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le Jeudi 26 mars 2026 7:47 Premières Nations

La réconciliation au cœur des Jeux d’hiver de l’Arctique

Le groupe Selkirk Spirit Dancers prend une photo avec la mascotte des Jeux d’hiver de l’Arctique. — Photo : Angélique Bernard
Le groupe Selkirk Spirit Dancers prend une photo avec la mascotte des Jeux d’hiver de l’Arctique.
Photo : Angélique Bernard

Une activité sur la réconciliation s’est tenue le 10 mars au Centre culturel Kwanlin Dün durant les Jeux d’hiver de l’Arctique.

Lhech’I Dün K’e, qui signifie « comme un seul peuple », est le nom qui a été donné par l’aînée Hazel Bunbury du Conseil des Ta’an Kwäch’än à cette journée de vérité et réconciliation qui a rassemblé les gens dans un esprit de réflexion, d’apprentissage et d’unité.

Une journée prévue depuis plus de six ans

En 2020, Nyla Klugie-Migwans était vice-présidente de l’engagement communautaire et du comité du protocole pour les Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 à Whitehorse. Elle avait prévu des activités sur la réconciliation pendant ces Jeux qui ont dû être annulés en raison de la pandémie de la COVID-19.

En 2023, le comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique a adopté la tenue de la première journée sur la réconciliation aux Jeux de Wood Buffalo, en Alberta. Nyla Klugie-Migwans y avait participé.

L’appel à l’action 91, c’est quoi?

À la suite du travail de la Commission de vérité et de réconciliation qui a parcouru le pays pendant six ans pour entendre les témoignages de survivant·es des pensionnats, un rapport final en six volumes, incluant les 94 appels à l’action, a été publié en décembre 2015. Ces appels à l’action recommandent des stratégies concrètes pour faciliter le processus de guérison en reconnaissant l’histoire et l’impact des pensionnats et en créant des systèmes pour éviter que ces abus ne se reproduisent.

L’appel à l’action 91 « recommande aux hauts dirigeants et aux pays d’accueil de manifestations sportives internationales, comme les Jeux olympiques, les Jeux du Commonwealth et les Jeux panaméricains, de veiller à ce que les protocoles territoriaux des peuples autochtones soient respectés et à ce que les collectivités autochtones locales participent à tous les aspects de la planification et de la tenue de ces événements. »

Le groupe Selkirk Spirit Dancers fait son entrée dans la longue salle du Centre culturel Kwanlin Dün.

Photo : Angélique Bernard

Quelques actions concrètes

Cette année, la Société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique s’est assurée que les Premières Nations ont fait partie des cérémonies d’ouverture et a offert son appui pour l’organisation de la journée de vérité et de réconciliation du 10 mars.

« Les Jeux d’hiver de l’Arctique 2026 sont fiers d’honorer cette journée pour apporter des changements positifs dans les sports, la culture et la communauté, et pour continuer à éduquer les gens à l’importance de la réconciliation », a mentionné Tracey Bilsky, présidente de la Société hôte.

La journée du 10 mars a donc commencé par une cérémonie de purification. Des politicien·nes y ont réitéré leur engagement envers la réconciliation et des membres du comité sur la vérité et la réconciliation des Jeux ont parlé de l’importance d’avoir des discussions sur ces sujets. Le public était par la suite invité à rencontrer d’autres personnes et à discuter de ce qui se fait dans leurs régions en matière de réconciliation.

L’équipe mobile 91 s’est déplacée durant la semaine des Jeux pour informer et éduquer les gens sur leur engagement possible envers la réconciliation. Shirley Dawson en faisait partie. L’équipe a lancé un concours en ligne et distribuait des épinglettes, des biscuits et de la viande séchée locale, durant les Jeux et les cérémonies, suscitant ainsi les questionnements au sujet de l’appel à l’action 91. Le but était simple : interpeller, faire découvrir et éduquer.

La mascotte, partie prenante de l’exercice

Pour cette édition des Jeux, le comité sur la vérité et la réconciliation s’est associé avec la mascotte des Jeux, Michael J. Fox, pour joindre le plus de gens possible. « C’est quand même très excitant, parce que c’est seulement la deuxième fois qu’une telle activité était organisée durant les Jeux. Nous voulions faire preuve de créativité dans la façon de faire passer nos messages. Nous ne voulions pas rester assises dans le fond d’une salle et attendre que les gens viennent vers nous. Le fait de nous déplacer avec la mascotte nous a permis également d’être plus actives durant les Jeux », ajoute-t-elle.

Mme Dawson se dit très satisfaite de l’accueil que le comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique et la Société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique lui ont fait, et affirme apprécier le fait d’avoir eu le champ libre pour les activités.

« C’est une bonne façon de responsabiliser les gens à en apprendre plus sur le sujet. La réconciliation n’est pas un sujet facile à aborder. C’est très lourd. Donc, en allant à la rencontre des gens, en expliquant le sujet et ce qu’ils et elles peuvent faire, c’est une façon active de faire avancer la réconciliation », conclut Shirley Dawson.

À lire aussi, lecture simple : Appel à l’action 91

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