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le Jeudi 3 juillet 2025 7:50 Sports et loisirs

À chaque personne son vélo!

Julien Schroder a participé pour la première fois aux Championnats de cyclisme sur route du Yukon en juillet 2024. — Photo : Fournie
Julien Schroder a participé pour la première fois aux Championnats de cyclisme sur route du Yukon en juillet 2024.
Photo : Fournie

Été comme hiver, le vélo est un sport très populaire au Yukon. Vélo de montagne, de gravier ou de route, tout le monde peut y trouver son compte! Avec autant de disciplines différentes cependant, les novices peuvent avoir de la difficulté à s’y retrouver... Comment bien choisir un vélo selon ce que l’on souhaite faire avec?

Ayant étudié en kinésiologie, Ziggy Reimer tente d’utiliser ses connaissances au quotidien, afin de mieux aider la clientèle.

Photo : Manon Touffet

«Acheter un vélo, c’est comme acheter un tuxedo », affirme Ziggy Reimer, vendeuse à Icycle Sports. Selon la francophile, plusieurs points sont à considérer : ce que la personne souhaite faire avec le vélo, la taille de la personne, mais aussi son budget. « Ce sont les premières questions que je pose lorsqu’un client ou une cliente souhaite acheter un vélo », indique-t-elle.

Pour Frédérique Prince, cycliste pratiquant ce sport depuis l’enfance, « chaque discipline vient avec son vélo ». Dans le sous-sol de la résidence de la jeune maman, on retrouve donc un vélo de route, un vélo de gravier, et un vélo de montagne. En apparence, seuls les pneus et les guidons diffèrent, pourtant, il y a plus que ça.

Julien Schroder, cycliste français de 40 ans, a, quant à lui, grandi avec le vélo de route. Pour lui, la France est un pays idéal pour faire du vélo. Un de ses meilleurs souvenirs est l’ascension du mont Ventoux avec son père, montagne mythique du pays. En arrivant au Yukon, il découvre le vélo de gravier. « J’aime beaucoup [sa] polyvalence. Tu peux faire un peu de tout avec », affirme-t-il.

L’été dernier, Michaël Couture participait à une course sur les sentiers de Riverdale et du mont Grey

Photo : Phil Hoffman

Pneus épais, guidon vers le bas?

Michaël Couture est adepte du vélo depuis tout petit. Lui aussi possède un vélo de gravier, et prône sa polyvalence. Il pousse l’explication un peu plus loin. « Le vélo de montagne, c’est une grosse boîte dans laquelle on retrouve plusieurs sous-disciplines, comme le vélo cross-country, l’enduro, le vélo de gravier et le vélo de descente. »

Avoir un vélo de gravier lui permet de faire toutes ces sous-disciplines. Pneus moyennement épais, guidon droit et cadre en carbone lui assurent un meilleur maniement et une meilleure réactivité, deux qualités nécessaires dans toutes les sous-disciplines du vélo de montagne.

Le vélo de route a des pneus très fins et lisses. « C’est ce qui permet un contact permanent avec le sol, et préserve l’énergie du ou de la cycliste », explique Frédérique Prince. « Sur un vélo de route, tu es tout le temps assis, alors le guidon est vers le bas pour être plus confortable et éviter les douleurs [dans le haut du corps] », ajoute Ziggy Reimer.

En hiver, nombreuses sont les personnes qui pratiquent le fat bike, ce vélo aux pneus surdimensionnés. « Les pneus sont très épais et sont très adhérents à la neige. À l’origine, ce sont des pneus qui ont été conçus pour le sable, mais ils fonctionnent parfaitement bien sur la neige », indique Ziggy Reimer.

Mais quel vélo pour moi?

Chaque discipline va de pair avec un type de vélos. Mais cela ne s’arrête pas là. Toutes et tous s’accordent pour dire qu’il faut aussi choisir un vélo adapté à sa morphologie.

Julien Schroder indique ne pas se concentrer sur la performance. Son premier vélo de gravier, il l’a choisi sans aller trop dans le détail. « Puis, avec l’expérience, je sais maintenant quel vélo sera confortable pour moi. J’ai fait plusieurs essais pour savoir comment placer ma selle et mon guidon également », précise-t-il.

