La docteure Michelle Dion a présenté un atelier sur l’endométriose auquel ont participé une quinzaine de personnes.
Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), l’endométriose se définit comme « une maladie inflammatoire caractérisée par la croissance de tissu semblable à l’endomètre à l’extérieur de l’utérus, qui provoque des douleurs pelviennes chroniques, des règles douloureuses, des rapports sexuels douloureux, des symptômes intestinaux et vésicaux, ainsi que l’infertilité. L’endométriose se trouve le plus souvent sur les ovaires, les trompes de Fallope, les ligaments utéro-sacrés et dans le tractus gastro-intestinal, mais a été observée sur tous les organes du corps, à l’exception de la rate. »
Toujours selon la SOGC, l’endométriose touche environ 10 % des femmes et a un impact sur la qualité de vie, la productivité et les relations des patientes, et entraîne des conséquences à long terme sur leur santé et leur bien-être en général. Cette maladie représente également un coût économique pour le système de santé, ainsi que des coûts indirects résultant de la symptomatologie et de la présentation de la maladie. Pourtant, une enquête de 2023 parue dans le Journal de l’Association médicale canadienne a révélé que seuls 7 % des Canadiennes ont reçu un diagnostic clinique d’endométriose et que le délai de diagnostic actuel est d’au moins cinq ans au Canada.
Un atelier pour démystifier
Le 10 novembre, l’atelier sur l’endométriose, qui s’est déroulé au local des Essentielles, a permis de défaire plusieurs mythes autour d’un problème beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit, souvent mal diagnostiqué ou diagnostiqué trop tard. Les participantes ont compris l’importance d’une prise en charge précoce pour éviter les complications. Cet événement a été organisé par Les Essentielles et le Partenariat communauté en santé (PCS).
La docteure Michelle Dion mentionne que de tels ateliers sur la santé sont essentiels « parce que, pour les francophones en milieu minoritaire, l’accès à de l’information fiable en santé, en personne et en français, reste limité. »
« Pouvoir comprendre clairement ce qu’on apprend, poser ses questions dans sa langue et recevoir des ressources fondées sur des sources canadiennes crédibles fait toute la différence », explique-t-elle. « La santé touche chaque individu, mais aussi les familles et l’ensemble de la communauté : mieux informer, c’est renforcer l’autonomie, la prévention et le bien-être collectif. La santé est vraiment l’affaire de tous. »
L’atelier s’est déroulé au local des Essentielles.
Nina Brandelik, directrice des Essentielles, mentionne l’importance d’avoir de tels événements en français pour permettre aux femmes franco-yukonnaises d’avoir un espace sécuritaire pour échanger, se rencontrer et se rendre compte qu’elles ne sont pas toutes seules à vivre cette expérience. « Puisque l’endométriose est encore méconnue, il y a beaucoup de contre-informations et de mauvaises informations qui circulent », déplore-t-elle.
« Pour les femmes franco-yukonnaises, on ne peut passer sous silence l’importance de recevoir de l’information dans leur langue première et de pouvoir avoir réponse à leurs questions en français », explique-t-elle.
Une quinzaine de personnes ont assisté au souper-conférence sur l’endométriose et elles étaient toutes engagées dans la présentation et les discussions qui ont suivi. Elles ont pu avoir réponse à leurs questions dans une ambiance chaleureuse. Il y a aussi eu des échanges sur les défis de tous les jours qui entraînent des répercussions sur le bien-être mental des femmes, dont la charge mentale, le travail, la santé.
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a préparé un site Web sur l’endométriose à l’adresse : TesRègles.ca
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