Un rassemblement devant l’œuvre d’art en bronze du monument commémoratif des travailleurs et travailleuses du Yukon aura lieu le 28 avril prochain à midi au parc Shipyards.
« L’année dernière, les statistiques de la Commission de la sécurité et de l’indemnisation des travailleurs du Yukon ont indiqué qu’il n’y avait pas eu de décès de travailleurs et de travailleuses », indique Teresa Acheson.
En 2023, un travailleur a perdu la vie à la suite d’un accident du travail. L’année dernière, un pompier du Yukon a été emporté par un cancer professionnel.
Blessures invisibles
« Cette année, à l’occasion du Jour de deuil, les syndicats, le Congrès du travail du Canada et notre Fédération du travail rappellent aux employeurs et employeuses et à ceux qui veillent à la sécurité sur le lieu de travail que les blessures invisibles peuvent survenir sur le lieu de travail », rapporte Teresa Acheson.
La Fédération du travail du Yukon veut s’assurer de demander à tous les niveaux de gouvernement de prendre en compte les blessures et les risques au moyen de campagnes de sensibilisation du public.
« Il peut s’agir de légiférer sur les normes de qualité de l’air pour les travailleurs et travailleuses à l’intérieur, de veiller à ce que les membres du personnel sachent que les produits chimiques qu’ils et elles utilisent sont couverts par le SIMDUT [Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail]. Il peut s’agir également d’élever le niveau de formation au SIMDUT parmi les travailleurs et travailleuses et d’assurer une couverture cohérente des accidents du travail, y compris nos blessures invisibles, telles que la douleur chronique et le stress. »
« Je sais qu’il y a une particularité au Yukon, c’est qu’il y a une certaine couverture présumée pour les cancers professionnels, en particulier pour les pompier·ère·s, mais cette même couverture ne s’applique pas encore aux pompier·ère·s du territoire, et c’est une chose sur laquelle nous insistons, afin que ce soit aussi examiné », déplore la présidente.
En ce Jour de deuil, la Fédération du travail du Yukon rappelle quatre droits fondamentaux du personnel travaillant. Le droit d’être informé·e des risques sur le lieu de travail, le droit de participer aux activités de santé et de sécurité sur le lieu de travail, le droit de refuser un travail dangereux et celui de ne pas subir de représailles. Il est donc interdit aux employeurs et employeuses de pénaliser les travailleurs et travailleuses ou d’exercer des représailles à leur encontre lorsqu’ils et elles soulèvent un problème de santé ou de sécurité.
Teresa Acheson, présidente de la Fédération du travail du Yukon, souhaiterait la mise en place d’une couverture cohérente des accidents du travail, y compris les blessures invisibles, telles que la douleur chronique et le stress.
Élections fédérales
« Encore une fois, cette année, à l’occasion du Jour de deuil, nous voulons nous rappeler que nous sommes toutes et tous concerné∙e∙s, que nous avons tous l’obligation de faire mieux pour prévenir les accidents du travail et pour que les travailleurs puissent se rendre au travail et rentrer chez eux à la fin de leur journée de travail », souhaite Teresa Acheson.
« Le 28 avril est également le jour des élections fédérales. En plus de rappeler aux gens d’assister à la cérémonie du Jour de deuil ou de regarder la retransmission en direct, il faut se souvenir d’abord de nos travailleurs et travailleuses, les honorer toujours, mais aussi, bien sûr, savoir que c’est un jour d’élections fédérales et que tout le monde aura besoin d’une occasion de voter ce jour-là. Et lorsque vous voterez, demandez-vous si vous votez pour des candidat∙e∙s qui soutiendront les priorités de vos travailleurs et travailleuses », rappelle la présidente.
Un rassemblement devant le monument commémoratif des travailleurs et travailleuses du Yukon aura lieu le 28 avril prochain à midi au parc Shipyards.
IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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