La liberté de la presse est essentielle pour une société démocratique. Elle assure que les reporters sont capables d’informer le public, exposer les abus de pouvoir puis contribue à entretenir les débats publics. Par contre, selon l’ONU et le Conseil de l’Europe, ces libertés sont couramment malmenées à plusieurs endroits du monde, ce qui fait des conséquences directes pour l’information qu’on consomme, ça change l’opinion publique puis peut causer la perte de fiabilité des sources. La baisse de la liberté de la presse change la façon dont les gens voient la réalité.
La liberté de la presse : un pilier démocratique
La liberté de la presse est reconnue comme un droit fondamental par les pouvoirs internationaux. Les Nations Unies promeuvent ce droit pour sauvegarder la vérité, la liberté d’expression. « Le rôle du gouvernement devrait permettre cette liberté et ainsi les citoyens peuvent s’impliquer dans la démocratie », estime l’ONU. En ce sens, le ministère français de la Culture explique que cette liberté permet de publier, enquêter puis transmettre l’information sans restriction, tout en respectant la loi.
Toutefois, cette liberté n’est pas absolue, les lois internationales imposent certaines limites, en particulier sur la vie privée puis la sécurité nationale. Selon Oratio Avocats, ses limites peuvent être utilisées tragiquement pour limiter ce que les rapporteurs peuvent dire, cela affaiblit l’équilibre entre la liberté d’expression et la protection des droits.
Un environnement de plus en plus hostile pour les journalistes
Plusieurs sources rapportent que les conditions pour faire du journalisme sont en train de se dégrader. Cela devient de plus en plus dangereux pour eux d’exercer leur travail. Selon le Conseil de l’Europe, l’environnement pour les journalistes devient plus hostile, ils font face à des menaces, des intimidations et des violences physiques. Leur travail d’information devient de plus en plus difficile à réaliser d’après les observations du Conseil de l’Europe. De plus, la chaîne d’information CNN montre cette réalité dans son projet « martyrs des médias » qui documente comment des journalistes sont tués pour avoir couvert un sujet sensible pays au vu d’un groupe politique ou d’un groupe de pression.
Cette hostilité a une forte influence, cette peur affecte certains journalistes en les faisant s’autocensurer. Leurs articles peuvent se limiter pour ne pas susciter une réaction violente par rapport à certains groupes. Ce manque de diversité des opinions limite les perspectives présentées. Le public peut de ce fait avoir la même vision à long terme, cela limiterait puis affaiblirait les débats publics puis limiterait la qualité de l’information. Le public serait alors, d’une certaine façon, manipulé.
La dégradation de la liberté de la presse et la confiance du public
La diminution de la liberté de la presse a une influence très importante sur les croyances de la population. Selon un rapport de La Presse, la liberté de la presse aurait atteint son niveau le plus bas depuis 50 ans. De plus, 54 % des pays ont enregistré une baisse d’indicateurs démocratiques entre 2019 et 2024. Plusieurs experts demandent si c’est vraiment une coïncidence qu’il y a une montée de désinformation et une crise de confiance envers les médias traditionnels en même temps.
Cette dégradation des réseaux sociaux diminue la confiance et la dépendance sur les presses traditionnelles. Lorsque la population pense que les médias sont biaisés ou contrôlés, ils pourraient se tourner vers d’autres sources. Selon une étude académique menée sur le site Web Érudit, ces soupçons favorisent la variation des opinions et la diffusion des croyances religieuses, notamment chez les médias sociaux. L’absence d’une presse libre laisse des sources suspicieuses influencer la population civile de façon négative.
Liberté d’expression, médias et croyances au sein des organisations
Au-delà des médias, la liberté de la presse est un aspect crucial de la perception humaine du monde extérieur. C’est la seule façon pour les humains de voir à l’extérieur de leur réalité. Un article du Harvard Business Review souligne que, même dans les organisations privées, le manque de parole libre peut mener à des croyances erronées. Selon leur étude, plus de 85 % des employés préfèrent rester silencieux sur des problèmes importants par peur des conséquences. Cette réaction est comparable aux sociétés contrôlées par les médias, comme les pays autoritaires tels que la Chine et la Corée du Nord. Lorsque les voix résistantes et critiques disparaissent, le public développe une vision déformée, manipulée par les individus au pouvoir.
En conclusion, la liberté de la presse est cruciale pour la qualité et la fiabilité des perceptions et croyances publiques. Lorsqu’elle est protégée, elle permet des informations pertinentes, fiables et critiques, ce qui est essentiel pour une société démocratique. Quand la liberté de presse n’est pas maintenue, cela ouvre la voie à la désinformation, la manipulation et la méfiance de la perception collective. Face au monde actuel turbulent, défendre la liberté de la presse revient donc à défendre le droit des citoyens.
Ce texte a été rédigé dans le cadre du cours de Justice sociale 11, au CSSC Mercier. Kai Taylor et Zackary Duchaine nous ont soumis leur texte pour publication dans les pages du journal.
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