La séance a duré un peu plus d’une heure et a réuni plusieurs femmes venues partager leurs expériences d’immigration au Yukon.
La maison d’hébergement pour femmes souhaitait mener cette discussion « à travers une perspective féministe, conviviale et humoristique, tout en favorisant une réflexion collective sur les réalités vécues par les femmes immigrantes. »
La séance était organisée en plusieurs étapes. Après l’animation d’une activité brise-glace, une discussion a porté sur les défis d’adaptation et les apprentissages liés à l’immigration. Les animatrices ont invité les participantes à échanger sur le travail, la culture et sur la « survie sociale » dans le Nord. La discussion s’est terminée sur une note positive pour exprimer la fierté, la solidarité et la créativité. L’activité s’est clôturée par un repas offert par l’organisme.
Charlie-Rose Pelletier, coordonnatrice des projets en égalité des genres aux Essentielles, se dit ravie de voir que la communauté francophone se dote de ce genre d’initiative. « On devrait même s’en inspirer avec des rencontres plus informelles », reconnaît-elle. « Cela montre également qu’il y a des besoins de se rassembler et de partager leur réalité, ce qui est toujours un bon point de départ pour mobiliser les gens. »
Un espace chaleureux
Pierrot, qui participait à l’activité, rapporte avoir beaucoup apprécié cette initiative. « J’étais surprise à quel point on a toutes vécu des choses similaires parce que je n’ai jamais ce type de conversations avec les autres francophones à Dawson. »
Pour elle, cet événement renforce le sentiment de communauté. « En hiver, je trouve que ça a encore plus son sens parce que ça a juste permis de créer du lien, plus de connexion, d’avoir des discussions qui sont intentionnelles aussi sur des sujets. »
L’écoute et le partage ont été mis de l’avant, rapporte-t-elle. « Parfois, ça peut être le fun d’aller dans un espace où tu sais que tu es là pour partager, écouter et te faire écouter. Donc c’est vraiment une atmosphère différente que des événements sociaux où, habituellement, ce n’est pas la parole qui va être mise de l’avant. Par exemple, si tu vas dans un bar, ça peut être de la musique, ou si tu vas au KIAC, ça va être des films. »
Une prochaine rencontre aura lieu le 18 décembre et une autre est programmée en janvier.
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