le Mercredi 3 juin 2026
Loading membership data...
le Jeudi 20 novembre 2025 7:58 Société

Seize jours pour combattre les violences genrées

Selon le gouvernement du Yukon, les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes d’avoir été victimes d’une agression à caractère sexuel. Quant aux femmes autochtones, elles sont trois fois plus susceptibles de subir de la violence que les femmes non autochtones. — Photo : Gwendoline Le Bomin
Selon le gouvernement du Yukon, les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes d’avoir été victimes d’une agression à caractère sexuel. Quant aux femmes autochtones, elles sont trois fois plus susceptibles de subir de la violence que les femmes non autochtones.
Photo : Gwendoline Le Bomin

La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles est célébrée chaque année du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée des droits de la personne). Les Essentielles et le Centre de femmes Victoria Faulkner se lient pour mener la campagne.

Le Yukon est le territoire qui compte le plus grand nombre de personnes ayant été victimes de violence à caractère sexuel ou physique selon le gouvernement du territoire.

D’ailleurs, toujours selon le gouvernement du Yukon, plus de 50 % de la population des territoires ont subi de la violence dès l’âge de 15 ans.

Plusieurs activités sont organisées tout au long de la campagne, telles qu’une introduction à la peinture corporelle qui a eu lieu le 18 novembre dernier au local des Essentielles. « L’activité de body painting a permis d’échanger sur ce qu’est la violence genrée, sur comment on considère son corps, comment bien le traiter, qu’est-ce qu’on en pense », rapporte Nina Brandelik, directrice des Essentielles.

Un événement de commémoration aura lieu au Centre culturel Kwanlin Dün, comme l’année passée.

Photo : Gwendoline Le Bomin

Vigile

Une vigile aura lieu le 5 décembre prochain au Centre culturel Kwanlin Dün en mémoire des 14 femmes assassinées lors de la tragédie de l’École Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. « Les personnes participantes pourront également se réunir autour d’un feu sacré », informe la directrice.

Elle espère rassembler plusieurs femmes ingénieures, comme l’année dernière. Plusieurs représentants et représentantes politiques, ainsi que des organismes partenaires y seront conviés.

« On aimerait beaucoup qu’il y ait un espace de parole, d’échange, au moins pendant l’après-midi, ainsi qu’un moment plus culturel, plus artistique pour que chacun qui est présent puisse s’exprimer, verbaliser un vœu, et représenter artistiquement ce qu’il peut souhaiter pour lutter contre la violence fondée sur le genre », ajoute la directrice.

Les Essentielles et le Centre de femmes Victoria Faulkner organiseront une marche le 10 décembre pour clôturer la campagne des 16 jours.

Pour Nina Brandelik, il est important de participer à ces activités. « Les violences faites sur les femmes sont toujours d’actualité », rappelle-t-elle. Elle fait référence, entre autres, à l’agression qu’a subie une joggeuse le 10 novembre dernier sur le sentier Millenium.

« Je pense que c’est assez révélateur du fait qu’il faut toujours être vigilante et puis toujours faire communauté et avoir des moments pour se rassembler », souligne-t-elle. « Montrer qu’on est là et que l’on continuera de notre côté de promouvoir l’égalité des sexes et de lutter contre la violence basée sur le genre. »

Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.