Marielle s’inspire de son environnement lors de son processus d’écriture.
Inspirée par les véritables histoires et le mystère qui entourent la ville fantôme bien réelle de Hachita au Nouveau-Mexique, c’est à cet endroit que se déroule le nouveau livre de Marielle Veilleux, L’Énigme de Hachita. Elle nous fait découvrir, à travers les yeux de ses chiens Monday et Lenny, un monde fascinant rempli d’intrigues.
Une autrice multidisciplinaire
Dans ses deux livres précédents Tu vas voir, ça va bien aller ainsi que Les aventures d’une aviatrice : Au pays du soleil de minuit et au-delà, Marielle Veilleux puisait surtout dans ses expériences personnelles et les journaux intimes de sa mère. Amatrice de bandes dessinées lorsqu’elle était jeune, ce sont les classiques, tels que Tintin, Astérix et Obélix ainsi que la collection Martine, qui l’ont amenée vers le domaine de l’illustration.
« Je voulais avoir une expérience différente », explique-t-elle. « Ça m’a tenté de faire tout le livre moi-même […] Je voulais écrire l’histoire que j’ai écrite, et [un livre illustré pour enfants] était, d’après moi, le meilleur format. »
Ce projet lui a permis d’explorer toutes les facettes du monde littéraire. Travaillant jusqu’à huit heures par jour pendant près de trois mois, c’est elle-même qui a écrit, illustré, narré et publié le livre avec l’aide de différents programmes, tels que KDP Amazon, SoundCloud et Canva. C’est justement le désir d’apprendre qui l’a poussée à entamer un si gros projet.
« C’était vraiment un grand apprentissage. Tout était nouveau pour moi. Les deux autres livres, même si c’est moi qui les ai publiés, j’avais engagé un photographe, quelqu’un pour faire la mise en page, quelqu’un pour corriger, l’imprimer, je faisais juste écrire. Tandis qu’avec ce livre-là, j’ai touché à tout, tout, tout. »
Compagnons fidèles
Quant à son processus d’écriture, elle dit se laisser porter par l’inspiration. Ayant perdu un de ses chiens lors de la publication de son livre, l’autrice raconte qu’à certains moments, « c’était comme si mon chien me disait quoi écrire. »
Son public francophone, tout comme son public anglophone, joue également un rôle important dans son style d’écriture. C’est pour cette raison qu’elle a pris la décision de rédiger L’Énigme de Hachita en français et en anglais, comme ses livres précédents. Elle explique avoir inclus un lexique à la fin du livre, puisqu’elle ne cherchait pas à traduire tous les mots, comme le mot « coquin » qu’elle utilisait souvent avec ses chiens, pour garder l’essence du langage.
Pour la suite, Marielle Veilleux contemple l’idée d’en faire une série.
« Ça me trotte dans la tête de faire une autre histoire et peut-être faire quelque chose au Yukon. Dans le dernier paragraphe, les chiens disent vraiment, “on s’en retourne au Yukon et on va voler cet été”. Je laisse ça comme ça en voulant dire que j’ai laissé ça sur une page ouverte. »
Entre le Yukon, le Nouveau-Mexique et les histoires de Monday et Lenny, Marielle Veilleux n’a visiblement pas fini de faire voyager son lectorat. Elle continue de transformer ses propres expériences en récits qui nourrissent l’imaginaire.
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