Molotov and Bricks, Triple J’s, Brewsters, Tattoos by Buzz… Les tatoueurs ne manquent pas à Whitehorse et un nouveau salon vient même d’ouvrir à l’angle de la 3e Avenue et de la rue Strickland. Steve Morin, le propriétaire de Pale Pony Tattoos, estime apporter une expérience et une création unique pour la clientèle de Whitehorse. « C’est un gros mixte [de clientèle au Yukon]. Il y a beaucoup de professionnels des agences d’assurances, beaucoup de monde qui travaille pour le gouvernement et des mineurs […]. C’est une grande diversité de 18 ans à 70 ans », explique le francophone.
Qu’on les préfère de formes et de couleurs différentes, réfléchis ou réalisés sur un coup de tête, les tatouages ont quelque chose qui relèvent de l’intimité. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les principales raisons d’un tatouage sont l’identification à un groupe culturel, l’esthétisme et les rituels religieux. Le tatouage demeure aujourd’hui un élément culturel très important dans certaines communautés. Le lieu de vie et l’évolution de la mode auraient également une influence non négligeable dans le choix d’un tatouage. Quant à eux, les Yukonnais semblent sans aucun doute avoir la nature dans la peau ou plutôt sur l’épiderme!
« [Ici], c’est beaucoup de tatouages réalistes : des animaux, des affaires de la nature ou reliées au Yukon, des loups, des oiseaux, des montagnes, etc. », raconte le tatoueur. Le tatouage réaliste est une technique particulièrement minutieuse. Les tatoueurs qui le pratiquent sont capables de créer de véritables chefs-d’œuvre sur la peau. « Je peux te montrer un tatou réaliste que j’ai fait sur ma jambe, il y a dix-huit ans et un que je viens de faire cette semaine. Tu vois la grosse différence, aujourd’hui, on peut mettre le portrait d’un humain sur la peau à cent pour cent, la technique a évolué. C’est une évolution que je n’ai jamais vue dans ma vie. Il y a des gars qui peuvent prendre une photo de ta face en couleur 100 %, et te le mettre sur la peau, tu verras pas la différence », explique Steve Morin qui a une expérience de près de 30 ans dans le tatouage.
Sur le plan de la sécurité sanitaire, les tatoueurs sont soumis au respect de la réglementation sanitaire du Bureau de la santé du Canada. « Il y a une procédure complète que nous devons suivre, et ce sont des procédures qu’ils renforcent tout le temps », raconte M. Morin. La décision de faire un tatouage présente des risques d’infections bactériennes, bien que cela arrive rarement. Les derniers chiffres à la disposition de l’Institut national de santé publique du Québec (INSP) relèvent qu’en 2004-2005, les centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont rapporté 34 cas d’infections à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) reliées au tatouage aux États-Unis. Un chiffre à afficher devant les 20 000 boutiques de tatouage pour prévenir les 40 millions de personnes tatouées aux États-Unis. L’INSP recommande de se faire tatouer par des professionnels du secteur.

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