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le Jeudi 17 avril 2025 7:46 Sports et loisirs

Le curling, une passion yukonnaise

Les Hackstronauts en orbite!
 — Photo : Club de curling
Les Hackstronauts en orbite!
Photo : Club de curling

Bonspiel, mordeuse, marteau… si ces mots vous évoquent un sport, il y a de fortes chances que vous soyez fan ou que vous pratiquiez le curling! Au Yukon, de plus en plus de francophones s’intéressent à ce sport, qui allie stratégie et esprit d’équipe.

Né en Écosse au XVIe siècle, le curling est un sport de précision qui se joue sur la glace et en équipe. Importé deux siècles plus tard par les colons écossais, ce sport est désormais résolument canadien. Neuf personnes sur dix qui jouent au curling dans le monde sont canadiennes et le sport compte désormais plus d’un million de joueurs et joueuses régulier·ère·s dans le pays.

Le principe de ce sport? Deux équipes de quatre personnes s’affrontent pour faire glisser une pierre de granit pesant près de 20 kilos jusque sur une cible. Pour la diriger jusqu’à bon port, deux joueurs et joueuses balayent la glace autour de la pierre pour en modifier la courbe (en anglais curl) et ainsi la trajectoire. Un jeu tout en stratégie, puisque les équipes peuvent décider de jouer à l’offensive ou à la défensive, selon leurs objectifs et le moment de la partie.

Un calendrier bien rempli

Le calendrier des amateurs et amatrices de curling au Yukon a été bien rempli ces dernières semaines, avec deux compétitions qui ont marqué la fin de la saison. Du 28 au 30 mars, le 71e bonspiel – ou tournoi – a eu lieu à Whitehorse, durant lequel 34 équipes se sont affrontées dans différentes catégories selon leurs niveaux.

Une semaine plus tard, deux équipes de Whitehorse ont fait le déplacement à Mayo pour participer, avec une vingtaine d’autres, au dernier bonspiel de la saison. « C’était vraiment une super ambiance », rapporte Gilbert Goulet, membre de l’équipe des Hackstronauts – dont le nom est un jeu de mots avec le terme de hack, le bloc de caoutchouc servant d’appui pour les joueurs et joueuses lançant la pierre.

Son équipe a terminé première de la catégorie B du bonspiel au terme de la compétition. Un beau résultat, qui n’est pourtant pas forcément le plus important pour le joueur. « Durant la compétition, toutes les équipes se parlent, on discute entre nous. Ce n’est pas grave de ne pas tous avoir le même niveau. On peut très bien échouer face à une équipe et remporter d’autres matchs et passer un bon moment. Ce n’est pas un sport élitiste. »

Une belle dynamique au Yukon

Afin de pouvoir continuer d’intéresser de nouvelles personnes à ce sport, le club de curling de Whitehorse, fort déjà de plus de 400 membres, dont plusieurs francophones, a mis en place plusieurs actions pour promouvoir ce sport.

Mark Evans, président du club de curling de Whitehorse.

Photo : Fournie

Mark Evans, président du club de curling de Whitehorse, souligne la volonté de continuer à ouvrir le club à tous les profils. « Nous nous investissons beaucoup dans le programme junior, car les jeunes seront l’avenir du club. Nous avons aussi créé un partenariat depuis deux ans avec le Centre multiculturel, pour présenter le curling aux personnes nouvellement arrivées au Yukon. »

De plus, à l’automne, le programme Learn to Curl propose huit séances découvertes pour pouvoir essayer ce sport, en prêtant le matériel. Les personnes qui ont attrapé, durant ces deux mois, le virus du curling peuvent alors s’inscrire pour le reste de la saison.

Un sport inclusif et accueillant

Cette ouverture vers les autres est pour Laurence Rivard une valeur importante du club de curling de Whitehorse. Membre du sous-comité pour l’inclusion au sein du club, elle apprécie l’esprit de partage de l’organisation. « Le comité d’administration est très ouvert sur la question de la diversité et il y a une vraie volonté de chercher à inclure des personnes de tous horizons, de toutes identités. »

La quasi-totalité des équipes est d’ailleurs mixte. Pour Gilbert Goulet, la nature même du curling encourage les différents profils. « C’est un sport très accessible. Les gens de toutes conditions physiques et de tous âges peuvent jouer et s’amuser. »

L’aspect convivial et le sentiment d’appartenir à une communauté sont également cités par Laurence Rivard comme des éléments très importants. « L’aspect social de la vie dans le club est très encouragé », confie-t-elle. « La tradition de monter au lounge après un match pour boire un coup entre équipes est toujours très présente, il y a vraiment un bel accueil. »

Maintenant que la saison est terminée, il ne reste plus qu’à attendre la rentrée pour vous lancer à votre tour!

Les joueurs et joueuses en action sur la glace.

Photo : Club de curling

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