Oh! Les belles couleurs qui ont paré les paysages des dernières semaines! Aucun doute : octobre et bel est bien là. Et la neige sur le haut des montagnes avoisinantes en est une preuve irréfutable. De même que celle qui tombait à Dawson il y a quelques jours.
Chaque année, les parures dorées des feuillus nous rappellent l’éclat qui a attiré tant de monde dans nos contrées nordiques, il y a de ça bien des décennies. Et si les routes pavées d’or n’avaient été en fait qu’une métaphore, pour mentionner les feuilles d’un jaune éclatant qui jonchent nos sentiers? Quelle merveille nous offre dame Nature en cette saison, comme un feu d’artifice avant la blancheur hivernale!
Saison de la chasse pour certain·es ou moment d’étiqueter nos petits pots de conserves bien empilés après un été d’abondance. On se prépare toutes et tous pour l’arrivée de la longue saison.
C’est aussi le bon moment pour ranger tout ce qui pourrait bientôt se retrouver enfoui, oublié sous l’épaisse couche de neige : outils, feuilles ou dernières récoltes…
Le mois d’octobre, mois des transitions, ressemble à des marches rapides qui nous mènent vers un autre niveau, plus bas, plus intimiste, plus propice à l’introversion : cet hiver qui approche à grands pas.
Peut-être que ce moment arrive à point nommé, après un bel été plein de soleil et d’abondance. Ou arrive-t-il peut-être un peu trop vite? Si les adeptes des sports d’hiver attendent les premiers flocons à grande hâte, d’autres redoutent cette longue retraite.
Octobre, dans toute sa puissance magique, apporte aussi une multitude de moments de mobilisation importants. C’est en effet un des deux mois qui comporte le plus de journées, semaines ou mois de sensibilisation, selon le site de l’ONU.
En effet, octobre est le Mois de l’histoire des femmes, mais aussi le Mois de la sensibilisation au cancer du sein (octobre rose). Il met sans conteste les femmes à l’honneur, dans toute leur force, leur résilience et leur vulnérabilité. En incluant aussi les plus jeunes d’entre nous, avec, le 11 octobre, la Journée internationale des jeunes filles.
Le premier jour du mois était la Journée internationale des personnes âgées. Le 2 octobre, la Journée internationale de la non-violence, le 4, la Journée d’action pour les FFDMAV et, le 5 octobre, c’était la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants.
Le 10 octobre sera la Journée mondiale de la santé mentale, essentielle en cette saison. Puisque plus de noirceur pénétrera dans notre quotidien, prenons conscience que, du même coup, elle pourrait entrer sans prévenir dans nos cœurs et nos esprits. La solidarité en cette saison est essentielle. Tenons-nous les coudes.
En ce qui concerne la solidarité, d’ailleurs, le 17 octobre sera la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.
Et enfin, toujours sous le thème féminin, le 18 octobre marquera la Journée de l’affaire « personne ». Cette journée nous rappelle qu’avant 1929, il y a donc moins de 100 ans, les femmes n’étaient pas reconnues en tant que personnes au Canada…
Si le groupe français Tryo chante Demain sera féminin, je peux sans hésitation seconder cette affirmation, car, sans équivoque, octobre le sera!
Enfin, j’aimerais souligner la semaine des PME, du 19 au 25 octobre prochain, qui fera l’objet d’un dossier spécial dans notre prochaine édition. Mais aussi, la Semaine nationale des journaux, du 4 au 10 octobre, qui, évidemment, nous tient beaucoup à cœur. Cette semaine rappelle l’importance du journalisme local : raconter ce qui se passe ici, maintenant, donner une voix à notre communauté et conserver une trace de notre histoire.
C’est ce que nous tentons de faire chaque jour. Le 13 octobre prochain d’ailleurs, aura lieu le Gala des Prix d’excellence de la presse francophone de Réseau.Presse, où l’Aurore boréale est en nomination dans cinq catégories. Une belle reconnaissance pour toute l’équipe, mais aussi pour toutes les personnes qui figurent dans nos pages.
Car, au fond, à quoi serviraient toutes ces journées de sensibilisation si personne ne prenait le temps de les rappeler? Les journaux contribuent à faire vivre ces rendez-vous, mais aussi à garder vivants les histoires, les voix et les enjeux de nos communautés. Ils nous permettent de nous souvenir, de réfléchir et, parfois, de ne pas laisser dans l’oubli ce qui mérite notre attention.
Tant qu’il y aura des gens pour faire des journaux et des gens pour les lire, tout cela continuera donc de circuler. Et même en octobre, ce qui est important ne pourra, finalement, jamais se retrouver enfoui sous la neige.
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