le Mercredi 3 juin 2026
Loading membership data...
le Jeudi 15 janvier 2026 7:48 Sports et loisirs

Initier les enfants au ski de fond : un engagement prolongé jusqu’en 2028

Le ski de fond fait partie de la famille de François Clark. Pour lui, il a été évident de s’impliquer dans la communauté quand ses enfants ont commencé à skier. — Photo : Fournie
Le ski de fond fait partie de la famille de François Clark. Pour lui, il a été évident de s’impliquer dans la communauté quand ses enfants ont commencé à skier.
Photo : Fournie

Le 15 décembre dernier, Northwestel et le Centre nordique de Whitehorse ont annoncé, par voie de communiqué, le renouvellement trisannuel de leur partenariat. Cela permettra au club de ski de fond de Whitehorse de continuer à proposer des leçons aux enfants de quatre à huit ans jusqu’à l’hiver 2027-2028.

Pour Benjamin Poudou, dirigeant du Centre nordique de Whitehorse, le soutien renouvelé de Northwestel fait vraiment la différence pour permettre aux enfants de faire leurs premiers pas à ski, aider les familles à rester actives et garantir la formation de la prochaine génération au Yukon.

Photo : Kelly Tabuteau

À Whitehorse, le ski de fond n’est pas seulement un sport d’hiver, c’est une aventure communautaire où enfants, parents et partenaires locaux se rassemblent pour partager le plaisir de la glisse. Au total, une soixantaine d’adultes permet à plus de 200 enfants d’apprendre à skier.

Trois programmes sont offerts, sur plusieurs créneaux dans la semaine. Les enfants de quatre et cinq ans évoluent avec les Bunnyrabbit, alors que ceux de six à huit ans peuvent choisir entre le programme Jackrabbit (une leçon par semaine) ou Snowshoe Hare (deux leçons par semaine).

Bouger malgré le froid et la noirceur

Pour Benjamin Poudou, dirigeant du Centre nordique de Whitehorse, le but de ces programmes est de rendre les enfants à l’aise sur des skis. « [Le ski de fond], c’est accessible, ce n’est pas traumatique, et c’est un sport que, si on arrive à intégrer dans la vie quotidienne des enfants dès le plus jeune âge, il y a une plus grande chance qu’ils le fassent toute leur vie », argumente-t-il.

D’après les archives du Centre nordique, les programmes pour les enfants existent depuis près de quarante ans, une tradition que le dirigeant souhaite poursuivre. « Ça passe beaucoup par le jeu, on veut leur donner envie d’être là. […] On veut aussi faire sortir les enfants, même quand il fait froid, même quand il fait noir. C’est pour la santé mentale! On le fait pour nous en tant qu’adultes… », détaille-t-il.

« Northwestel soutient ces programmes depuis 2017 », selon Catherine Newsome, directrice du marketing intégré de la compagnie. « Nous croyons au pouvoir du sport pour rassembler les gens et bâtir des communautés saines. Le soutien au sport est l’un de nos principaux piliers d’investissement communautaire, car il aide les jeunes à rester actifs, heureux et connectés », affirme-t-elle.

S’impliquer pour faire vivre la communauté

L’aide financière apportée par le partenariat de Northwestel permet d’offrir aux enfants des cadeaux, comme un bonnet, mais surtout d’organiser les activités en tant que telles. Le Centre nordique de Whitehorse embauche chaque hiver une personne chargée de la coordination des programmes. Cette personne développe des plans de leçons qui sont ensuite mis en œuvre par des adultes bénévoles, le plus souvent des parents.

Véronique Thériault enseigne dans le programme des Jackrabbit depuis plusieurs années. Pour elle, les plans sont très utiles et facilitent le travail. « Je coache depuis 18 ans, aux Territoires du Nord-Ouest d’abord, puis depuis 4 à 5 ans à Whitehorse. Chaque semaine, on reçoit un plan de leçon détaillé, avec des idées de jeux et des liens vers des vidéos explicatives. Après tout ce temps de coaching, ça me donne de nouvelles idées! C’est super bien organisé, même pour quelqu’un qui commence juste », admet-elle.

Cohen, le fils de Samuel Martineau Dubois, est aujourd’hui dans le programme des Snowshoe Hare après avoir évolué au sein des Bunnyrabbit et des Jackrabbit. Il apprécie se retrouver avec ses amis, et apprendre le ski de patin.

Photo : Kelly Tabuteau

Même son de cloche pour Samuel Martineau Dubois, enseignant chez les Bunnyrabbit. « Il y a plein d’idées, j’aime ça avoir plein d’idées de jeux. Mais, ça reste très ouvert, donc ça permet d’adapter selon le groupe. »

François Clark, coach chez les Snowshoe Hare, voit cette opportunité comme une façon de s’impliquer dans la communauté de ski de fond. « Pour que le système fonctionne, il faut des bénévoles. Et c’est le fun d’être dehors avec les enfants. […] J’aime voir le pétillement dans leurs yeux quand ils arrivent à faire quelque chose qu’ils n’arrivaient pas à faire avant », confie-t-il. Véronique Thériault abonde aussi dans ce sens. « C’est vraiment plaisant de voir les enfants progresser, d’apprendre à monter une côte, alors qu’au début, ils ne tiennent même pas debout sur les skis! »

Si les programmes sont officiellement proposés en anglais, les trois coachs francophones témoignent de la forte présence du français au sein de leurs groupes. Si les explications de base sont données en anglais, donc, les trois avouent parler régulièrement en français, notamment pour les conseils personnalisés aux enfants francophones.

Pour François Clark, le club de ski de fond est un des endroits très vivants de la communauté franco-yukonnaise. « Quand j’enseignais à ma fille, elle était sécurisée de savoir que je parlais français, car elle ne parlait pas encore bien anglais », conclut-il.

À son arrivée au Yukon, Véronique Thériault a coaché des jeunes de plus de huit ans à un niveau compétitif. Depuis quelques années, elle enseigne aux plus jeunes.

Photo : Fournie

Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.