Isabelle Frenette
La communauté franco-yukonnaise est en constante croissance. Elle est alimentée par les naissances locales, mais aussi par l’arrivée toujours constante de nouvelles personnes de tout âge en quête d’un emploi ou d’aventure.
Selon une étude menée en 2010 par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, la durée moyenne de séjour au Yukon varie entre quatre et cinq ans avant que les individus ne prennent la décision de retourner dans leur lieu d’origine de façon temporaire, sporadique ou permanente.
Cette série de portraits, dont nous vous proposons ici le dernier volet, a permis de savoir un peu plus comment le Yukon reste dans le cœur de ceux et celles qui l’ont quitté.
Isabelle Frenette
Isabelle (au milieu, sur la photo), est arrivée au Yukon en 1999. Cet été-là, elle avait décidé de quitter le Québec pour passer l’été au territoire. Une fois sur les lieux, l’amour la convainc de prolonger son séjour. Elle y habitera près de 5 ans et donnera naissance à deux enfants, Anison et Lea May.
Lors de son séjour au Yukon, Isabelle a travaillé à l’Association franco-yukonnaise où elle a fait du travail de traduction pour la création d’un portail Web pour les entreprises francophones du Yukon ainsi que travaillé pour Alpha Yukon au volet d’alphabétisation de l’organisme.
En 2003, la petite famille décide de plier bagage pour s’établir au Québec afin de se rapprocher des grands-parents. En 2010, ils reviennent tous, l’instant d’un été en campeur, afin de faire découvrir aux enfants ce territoire où ils avaient vu le jour.
Aujourd’hui, Isabelle habite à Val-David, dans les Laurentides au Québec. Elle enseigne le yoga, la méditation et la massothérapie. Elle finalise l’écriture d’un roman, un projet mis en branle il y a une dizaine d’années.
Isabelle repense avec tendresse aux années qu’elle a passé en terre yukonnaise dans la région d’Annie Lake. « C’était une expérience ultime du Nord avec les chiens de traîneaux, les ours grizzlis, les aurores boréales et notre téléphone radio! », raconte-t-elle le sourire aux lèvres.
Karina Lapointe
Karina Lapointe
Au mois de mai 2008, Karina Lapointe décide de mettre le cap vers le Yukon. Elle fait la route en compagnie de sa petite sœur Anne-Marie, qui y habite déjà depuis quelques années. Elle planifiait y demeurer qu’un été, mais se fait rapidement prendre par le charme de la nature nordique.
Après avoir travaillé pendant trois ans pour l’entreprise Inn on the Lake au lac Marsh, Karina décide de mettre sur pied sa compagnie de traiteur Karina’s Katering. À peine une année suivant cette décision, elle décide d’ouvrir sa crêperie, le Café Balzam, aux eaux thermales Takhini Hot Springs dans la région de Whitehorse. Cette aventure connaît un vif succès et durera près de 5 ans. En 2018, une fois la clé sous la porte, Karina décide de profiter de sa nouvelle liberté et reprend le chemin du voyage, mais vers le sud cette fois-ci. Son visa travail-vacances en main, elle s’installe en Nouvelle-Zélande. Résidente officielle depuis un an, elle y demeure toujours en travaillant comme cheffe dans le domaine de la restauration. On la retrouve travaillant parfois pour des compagnies installées en montage, dans les fjords ou sur la route dans des camions de nourriture.
Karina garde de beaux souvenirs du Yukon. Elle trouve d’ailleurs beaucoup de similitudes avec sa nouvelle terre d’adoption. « Les opportunités sont nombreuses et les gens sont généreux. Et que dire de cette nature tout aussi époustouflante! »
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