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le Jeudi 12 février 2026 7:58 Éducation et jeunesse

Poursuivre un diplôme en enseignement à distance

Une des salles de classe du Campus Saint-Jean. Une moitié de la classe est en ligne et l’autre moitié est en personne.  — Photo : Martin Poirier
Une des salles de classe du Campus Saint-Jean. Une moitié de la classe est en ligne et l’autre moitié est en personne.
Photo : Martin Poirier

Seize personnes ont assisté à la soirée d’information sur deux programmes universitaires permettant de devenir enseignante ou enseignant au Canada, qui s’est tenue le 29 janvier dernier au Centre de la francophonie.

Cette soirée d’information était animée par Martin Poirier, le gestionnaire du Campus Saint-Jean à Calgary et en ligne. Le Campus Saint-Jean est le campus multidisciplinaire francophone de l’Université de l’Alberta.

Répondre à un besoin

Le manque de personnel enseignant est un défi répandu à travers tout le Canada, comme dans bien des pays. « Il y a un manque criant d’enseignants et d’enseignantes partout et c’est encore plus vrai dans les communautés francophones à l’extérieur du Québec, et au Québec aussi », explique le gestionnaire.

Selon Martin Poirier, ce manque de personnel formé tient aussi beaucoup de personnes nouvellement formées qui quittent la profession dans les cinq premières années après avoir reçu leurs diplômes. Il cite en exemple « le fait que les gens s’aperçoivent, après leurs années d’études, que ce métier n’est pas pour eux. Ils ne se rendent pas nécessairement compte de l’intensité du travail et des journées en classe. La complexité croissante des salles de classe, ainsi que le niveau de stress et d’anxiété sont aussi en cause dans ce désengagement », affirme l’expert en la matière. Il ajoute que « les bas salaires jouent aussi un rôle dans les raisons pour lesquelles les gens quittent ». Face à ce constat, il semble essentiel de pouvoir former plus de personnes à ce métier, en incluant de la flexibilité et de l’expérience sur le terrain.

Les avantages du programme

Le Campus Saint-Jean a développé, au cours des cinq dernières années, une expertise à offrir un programme de formation d’enseignant·es en ligne. Deux choix s’offrent aux participant·es : le programme de quatre ans, pour les diplômé·es du secondaire, et le programme de deux ans, pour les personnes ayant déjà un diplôme universitaire qui voudraient changer de carrière.

Un des avantages du programme est que, dès la première année, les étudiant·es font un stage d’orientation devant une salle de classe. Ces stages leur permettent d’affiner leurs compétences professionnelles dans différentes situations éducatives. « On les met dans une situation où ils doivent parler aux élèves. Ils doivent être en mesure de rencontrer, de jaser avec les élèves et de préparer une leçon de classe. Les gens le savent tout de suite si c’est pour eux », mentionne le gestionnaire.

Martin Poirier est le gestionnaire du Campus Saint-Jean à Calgary. Il a animé la soirée d’information du 29 janvier.

Photo : Fournie

Collaboration avec la communauté franco-yukonnaise

Monsieur Poirier a été surpris par l’intérêt des personnes à assister à sa présentation. « Je pense que ça va faire plaisir à la Commission scolaire francophone aussi de voir qu’il y a des gens qui sont intéressés à devenir enseignants. »

Martin Poirier a aussi profité de son séjour exploratoire au territoire pour rencontrer les élèves des écoles secondaires CSSC Mercier, F.H.-Collins et St. Francis of Assisi. Lors de ces présentations, il a pu expliquer aux élèves les modalités d’inscriptions, les bourses disponibles mais surtout, l’étendue des programmes qu’offrent le Campus pour lequel il travaille, au-delà du parcours en enseignement.

C’est lui qui a communiqué avec l’Association franco-yukonnaise (AFY) pour explorer les possibilités d’une collaboration. « Ç’a fait partie de notre rôle d’être comme un incubateur de talents en pédagogie et de former des enseignants. On s’est donné ça comme mission d’être à travers tout l’Ouest et le Nord canadien et d’aider les communautés qui n’ont pas accès à l’éducation universitaire en français d’offrir un programme d’éducation en ligne. »

Pour Souâad Larfi, directrice du service Formation à l’AFY, ce genre d’activités s’insère dans les démarches de l’offre du programme postsecondaire de l’organisme franco-yukonnais. « On le sait au Yukon, on peut aller de la garderie jusqu’au secondaire en français, mais à la suite de ça, il n’y a plus moyen d’étudier en français. Il y a eu un intérêt de certaines personnes pour pouvoir étudier en français et il y a un fort besoin en enseignements en français au Yukon. »

Selon madame Larfi, il est important d’établir des collaborations et de créer des partenariats forts avec d’autres institutions au Canada, en plus de travailler avec le Collège Nordique et l’Association des francophones du Nunavut au niveau panterritorial « pour développer les programmes et une structure pour offrir l’offre la plus riche possible et trouver des solutions d’études en français sans avoir à quitter le territoire. »

Martin Poirier invite les personnes intéressées par ses programmes à communiquer avec lui à [email protected].

IJL – L’Aurore boréale

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