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le Jeudi 26 juin 2025 7:47 Culture

Plywood Joe met le monde ouvrier en musique

Plywood Joe était de passage à Whitehorse le 23 juin à la fête de la Saint-Jean, organisée par l’Association franco-yukonnaise, puis à Yellowknife le 25 juin, pour présenter son projet Plywood Joe qui met en musique le quotidien d’un charpentier. — Photo : Joey Robin Haché
Plywood Joe était de passage à Whitehorse le 23 juin à la fête de la Saint-Jean, organisée par l’Association franco-yukonnaise, puis à Yellowknife le 25 juin, pour présenter son projet Plywood Joe qui met en musique le quotidien d’un charpentier.
Photo : Joey Robin Haché

L’artiste acadien Joey Robin Haché a foulé pour la première fois la scène musicale de Whitehorse le 23 juin dernier lors du Solstice Saint-Jean. C’est l’occasion de découvrir cet artiste et son parcours.

Originaire de Nigadoo, un village du Nouveau-Brunswick, Joey Robin Haché lance son projet solo en 2012 et fait rapidement son entrée sur la scène musicale acadienne, canadienne et européenne. Son style est un mélange de folk rock atmosphérique et de psychédélisme.

En parallèle, il lance en 2022 le projet Plywood Joe, son alter ego, où il se rend jusqu’en France, au Festival Pause Guitare à Albi, et en Belgique, au Festival Francofaune.

Au fil des années, l’artiste enchaîne les spectacles et les nominations. Par exemple, il a été nommé cette année dans la catégorie « Artiste acadien ou francophone de l’année » aux East Coast Music Awards (ECMA).

« Avec Joe et Robin Haché, j’ai au-delà de 300 spectacles en dessous de ma ceinture, et c’est ça que je fais aujourd’hui. Donc, je fais ces deux projets-là en binôme, en tout temps », rapporte Joey Robin Haché.

Le monde du travail en chansons

Lors de sa venue dans l’Ouest canadien, l’auteur-compositeur-interprète a présenté son projet Plywood Joe. « C’est un projet country western punk qui met en lumière un personnage, un charpentier dans la mi-trentaine, qui essaie sa chance en musique avec ses petites histoires au niveau de la communauté, au niveau de ses amis et de sa famille. C’est comme le genre d’événements que tout le monde vit, mais que personne ne veut en parler, donc les chansons reflètent beaucoup une réalité campagnarde », raconte l’artiste.

« Ça rend hommage aussi au domaine ouvrier que j’essaie de comprendre », ajoute-t-il. « Plusieurs le valorisent, mais ce projet le met vraiment de l’avant-plan, parce que je raconte vraiment de tout et de rien qui se passent dans ma communauté d’un côté campagnard. Et c’est un peu drôle aussi, parce que c’est un personnage que je ne serais jamais devenu. Je me suis posé la question, qu’est-ce que Joey Robin Haché deviendrait s’il mettait des bottes, une salopette et un marteau, puis qu’il travaillait le 9 à 5? C’est quelque chose que je n’ai jamais vraiment fait. »

« C’est un produit qui m’a pris une bonne dizaine d’années avant que je sois confortable de mettre ça sur feuille », confie-t-il.

Passage à Whitehorse

« Whitehorse, le Yukon, c’était le dernier endroit au Canada que je n’ai jamais visité. En octobre dernier, j’ai été invité pour participer à Contact Ouest. Je suis allé présenter une vitrine », explique l’artiste. C’est en rencontrant les personnes déléguées de l’événement, qui a eu lieu à Regina en Saskatchewan, qu’il a été sélectionné.

« Notre directrice de service [Josée Jacques] a assisté à sa vitrine, chaleureusement accueillie par le public, et les échanges avec l’artiste se sont amorcés peu après », explique Laurence Vandal-Côté, gestionnaire au service Arts et culture à l’Association franco-yukonnaise.

« Sa musique festive et rythmée nous a paru tout indiquée pour un événement extérieur, comme le Solstice Saint-Jean. L’Association culturelle francophone de Yellowknife a également manifesté de l’intérêt, ce qui a mené à un partenariat avec l’organisme des TNO [Territoires du Nord-Ouest] », précise le gestionnaire.

IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

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