Le PCNP met à disposition une friperie où vous trouverez des vêtements de bébés et enfants gratuitement.
Les Essentielles ont à cœur de représenter et soutenir les personnes s’identifiant comme femmes franco-yukonnaises. L’association compte à ce jour trois employées, soit Nina Brandelik, directrice générale depuis 2025, Zoé Béthus, agente de développement communautaire depuis janvier 2026, et Diane Grillet-Aubert, coordinatrice du programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) depuis mai 2026.
Trente ans et toujours autant de pertinence
Les Essentielles ont fêté leurs trente ans en 2025 et la défense du droit des femmes reste, à l’heure actuelle, un enjeu important, estime Zoé Béthus. « Je pense que c’est comme partout en général, quand il y a une crise, c’est d’abord les droits des femmes qui sont remis en cause, donc c’est important de rester vigilantes », explique la jeune femme. « On risque de reperdre des droits en tant que femmes. Les Essentielles sont propriétaires du bâtiment et c’est une manière de gagner en indépendance, c’est important pour la pérennité de l’organisation et les services qu’elle offre », poursuit Diane Grillet-Aubert.
Trois volets pour des services adaptés à tous les besoins
« Nous avons trois programmes côte à côte », explique Mme Grillet-Aubert. « Nous avons d’abord le programme pour les familles, aussi appelé PCNP [programme national en nutrition prénatale, appelé ici Bébé en santé, avenir en santé] que je coordonne. » Il s’agit d’un programme pour les familles, de la grossesse jusqu’aux six ans de l’enfant, dont le but est d’offrir des services et des ressources. « Ce programme organise également des activités, comme du yoga pré et postnatal ou un atelier de cuisines pour les petits. » Au-delà de ces activités, ce programme a aussi des priorités stratégiques de prévention des dépendances, de prévention de l’exclusion, de l’intimidation et de l’isolement social pour promouvoir et soutenir de saines habitudes de vie », explique la coordonnatrice.
Zoé Béthus explique qu’il y a aussi le programme plus général pour les femmes et les personnes qui s’identifient comme femmes et qui parlent le français, peu importe le niveau de maîtrise de la langue. Il y a une activité communautaire par semaine, et aussi des activités sportives et culturelles.
Concernant le troisième programme, celui de la coordination pour l’égalité entre les genres, une quatrième personne rejoindra bientôt l’équipe « Nous faisons [notamment] partie de la Coalition du travail invisible au Canada, qui est une coalition d’organisations féministes pancanadiennes francophones et anglophones qui militent pour la reconnaissance du travail invisible qui est beaucoup fait par les femmes. Le travail invisible, c’est le travail qui est non rémunéré, mais qui participe au fonctionnement de la société et à l’économie du pays », mentionne Mme Béthus.
Les Essentielles se veulent toujours à l’écoute des besoins et souhaitent s’adapter en conséquence. Zoé Béthus en donne un exemple : « Nous allons aussi nous positionner sur la santé reproductive et sexuelle, car c’est un besoin qui nous a été communiqué par beaucoup de nos membres. »
Zoé Béthus (à gauche) et Diane Grillet-Aubert (à droite) dans la salle d’allaitement du PCNP.
Des nouveautés pour l’automne
En plus des activités habituelles, d’autres reprennent ou débutent cet automne. « Premièrement, nous avons un book club [club de lecture] les premières semaines de chaque mois », mentionne Zoé Béthus. « Il a pour objectif de rassembler nos lectrices autour de leur passion commune. On a aussi nos cours d’anglais qui ont recommencé le 5 octobre et ça a lieu toutes les deux semaines. »
Mme Béthus mentionne aussi une nouveauté : des projections de films, qui ont commencé le 25 septembre et qui auront lieu tous les mois. « L’objectif est de faire des activités un peu fun, mais qui permettent de semer des graines et de sensibiliser sur des sujets liés au droit des femmes. » Ces activités sont ouvertes à tout le monde, ajoute l’agente de projets, « Le but est aussi de faire venir nos collègues et amis masculins. »
L’organisme a aussi lancé en septembre une campagne de lettres qui permet aux femmes de s’exprimer sur ce qu’elles aimeraient que le gouvernement sache. « Elle sera ouverte jusque fin novembre. »
Diane Grillet-Aubert poursuit : « Concernant le PCNP, en octobre, novembre et décembre, nous serons à Haines Junction une fois par mois avec Romp and Run, un programme d’activités de bricolage, de musique, de cuisine et de jeu sensoriel. Il y aura aussi le premier Salon de la famille au Yukon le 17 octobre au CSSC Mercier », avant de conclure : « Prenez soin de vous et n’hésitez pas à venir nous voir! »
Le PCNP met à disposition une salle d’allaitement qui fait aussi office de salle de repos et de salle de jeux.
Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.