Depuis quand es-tu au Yukon et qu’est-ce qui t’a amenée au territoire?
Je suis arrivée au milieu du mois de septembre 2024. Ça faisait déjà quelques années que je pensais au Yukon. Sans vraiment connaître, il y avait quelque chose qui m’attirait dans ce territoire nordique. L’été dernier, je suis partie dans un long voyage à vélo avec mon conjoint.
On a commencé à réfléchir à traverser le pays, finalement on s’est dit pourquoi ne pas aller jusqu’au Yukon? On s’est renseigné sur la faisabilité d’un tel voyage, et on a décidé de débuter à Saint-Jean de Terre-Neuve, depuis Cape Spear au bord de l’océan Atlantique, le point le plus à l’est du Canada, pour se rendre jusqu’à Whitehorse.
Quel est ton parcours d’immigration? Qu’est-ce qui t’a amenée à cheminer vers la RP?
Je suis arrivée en 2018 pour reprendre mes études de maîtrise en sciences de l’environnement à Montréal. Le Canada n’a pas été tout de suite une histoire d’amour, les premiers mois ont même été une adaptation plutôt difficile. Puis un de mes cours m’a amenée à explorer le nord du Québec jusqu’au Nunavik. Ça a été un coup de cœur. Après cette expérience, j’ai décidé que je voulais rester. Toutes les escapades suivantes en dehors de la ville ont confirmé mon choix. J’ai entrepris les démarches pour obtenir la résidence permanente dès que j’ai pu au bout d’un an de travail après l’obtention de ma maîtrise. Je suis chanceuse, je l’ai obtenue en moins de trois mois. Prochaine étape, la citoyenneté!
Comment vis-tu ta francophonie yukonnaise?
Tellement bien! J’avais lu un peu avant de venir que la francophonie était bien vivante au Yukon et j’ai contacté l’AFY avant mon départ, mais je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’ai été agréablement surprise de pouvoir passer une si grande partie de mon temps quotidien en français. J’ai rencontré de supers ami·e·s dans la communauté francophone, je travaille en grande partie en français, et je peux faire des activités en français chaque semaine, j’adore ça! Il paraît que notre personnalité change en fonction de la langue dans laquelle on s’exprime, alors je suis contente de pouvoir être moi-même et me sentir si bien ici.
Comment vois-tu ton avenir si tu te projettes au Yukon?
Pour l’instant, le Yukon reste temporaire pour moi. C’est une très belle pause hivernale en attendant de pouvoir repartir à vélo. L’été prochain, je compte reprendre la route pour la deuxième partie du voyage qui devrait me permettre de me rendre au point le plus à l’ouest, à la frontière avec les États-Unis pour finaliser la traversée en reliant l’océan Arctique et l’océan Pacifique, et ainsi aller explorer le sud de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Pour la suite, j’envisage de peut-être aller passer un prochain hiver dans un autre territoire!
Ce publireportage vous est proposé par l’Association franco-yukonnaise en partenariat avec l’Aurore boréale. Il a été réalisé grâce à l’appui financier d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada dans le cadre de l’initiative de la Communauté francophone accueillante de Whitehorse.
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