Selon la CSFY et la FNSB, les fonds octroyés par le gouvernement arrivent trop tard pour permettre l’élaboration des budgets et la planification des prochaines années scolaires. Les deux commissions scolaires jugent également que le financement est insuffisant et inéquitablement réparti.
« Les informations dont nous disposons montrent clairement une répartition inéquitable des ressources qui discrimine les communautés rurales et éloignées », a déclaré Dana Tizya-Tramm, président de la FNSB.
« L’un des aspects clés et la particularité la Commission scolaire des Premières Nations sont que bon nombre de nos écoles, la majorité d’entre elles, se trouvent dans des communautés rurales et éloignées. Lorsque nous avons été créés, le ministère a simplement appliqué le financement existant des conseils scolaires, qui n’est pas comparable à ce que nous offrons dans le cadre de la Commission scolaire des Premières Nations. Il ne tient pas compte des différences entre la taille des écoles et le fait que la majorité de nos écoles se trouvent dans des communautés rurales isolées où les coûts sont beaucoup plus élevés », a complété Shadelle Chambers, commissaire à la FNSB.
« Le financement n’est pas suffisant pour assurer le fonctionnement des commissions scolaires », a constaté M. Tizya-Tramm.
« La Commission scolaire du Yukon a donc besoin d’une formule de financement transparente qui garantit un financement prévisible, opportun et équitable », a ajouté Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY.
Plusieurs appels à l’action
« Nous appelons tous ceux qui formeront le prochain gouvernement du Yukon à travailler avec nous à l’établissement d’une formule de financement transparente, réactive, prévisible et équitable pour toutes les autorités scolaires du Yukon », a déclaré Jean-Sébastien Blais.
Les commissions scolaires réclament une réforme de la gouvernance. « Il faut également établir une distinction claire au sein du ministère de l’Éducation entre les services ministériels et ceux qui sont réservés aux écoles gérées par le ministère. Par exemple, le transport scolaire, les services d’aide aux élèves, les services technologiques scolaires et la gestion des installations scolaires concernent les trois autorités scolaires », a-t-il ajouté.
Les deux commissions scolaires réclament en outre une plus grande transparence sur la manière dont l’argent est dépensé au ministère de l’Éducation et la reconnaissance des modèles éducatifs fondés sur la réconciliation par le gouvernement.
« Nous devons veiller à ce que le financement des commissions scolaires soit adéquat et leur permette de s’acquitter de leurs responsabilités », a conclu le président de la CSFY.
IJL – L’Aurore boréale
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