer au badminton en secondaire 3 (équivalent de la 9e année, au Yukon) et est devenue entraîneuse à la fin de son secondaire.

Elle a commencé à s’impliquer dans le domaine du badminton au Yukon, par l’entremise de sa fille Gabrielle, qui a participé aux Jeux de la francophonie canadienne en 2017 à Dieppe, au Nouveau-Brunswick. Caroline participe à ses premiers Jeux d’hiver de l’Arctique en 2018 à Hay River, aux Territoires du Nord-Ouest, et participe également aux Jeux du Canada en 2019 à Red Deer, en Alberta. « Je remercie les athlètes de badminton Lukas Kobler et Anton Menzel, qui m’ont demandé de les suivre dans leurs démarches d’aller plus loin dans ce sport », explique l’entraîneuse.

Caroline aime le fait que le badminton est un sport mixte. C’est un sport rapide, très stratégique, qui se joue sur un petit terrain. « Il y a beaucoup d’habiletés à pratiquer. La plupart des athlètes ont commencé à jouer au badminton dehors, dans leurs cours ». Elle peut voir la progression chez les athlètes qui pratiquent depuis plusieurs années.

À ses cinquièmes Jeux d’hiver de l’Arctique, Caroline continue son implication parce qu’elle adore sentir l’enthousiasme des jeunes, les voir grandir et leur engagement à s’améliorer pendant les pratiques. Elle aime aussi aller voir les autres sports de très haut niveau. Elle a été attristée par l’annulation des Jeux en 2020 à Whitehorse, donc le fait que les Jeux reviennent à Whitehorse est une belle célébration.

Elle aime travailler avec Alain Dallaire, l’autre entraîneur de l’équipe de badminton. Caroline consacre environ dix heures par semaine dans le gymnase avec les athlètes, en plus du temps de préparation. Sa philosophie d’entraîneuse est « on gagne ou on apprend », selon la phrase célèbre de Nelson Mandela.

Pour cette édition des Jeux, Caroline espère que les yeux des jeunes vont briller. « Je remercie d’avance l’équipe technique de badminton, qui joue de magie pour préparer des terrains professionnels de badminton. J’aime aussi voir l’engouement des jeunes pour les échanges d’épinglettes. C’est une belle occasion pour les athlètes d’entrer en communication, au-delà du sport, avec les autres délégations », conclut-elle.

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