Au-delà de la performance sportive, les Jeux du Canada et les Jeux de la francophonie canadienne sont de véritables carrefours de rencontres et de fraternité. Pour les jeunes du Yukon, ces événements représentent bien plus qu’une simple compétition : ils sont une chance unique de célébrer leurs racines, de tisser des liens avec d’autres jeunes d’un océan à l’autre et de vivre des moments marquants qui les accompagneront longtemps.
Les Jeux de la francophonie canadienne : un rassemblement linguistique et culturel
Du 15 au 19 juillet 2025, la ville de Laval (Québec) accueillera la 8e édition des Jeux de la francophonie canadienne. Cet événement réunira près de 1 000 jeunes francophones de 14 à 18 ans des dix provinces et des trois territoires du pays. Pendant cinq jours, ces jeunes auront l’occasion de participer à des disciplines, comme l’improvisation, le théâtre, la musique, et l’athlétisme, tout en développant des compétences en leadership et en créant des liens avec leurs pairs.
Marguerite Tölgyesi, gestionnaire Jeunesse à l’Association franco-yukonnaise (AFY) et responsable de la logistique des Jeux pour la délégation du Yukon, souligne l’importance de cet événement. « Les Jeux de la francophonie canadienne sont bien plus qu’une compétition », explique-t-elle. « Ils mettent de l’avant la fierté culturelle, la confiance en soi et le leadership des jeunes dans un esprit de saine compétition. »
Dans le cadre de la délégation du Yukon, Marguerite joue un rôle crucial. « L’AFY est le partenaire de recrutement du Yukon pour les Jeux de la francophonie canadienne. Mon rôle, en tant que cheffe de mission, est de préparer et de gérer la délégation avant et pendant les Jeux, mais aussi de promouvoir l’esprit d’équipe », détaille-t-elle. « Je suis un peu comme le chef d’orchestre. Je fais le lien entre notre délégation et l’organisation des Jeux, les médias, et d’autres parties prenantes. »
Le Yukon enverra une délégation d’environ 30 jeunes d’expression française, un taux de participation remarquable pour le territoire. Selon la cheffe de mission, cet événement offre aux jeunes du Yukon « l’occasion de se connecter avec d’autres francophones à travers le pays et de vivre une expérience socioculturelle enrichissante. »
« C’est l’un des plus grands rassemblements de jeunes francophones au Canada, et, chaque soir, une activité thématique permettra aux jeunes de tisser des liens avec leurs pairs venant de partout au Canada », dit-elle.
Pour Tristan Gagnon, les Jeux de la francophonie canadienne ne se résument pas à une simple compétition, mais à une expérience collective avec des jeunes de tout le pays.
La fierté de représenter la francophonie du Yukon
Tristan Gagnon participera à ses premiers Jeux de la francophonie canadienne dans la catégorie improvisation. Pour lui, cet événement augmente le sentiment d’appartenance à la communauté franco-canadienne. « La représentation des jeunes est importante, surtout que leurs voix et leur niveau d’engagement sont encore trop faibles. Pour moi, c’est essentiel de représenter la communauté francophone du Yukon. »
Tristan, qui est aussi le président de JeFY (Jeunesse Franco-Yukon), ne voit pas les Jeux comme une compétition. « On est là avec tous les jeunes francophones du Canada, c’est une expérience collective avant tout. »
Sophie Gendron participera dans la discipline leadership aux Jeux de la francophonie canadienne. « Pour moi, les médias sont un moyen d’expression, comme la peinture ou le dessin. C’est ma façon de partager mes idées. »
Sophie Gendron participera dans la discipline leadership. Elle est ravie de cette occasion. « Notre mission est de réaliser un vidéoreportage de quelques minutes sur les Jeux de la francophonie canadienne et les jeunes qui participent. Ce que j’aime, c’est que ça ne se limite pas seulement aux sports », précise-t-elle.
