Micheline Marchildon est notamment connue pour les émissions Le Prochain stand-up, Trait d’humour, D’un rire à l’autre, Le sens du punch, Ça fait la job, Le Hé Ho Show et TFO 24.7.
Luc LeBlanc s’est fait connaître en 1992 avec le Pays de la Sagouine, où il est directeur général et artistique.
« Je suis comme un enfant à Noël [à l’idée de venir] », s’exclame Luc LeBlanc. En effet, l’humoriste va mettre les pieds au territoire pour la première fois. « J’ai fait toutes les provinces, j’ai insisté pour venir. […] Le Yukon, c’est le fun. Je voulais vivre l’expérience et comprendre pourquoi tout le monde reste », ajoute-t-il.
De son côté, Micheline Marchildon va redécouvrir le territoire. « Je suis déjà venue une ou deux fois il y a 20 ans. C’est toujours excitant [de venir au Yukon] », affirme-t-elle.
Cependant, les deux humoristes vont pour la première fois rencontrer le public yukonnais. Ainsi, pour Luc LeBlanc, il est important de se renseigner sur son lieu de production avant chaque spectacle. « Je me mets en scène dans des situations, donc je fais des recherches sur la région avant, et je veux montrer que j’ai fait des recherches », explique-t-il.
Il précise toutefois que la structure de son spectacle ne change pas. « Je parle de la cinquantaine, donc ça colle pas mal à toutes les régions », ajoute-t-il, indiquant que seules quelques plaisanteries sont adaptées en fonction du lieu où il se trouve.
Micheline Marchildon s’accorde en ce sens. « Il y a toujours quelques blagues qui sont adaptées. Mais je parle surtout de la francophonie en dehors du Québec, des différents accents et des différentes réalités », reconnaît-elle, affirmant ainsi que chaque personne peut se projeter dans son spectacle.
L’importance du français
Pour la Franco-Manitobaine, il est important de faire valoir le français. « En grandissant, c’était beaucoup la télé québécoise. Il n’y avait pas beaucoup de diversité, donc je veux parler de ça », explique-t-elle.
« Je ne suis pas né défenseur de la langue française », contredit Luc LeBlanc. « Mais la francophonie me touche beaucoup, et plus consciemment en vieillissant. J’ai grandi au Nouveau-Brunswick et les services en français, ce n’était pas la norme, puis ce n’était pas grave quand j’étais jeune. Aujourd’hui, je vis à Dieppe avec ma famille, la ville reconnue francophone du Nouveau-Brunswick. Je pense que, par ricochet, j’aborde ça dans mes shows. Je parle de quand on se trompe en anglais par exemple », développe le Néo-Brunswickois.
Pour Luc LeBlanc, le fait de faire son métier en français aurait même pu l’amener à quitter le Nouveau-Brunswick. « À l’université, on me disait “tu vas devoir aller au Québec”, et mon but n’était pas de rester ici, mais je me suis juste senti bien », indique-t-il avec sourire.
Une vocation
Pour les parents de Luc LeBlanc, il était important que ce dernier fasse un baccalauréat. « C’était certain que j’allais en théâtre », assure-t-il. Le francophone a donc obtenu un baccalauréat en théâtre. Il explique qu’à son époque, il fallait être bon en sport pour réussir à l’école. « C’est venu du fait que je devais m’adapter à l’école. Je faisais rire les autres et j’ai commencé à prendre goût à ça. Cela a grandi vers une vocation », ajoute-t-il.
Même schéma pour Micheline Marchildon. « Depuis toute petite, je regardais beaucoup la télé américaine et les sitcoms. J’ai toujours su que je voulais faire rire », indique-t-elle.
« Faire rire, c’est comme la musique. C’est une vibration partagée, une connexion avec les gens. Rire ensemble permet de faire descendre les frontières », complète la Franco-Manitobaine.
Quant à Luc LeBlanc, il rapporte que « l’humour, oui c’est un miroir de la société, mais, au-delà de ça, c’est un partage avec le public. J’aime être sur scène et raconter des histoires », conclut-il.
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