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le Jeudi 4 juillet 2024 7:49 Culture

Halin de Repentigny : artiste du Klondike

La peinture est indispensable pour Halin de Repentigny. Il raconte que ses journées sont surtout passées à peindre, avec des pauses occasionnelles pour manger ou boire un café. — Photo : Fournie
La peinture est indispensable pour Halin de Repentigny. Il raconte que ses journées sont surtout passées à peindre, avec des pauses occasionnelles pour manger ou boire un café.
Photo : Fournie

Ses représentations de paysages yukonnais ayant été exposées de l’Europe aux deux Amériques, Halin de Repentigny continue sa carrière d’artiste.

Halin de Repentigny était originellement venu au Yukon pour faire de la trappe. Il aime beaucoup construire des canots, mais explique qu’il les fabrique surtout pour qu’ils soient des objets jolis et intéressants à regarder.

Photo : Fournie

Halin de Repentigny, originaire du Québec, raconte que sa passion pour l’art est arrivée très tôt dans sa vie. « [Quand j’étais jeune], je dessinais tout le temps et c’était vraiment pour moi un moyen de communiquer. Ma famille était assez pauvre, alors quand j’ai eu seize ans, j’ai commencé à vendre des portraits du Vieux-Montréal pour l’aider financièrement. C’est pas mal de là que ça a commencé. »

À 19 ans, il participe à un symposium de peinture en Gaspésie, expérience marquante pour lui. « C’est vraiment comme ça que j’ai commencé », explique-t-il. Doté d’un cheminement plutôt remarquable, Halin de Repentigny multiplie expositions et projets artistiques, ne cessant jamais d’ajouter de nouveaux exploits à son tableau.

Du Sud au Nord, une carrière bien remplie

Halin de Repentigny remporte le premier prix du symposium en Gaspésie et ses œuvres sont acceptées dans plusieurs galeries d’art au Québec. Quelques années plus tard, en 1982, il déménage au Yukon. « Je souhaitais faire de la trappe, car c’était un mode de vie qui me permettait de peindre. [J’avais entendu parler du Yukon] par un de mes voisins qui avait un frère qui habitait depuis 30 ans à Watson Lake et j’ai décidé que ça devait être une bonne place », remarque Halin de Repentigny.

« Je suis arrivé. Je n’avais rien. J’étais pauvre. J’ai donc commencé à proposer aux gens de leur faire des murales et je vendais mes tableaux 50 dollars dans les bars. Il fallait que je recommence à zéro. En plus, je ne parlais pas un mot d’anglais! », raconte-t-il.

Halin de Repentigny commence sa vie yukonnaise en se bâtissant une cabane en bois au milieu de la forêt et en faisant de la trappe, comme il l’avait espéré. Ses œuvres font vite leurs entrées dans des galeries yukonnaises. Plusieurs de ses murales ornant les murs d’hôtels locaux peuvent être admirées à Dawson. À Whitehorse, une murale peut être observée à l’Université du Yukon et deux au Centre de la Béringie.

Halin de Repentigny est surtout connu pour ses paysages yukonnais. Encore hésitant, il partage vouloir retourner à l’impressionnisme, n’étant pas certain de ce que son public préfèrera.

Photo : Fournie

Toujours en évolution

Selon Halin de Repentigny, un artiste devrait toujours être en train d’évoluer. « Je ne crois pas qu’un artiste devrait toujours faire la même chose, rester stagnant. Il y a beaucoup d’artistes qui restent sur un style parce que ça se vend; c’est la partie commerciale. […] Au cours des années, il faut que tu dessines une ligne entre la partie économique et la partie artistique. […] Mon style est constamment en évolution. Au début, il était très classique et réaliste. Plus tard, j’étais plus publiciste et impressionniste et maintenant, je crois que je suis traditionnel contemporain. »

Pour lui, l’aspect le plus difficile de la vie d’un artiste est financier. « Il y a beaucoup d’artistes qui sont artistes, mais qui ont un autre travail à côté, mais moi, depuis que j’ai commencé à faire des tableaux, j’ai toujours vécu de ça ». Il raconte ne pas avoir de problèmes financiers, mais que pour lui, « c’est stressant de ne jamais savoir ce qui va arriver dans la semaine et dans le mois qui vient. La plupart des gens abandonnent les arts pour ça. […] Ce n’est pas facile, mais il faut persévérer. »

Halin de Repentigny a également d’autres passions comme la construction et la menuiserie. Mais une chose est sûre, l’artiste n’est pas près de ranger ses pinceaux. « Je ne peux pas vivre sans peindre, pas plus que je ne peux vivre sans manger. »

Il compte d’ailleurs se mettre davantage à la sculpture et mettre ses toiles sur le marché international. « J’ai déjà un pied dans la porte, mais il y a encore du travail à faire. Je ne peux rien confirmer, mais on travaille dans cette direction ». L’artiste projette notamment de préparer des œuvres pour les foires d’art de Miami et de San Diego (États-Unis) qui auront lieu en fin d’année.

On peut contempler et acheter les œuvres d’Halin de Repentigny sur son site Web : https://halinderepentigny.com/collections/paintings.

Rébecca Fico, 14 ans, est journaliste en herbe pour l’Aurore boréale.

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