Marie-Eve MacKenzie-Plante est née et a grandi dans la ville de Québec. Elle nomme comme influence ses deux grand-mères. Une grand-mère avait sa propre compagnie au niveau de la vente de céramique et son autre grand-mère était enseignante en milieu rural. Ses parents sont tous les deux militaires.
Elle a étudié en sciences infirmières avant de joindre les rangs de la GRC, où elle a commencé à titre d’opératrice des télécommunications (au 911) en 2004 avant de devenir policière en 2008. Elle a travaillé par la suite au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta dans une gamme de rôles, dont enquêtrice et superviseure en crimes majeurs, enquêtrice sur les crimes financiers, sous-officière de la Section des enquêtes générales et a travaillé avec le groupe de répression de l’exploitation en ligne d’enfants et à la sous-direction des sciences du comportement.
L’inspectrice MacKenzie-Plante a également mené un changement organisationnel durant une affectation à titre de policière responsable des services de soutien avec le service policier de Saint John’s (Terre-Neuve-et-Labrador), le plus ancien service policier au Canada.
Une approche près de la communauté
Madame MacKenzie-Plante a rencontré son mari à Dépôt (NDLR, l’école de la GRC à Regina, Saskatchewan, où les cadet·es suivent une formation de base de 26 semaines). Il est bilingue et le français est sa deuxième langue. « Joindre la GRC pour nous autres est toujours une question de voyager, de diversité, puis de voir les différentes communautés. La langue, peu importe où tu es, est une grande force. […] Partout où j’ai servi, la langue m’a permis de communiquer avec les gens, que ce soit en anglais ou en français. C’est vraiment quelque chose qui est très puissant », explique-t-elle.
Elle mentionne que plusieurs différentes choses l’ont emmenée au Yukon, dont la communauté et l’aspect d’y trouver des personnes de partout dans le monde. « C’est bon d’entendre ta langue quand tu n’es pas à la maison et de dire que autant que la nourriture nous unit en tant que culture francophone, la langue nous unit également. La communication est tellement clé », ajoute la nouvelle arrivée au Yukon.
Pour son fils de 14 ans, qui va arriver au territoire en juin, il est important d’avoir accès à un système scolaire en français et de voir qu’il existe des soutiens à tous les niveaux. Madame MacKenzie-Plante a fait beaucoup de recherches et a eu des discussions avec son mari et son garçon avant de choisir de venir s’établir au Yukon et ajoute que « je ne serais pas ici au Yukon s’il n’y avait pas cette communauté francophone-là parce que la langue est tellement importante et je veux m’assurer que mon fils puisse bien parler en français et avoir des opportunités que moi j’ai eu à cause que j’ai deux langues. »
Ce qu’elle désire accomplir à son nouveau poste
L’élément le plus important pour madame MacKenzie-Plante reste la communication. Elle veut écouter et savoir ce que ses partenaires veulent et s’assurer que la force policière est bien soutenue. « Les jeunes policiers sont la génération future et ce sont eux qui vont éventuellement prendre mon poste. Donc, vraiment pouvoir leur donner des opportunités, puis de voir que les opportunités qu’ils ont ici au Yukon sont incroyables au niveau de tous les aspects, dont l’emplacement, le moral, toutes les choses qui sont disponibles. »
Elle désire également faire partie de la communauté, écouter ce que les gens veulent et connaître ce qu’ils attendent de la GRC. « Le plus que je découvre la communauté, le plus que je me rends compte de la diversité, pas juste au niveau de la francophonie. Il y a une représentation de partout à travers le monde ici. C’est incroyable de voir cette diversité et le sens de communauté », ajoute-t-elle.
Madame MacKenzie-Plante rappelle qu’il est possible de demander des services en français à la Gendarmerie royale du Canada au Yukon. « Si tu veux déclarer un incident traumatique dans ta langue de choix, comme le français, on peut accommoder ces choses-là. On a la capacité ici avec des membres francophones, donc c’est quelque chose qu’on peut définitivement accommoder si la personne le désire. Il pourrait y avoir des délais, mais normalement, dans la plupart de nos groupes de policiers, il y a toujours quelqu’un de francophone. »
Madame MacKenzie-Plante a toujours rêvé de travailler dans le Nord et elle est contente d’être au Yukon. Elle a hâte de commencer à travailler en collaboration avec les leaders communautaires, les agences partenaires, les communautés autochtones et la communauté francophone du territoire.
IJL – L’Aurore boréale
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