Elle ajoute que cet événement permet de partager et de promouvoir la culture franco-yukonnaise. « Il y a beaucoup de francophones ici, et notre communauté a tissé des liens forts. Pour moi, c’est important de partager notre culture avec le reste du Canada. […] J’ai envie de voir comment ça se passe ailleurs, dans d’autres communautés où les francophones sont minoritaires », souligne-t-elle. Sophie voit ces Jeux comme un moyen d’explorer sa créativité et de développer ses compétences en leadership. « Cette expérience va me permettre de grandir sur le plan personnel. Pour moi, les médias sont un moyen d’expression, comme la peinture ou le dessin. C’est ma façon de partager mes idées. »
Élyse-Anne Pacaud participera aux Jeux de la francophonie canadienne dans l’équipe de volleyball de plage. « On est là pour s’entraider, pas pour se mesurer les uns aux autres. Le but est de passer du bon temps avec des jeunes qui partagent les mêmes valeurs et la même langue », confie-t-elle.
Élyse-Anne Pacaud fait partie de l’équipe de volleyball de plage et se prépare à participer pour la première fois aux Jeux de la francophonie canadienne. Cela fait plus de deux ans qu’elle fait partie de l’équipe scolaire de volleyball de plage. Pour elle, ces Jeux représentent bien plus qu’une compétition. « Au Yukon, nous sommes minoritaires, et il est important d’en être fiers et de représenter notre territoire ». Elle voit ces Jeux comme une occasion de collaborer avec les autres jeunes.
Les Jeux du Canada : atteindre son plein potentiel, célébrer la diversité et renforcer les liens entre les communautés
Les Jeux du Canada, eux, sont prévus du 8 au 25 août 2025 à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador. Ils rassembleront des jeunes athlètes de tout le pays pour des compétitions sportives et un partage d’expériences. Bien qu’ils soient centrés sur le sport, ces Jeux sont aussi l’occasion de rencontrer des jeunes de diverses régions, de vivre l’esprit d’équipe, et de forger des liens qui vont bien au-delà du sport.
Pour Amélie Guilbeault, « c’est une belle chance [qu’elle a] de participer à ces Jeux ». La jeune femme est fière d’y représenter la francophonie du Yukon en athlétisme.
Amélie Guilbeault participera à la fois aux Jeux du Canada et aux Jeux de la francophonie canadienne, dans la catégorie athlétisme. Bien que la sélection des athlètes pour les Jeux du Canada dans sa catégorie ne soit pas encore terminée à l’heure d’écrire ces lignes, Amélie reste confiante et attend avec impatience cette deuxième participation, après avoir pris part aux Jeux du Canada 2022 en Ontario. « Les Jeux du Canada sont plus orientés vers la performance et l’aspect compétitif, avec un entraînement rigoureux, tandis que les Jeux de la francophonie canadienne mettent davantage l’accent sur les échanges culturels et l’entraide entre jeunes francophones », explique-t-elle.
Pour Amélie, ces deux événements sont l’occasion de se développer personnellement, tout en représentant sa communauté. « Le Yukon se distingue des autres provinces par l’esprit de camaraderie et d’entraide. On ne se concentre pas uniquement sur la compétition, mais sur l’expérience humaine », ajoute-t-elle.
« Pour moi et mon équipe, l’objectif principal est de progresser, de se dépasser et aussi, j’aimerais gagner, c’est sûr! mais tout en prenant du plaisir à jouer ensemble », affirme Gabriel Thomson.
Gabriel Thomson, 16 ans, fait partie d’une équipe de basketball confirmée pour participer aux Jeux du Canada. Il pratique ce sport depuis l’âge de 5 ans. Il est conscient que les jeunes des autres provinces sont très talentueux et cela le motive encore plus à travailler dur pour devenir meilleur dit-il. « Pour moi et mon équipe, l’objectif principal est de progresser, de se dépasser et aussi, j’aimerais gagner, c’est sûr! mais tout en prenant du plaisir à jouer ensemble », conclut-il.
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