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le Jeudi 20 février 2025 7:39 Chroniques

La mauvaise colline

Le petit village de Besisahar sur « la mauvaise colline. » — Photo : Xavier Racine
Le petit village de Besisahar sur « la mauvaise colline. »
Photo : Xavier Racine

Lorsque je voyage, j’essaie de connecter le plus possible avec la culture et le mode de vie local. Le transport en commun est un moyen parfait pour goûter à l’authenticité d’une région. Ici, au Népal, les longs trajets se parcourent en autobus sur des routes en état d’après-guerre qui rivalisent avec l’état de la route Dempster. Qui a déjà pris l’autobus au pays de l’Himalaya sait qu’un récit d’aventures est presque inévitable à tout coup. En voici une.

Le temps est venu de faire du bénévolat. Je pars donner un coup de main pour construire une école. Après une longue journée d’autobus, je commence à grimper la petite montagne telle qu’indiqué sur la description sur le site de bénévolat Workaway. Il y avait l’option de monter en tuk-tuk, mais je ressentais le besoin de bouger. Je venais de passer la journée assis dans un autobus. Ça monte et c’est à pique! Le soleil commence à se coucher alors que je n’ai grimpé que le tiers du dénivelé. Entre deux gouttes de sueur, je me rends à l’évidence : j’ai sous-estimé cette « petite montagne ». Pour ne pas inquiéter mon hôte, j’envoie une capture d’écran de mon progrès sur Google Maps, ainsi qu’un mot indiquant que je serai bientôt là malgré la noirceur. Sa réponse : « Mais où es-tu? » suivi d’un lien du chemin pour se rendre au « bon endroit ». Je suis à une heure de route en voiture du bon endroit, sur une montagne de l’autre côté de la vallée. Je suis à pied dans la noirceur au milieu de nulle part, dans la jungle. En fait, la description du site Internet menait à son ancien lieu de bénévolat.

En route vers l’école.

Photo : Xavier Racine

Finalement, il répond à mon appel à l’aide. Si je continue à grimper, je trouverai sa femme prête à m’héberger pour ce soir.

Alors, je continue à m’enfoncer dans la jungle fortement pentue à l’aide de ma lampe frontale. Je meuble le temps en envoyant quelques messages vocaux à des amis comme quoi je marche vers l’inconnu dans la jungle en pleine nuit!

Une heure et demie plus tard, j’arrive à ma destination improvisée. Une autre bénévole israélienne venait tout juste d’arriver, elle aussi dirigée sur la mauvaise colline comme moi.

Finalement, j’ai passé trois jours dans ce tout petit village perché sur les « piedmonts » des plus hauts sommets du monde. Ici, le temple se transforme en terrain de badminton en soirée. Un village charmeur avec vue imprenable sur des massifs aux pointes blanches tournant au rose juste avant la pénombre.

À suivre : L’aventure vers « la bonne colline. »

Suivez mon parcours sur Polarsteps (anglais) : bit.ly/4hEk723. Blogue à venir.

Bienvenue dans ma chronique tranche de voyage. Je vous partagerai des récits et des réflexions, alors que l’aventure dicte mon année nomade extrayukonnaise. Parfois drôle, parfois philosophique ou descriptif, je vous invite à voyager à distance avec moi pour l’espace d’un instant.

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