Pour Michaël Couture et Frédérique Prince, il est extrêmement important de « se faire positionner » sur son vélo. « Ça veut dire se faire placer en fonction de la géométrie de ton corps », précise le Québécois d’origine. Le but est d’optimiser le confort et de réduire le risque de blessures.

En septembre 2022, Frédérique Prince empruntait le sentier Mountain Hero près de Carcross.

Photo : Jean-Philippe Sauvageau

« Il y a des gens certifiés pour ça. Souvent, ça vient avec l’achat du vélo », ajoute Frédérique Prince. Au Yukon, Icycle Sports propose ce genre de service. « On a plusieurs membres de l’équipe qui ont suivi une formation et qui sont capables de le faire », explique Ziggy Reimer.

La jeune femme indique que c’est d’autant plus important pour le vélo de route. « Tu es plus statique sur un vélo de route, donc on peut ajuster le guidon et les freins [pour éviter les douleurs dans les bras et les épaules]. La hauteur de la selle est aussi très importante. Une selle trop basse va provoquer des douleurs aux genoux, alors qu’une selle trop haute ne va pas optimiser ta position et t’épuiser. »

C’est parti!

« [Le vélo] c’est un sport extrême! Il faut être conscient de ses capacités », annonce Michaël Couture. Frédérique Prince et Julien Schroder abondent en ce sens. Ce dernier se souvient d’ailleurs du jour où il a glissé sur une roche mouillée et s’est fêlé une côte. Ainsi, de nombreuses protections existent : genouillères, coudières, plastron, pantalons plus épais, et différents types de casques.

Si le casque est obligatoire sur la route, il est fortement conseillé dans les autres disciplines. Et des casques, il en existe plusieurs types. On en trouve des courts, d’autres qui descendent dans la nuque, ou même des full face, qui intègrent une visière devant le visage.

Sur le vélo de Michaël Couture, on retrouve différents accessoires. Des pédales à crampons, une selle qui se lève et s’abaisse, à l’aide d’un bouton, pour un maximum de confort, et un bear spray!

Photo : Manon Touffet

De nombreux types d’accessoires peuvent également accompagner le vélo : souliers, vêtements, freins colorés. Ziggy Reimer note que des souliers avec une semelle lisse vont être idéaux pour faire du vélo de montagne, car ils vont bien adhérer aux pédales. Pour le vélo de route, il existe des souliers spéciaux qui permettent de s’accrocher aux pédales pour rester en place.

Une selle plus souple, et donc plus confortable, sera privilégiée pour un vélo de route, alors qu’une selle plus rigide sera choisie pour un vélo de montagne « la plupart du temps, tu es debout sur un vélo de montagne, donc la selle a moins d’importance », affirme Ziggy Reimer.

Enfin, pour les vélos de montagne, les suspensions sont un des accessoires les plus importants à regarder, afin d’être confortable dans les descentes. C’est ce qui limite les mouvements du vélo et les impacts sur le haut du corps. Un vélo de montagne avec des suspensions en avant et en arrière sera donc beaucoup plus agréable à utiliser.

Pour Michaël Couture, il ne faut surtout pas oublier le porte-bouteille. Non pas pour y mettre son eau, mais pour y mettre son bear spray ! « On n’a vraiment pas assez d’espace dans le magasin pour proposer toutes les sortes d’accessoires qui existent! », conclut Ziggy Reimer.

À Icycle, de nombreux types de vélos et d’accessoires sont disponibles. Pourtant, selon Ziggy Reimer, il n’y a pas assez de place pour tout. 

Photo : Manon Touffet

Du vélo de montagne, oui, mais quelle discipline?

Cross-country

Le cross-country est la discipline olympique du vélo. Elle se pratique sur des parcours vallonnés mêlant montées techniques et descentes rapides.

Enduro

L’enduro, c’est un presque équilibre entre montées et descentes, avec un accent sur les descentes. Les montées se font en pédalant.

Vélo de gravier

Mi-route, mi-tout-terrain, le vélo de gravier est une discipline polyvalente qui rassemble chemins de terre, pistes en forêt et routes.

Descente

La descente est la version extrême du vélo de montagne. Elle se pratique sur des pistes très pentues, avec des sauts, des racines et des rochers. Les montées se font avec une remontée mécanique, telle que celle du mont Sima.

Michaël Couture, cycliste d’une trentaine d’années, pratique le vélo depuis son enfance et a décidé de s’installer au Yukon pour le cyclisme.

Photo : Manon Touffet

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