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le Jeudi 26 février 2026 7:42 Sports et loisirs

Deux Français sur le podium de la Yukon Arctic Ultra

Paul Clément est venu accueillir Maxime Bachelot sur sa ligne d’arrivée, geste démontrant l’esprit de solidarité que développe cette course, cette aventure. — Photo : Callum Jolliffe
Paul Clément est venu accueillir Maxime Bachelot sur sa ligne d’arrivée, geste démontrant l’esprit de solidarité que développe cette course, cette aventure.
Photo : Callum Jolliffe

Le 1er février dernier, 32 athlètes se sont élancés sur les trois distances proposées par la course yukonnaise polaire d’ultra-endurance. C’est le Français Paul Clément qui s’impose sur la distance reine, le 645 kilomètres.

Contrairement à l’année dernière, où le grand froid a régné pendant toute la durée de la course, l’édition 2026 de la Yukon Arctic Ultra a été marquée par des températures proches de zéro, des chutes de neige abondantes, et même un peu de pluie. Conséquences? Un sentier plus meuble, des pulkas qui ne glissent pas, et des athlètes qui doivent redoubler d’efforts pour avancer.

Cette édition a également été marquée par un changement de parcours de dernière minute pour la distance la plus longue, passant de 600 à 645 kilomètres. En effet, les froids intenses de décembre et les importantes chutes de neige qui ont suivi ont retardé les travaux d’ouverture de la piste. Habituellement, la Yukon Arctic Ultra dispose également des ressources de la course de traîneau à chiens Yukon Quest dans cette tâche, des ressources non disponibles cette année à la suite de l’annulation de la Yukon Quest.

Le nouveau tracé de la distance la plus longue proposait donc un parcours reliant Teslin à Faro, puis Faro à Johnson’s Crossing. « Je ne voulais pas disperser nos ressources. Je préférais plutôt aménager du mieux possible les sentiers du lac Teslin, de la South Canol et de la Dena Cho », justifie Robert Pollhammer, l’organisateur de la course.

Résultats des courses

Sur les treize athlètes au départ du 645 kilomètres, seuls six ont franchi la ligne d’arrivée. Le Français Paul Clément remporte cette distance en 9 jours, 1 heure et 39 minutes. Il est suivi, presque vingt-deux heures plus tard, par l’Autrichienne Yasmin Stoderegger. L’ancien Franco-Yukonnais Maxime Bachelot complète le podium en 10 jours, 4 heures et 40 minutes.

Sur la course de 350 kilomètres, c’est l’Allemand Alexander Hoerniss qui décroche la première place en 5 jours, 7 heures et 58 minutes. Neuf athlètes sur les treize en course ont fini cette distance, le dernier, le Suisse Hervé Acosta, arrivant moins d’une heure avant la barrière horaire.

Le 235 kilomètres, nouvelle distance proposée cette année, a sacré le Néerlandais Olivier Vriesendorp, seul finissant parmi les six athlètes en course.

Après dix jours de solitude, Maxime Bachelot termine sa Yukon Arctic Ultra 645 et retrouve sa compagne, Camille Lebeau. Cette dernière a géré les réseaux sociaux de Maxime pendant toute la course, permettant au public de suivre sa course.

Photo : Callum Jolliffe

Un ancien Franco-Yukonnais sur la troisième marche du podium

Maxime Bachelot et sa compagne ont habité au Yukon entre 2020 et 2022. C’est pendant ce séjour que Maxime a découvert la Yukon Arctic Ultra. « En allant voir le départ de la Yukon Quest, j’ai vu les athlètes qui partaient ensuite, me demandant ce qu’ils faisaient avec leur pulka. Je me suis renseigné, je trouvais que c’était dingue de faire ça… Je me suis même dit qu’il fallait être fêlé pour s’infliger autant de souffrance dans le froid. Mais au fond, je me disais, ça devait être cool quand même. Et j’ai toujours eu ça dans un coin de ma tête », se souvient-il.

Quatre ans plus tard, le voilà sur la ligne de départ du 645 kilomètres. Maxime n’a encore que peu d’expérience dans les courses d’ultra-endurance polaire. Alors, il s’est préparé du mieux qu’il a pu, s’inspirant de la préparation que Guillaume Grima a partagée sur son blogue l’année dernière et en l’adaptant à sa réalité. Quand la neige manquait, il tirait un pneu pour s’habituer à l’effort de traction.

Résultat : une troisième place sur le podium, malgré une fatigue profonde, des douleurs ici et là et quelques ampoules. Il retient de cette course le soutien des bénévoles et la solidarité entre les athlètes. « Les bénévoles font un boulot incroyable… parfois tu as juste envie d’aller plus loin juste pour eux […] C’est une course, oui, mais elle est tellement hors norme, difficile, intense, extrême, que pour moi, on doit tous se soutenir. C’est surtout une course que tu fais avec toi-même. C’est une course où tu viens de tester toi, tu ne viens pas tester les autres », conclut-il. 

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