On a parfois l’impression que certaines personnes maîtrisent un savoir-faire depuis toujours, et cela peut nous déconcerter devant la facilité avec laquelle elles s’exécutent. On en deviendrait presque envieux·se. Puis on se dit : pourquoi pas moi? Après tout, si l’autre y arrive, je peux bien y parvenir aussi.
Pourtant, dans nos sociétés modernes, il est souvent plus simple de faire appel à un expert·e. Un simple coup de téléphone, et quelqu’un vient régler notre « problème ». Porté·e·s par l’impatience et la culture du « tout, tout de suite », l’idée de consacrer de longues heures à apprendre peut nous décourager rapidement. Aujourd’hui, nous avons parfois moins de temps, mais davantage de moyens. Alors, on confie à d’autres la réparation de notre voiture, de notre évier qui fuit, ou la gestion de nos finances.
Et certaines personnes l’ont bien compris : elles profitent des lacunes ou du manque de connaissances des autres pour en faire leur métier et offrir leurs services. Ils et elles ont perçu un « filon », identifié une demande dans la société et, parfois, créé leur propre entreprise pour venir en aide à celles et ceux qui en ont besoin.
On réalise parfois que ce n’est finalement pas si sorcier. Il suffirait de se retrousser les manches et d’oser se lancer pour acquérir ce savoir-faire. Mais, c’est toujours plus facile à dire une fois que l’on possède les connaissances et que l’on a compris le fonctionnement.
Comment y parvenir?
La fin d’année approche à grands pas, et il sera bientôt temps d’énoncer nos belles résolutions pour la nouvelle année. Quelle nouvelle expertise allons-nous choisir pour nous lancer du bon pied?
En fait, la question à se poser est par quoi commencer? Souvent, la tâche nous semble tellement immense que notre cerveau décroche. C’est trop vaste, trop flou, et notre cerveau réagit en générant une forme de résistance.
La solution? Y aller par étapes. Découper en quelque sorte cette tâche qui nous paraît titanesque. On veut courir un marathon? Eh bien, on augmente son entraînement petit à petit.
Il est difficile de rivaliser avec un·e athlète ou un·e artiste qui pratique une discipline depuis une décennie, parfois davantage. Son niveau actuel est le résultat d’un long travail. Et plutôt que de se comparer aux autres, sur les réseaux sociaux par exemple (le pire!), ou même à son entourage, il vaut mieux se rappeler que la seule personne que l’on cherche à dépasser… c’est soi-même.
Et, pour y arriver, ça prend de la patience, de l’endurance, et de la détermination.
On peut aussi adopter la méthode SMART (spécifique, mesurable, atteignable/acceptable, réaliste et temporellement défini) pour se fixer des objectifs de manière claire et efficace. Car on ne devient pas expert·e dans le domaine en un claquement de doigts.
On peut aussi demander de l’aide, et même faire appel à ces fameux·ses professionnel·le·s qui maîtrisent déjà la discipline.
Choisir une seule discipline dans laquelle on souhaite progresser, plutôt que d’en commencer plusieurs à la fois, afin d’éviter de se créer du stress inutile.
Qu’elle soit intellectuelle ou manuelle, cette richesse est accessible à soi-même et grâce aux autres. Dans son entourage ou dans son proche environnement, il y aura toujours quelqu’un, un·e ami·e, un·e mentor·e, une association, prêt·e et ravi·e de partager leurs connaissances.
Et puis, c’est aussi réaliser que nous avons, nous-mêmes, un savoir à partager que nous pouvons transmettre à notre tour.
Bref, il y aura toujours une personne pour vous tendre la main. Faut-il encore le faire savoir.
Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.