Gabrielle Dupont – Parti vert
Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter à ce parti?
Gabrielle Dupont : Pour ses valeurs et son désir de faire bouger les choses. Le statu quo, ce n’est pas pour le Parti vert. C’est aussi pour ces raisons que je me présente. J’en ai assez de nous voir jongler avec les mêmes problèmes, d’une élection à l’autre.
J’en ai assez des politiques qui nous divisent. Plus que jamais, nous avons besoin de nous rassembler. Gardons la tête bien froide et soyons clairs que tout le monde a sa place.
Quel est l’enjeu qui vous tient le plus à cœur?
G.D. : Ce qui me tient à cœur sont les mêmes choses que pour les Yukonnais. Je me préoccupe de ce qui se passe au sud de la frontière, de la crise des opioïdes et de l’itinérance. Je me préoccupe de nos médias locaux qui ferment leur porte.
La santé de notre secteur minier, le développement du tourisme responsable et de notre offre alimentaire locale sont parmi les dossiers sur lesquels j’aimerais travailler. Ce sont des secteurs importants pour renforcer la résilience du territoire.
Le Nord est grandement impacté par les changements climatiques, c’est un défi de compléter notre transition énergétique le plus tôt possible.
Quel aspect de la francophonie souhaiteriez-vous soutenir en priorité dans le cas où vous seriez élue?
G.D. : J’aimerais travailler sur le dossier de l’éducation postsecondaire en français au Yukon. Soutenir les projets pour développer l’offre.
L’immigration francophone est un dossier également important. Nous avons des objectifs que nous souhaitons atteindre. Donnons-nous les moyens de nos ambitions, mais surtout, faisons en sorte que les gens qui décident d’immigrer au Yukon puissent s’enraciner.
André Fortin – Parti populaire du Canada
Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter à ce parti?
André Fortin : Parce qu’il y a vraiment un malaise au Canada, au Yukon. Les gens n’ont plus confiance dans les institutions. Et puis, les partis politiques conventionnels, c’est toute la même chose.
Tout le monde se plaint, mais à un moment donné, il faut faire quelque chose. Puis j’ai dit, je vais me lancer en politique. J’ai étudié leur plateforme [Parti populaire du Canada] et puis c’est acceptable.
Quel est l’enjeu qui vous tient le plus à cœur?
A.F. : C’est la santé. La santé physique et aussi la santé mentale.
Il y a beaucoup d’alcoolisme, de drogue, de suicide. Et puis, tout le monde en parle, mais personne ne fait rien.
Quel aspect de la francophonie souhaiteriez-vous soutenir en priorité dans le cas où vous seriez élu?
A.F. : Aucune et toute. Notre parti, ce n’est pas un parti qui va te dire tu as de l’argent, puis tu fais ça avec. Notre parti, c’est de fonder la francophonie au Yukon. Peut-être un groupe qui supervise le tout, puis le dire, c’est vous les meilleurs juges de ça.
Ce sont les gens qui savent ce dont ils ont besoin. Ce n’est pas le gouvernement en haut qui dit, nous on a l’argent, puis si on vous donne l’argent pour ça, vous faites ça. Ça n’a aucun sens. C’est ce que font encore les partis traditionnels à Ottawa.
Note de la rédaction : André Fortin du PPC s’est retiré de la campagne.
Brendan Hanley – Parti libéral
Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter à ce parti?
Brendan Hanley : Je me représente au même parti que lors des dernières élections. Je crois que maintenant, j’ai l’expérience au cours des trois dernières années, d’avoir contribué à des investissements dans le Nord, dans le logement, les soins de santé, l’infrastructure, la population, les situations d’urgence. Donc, je veux m’engager à poursuivre ce challenge.
Quel est l’enjeu qui vous tient le plus à cœur?
B.H. : Dans les dernières semaines comme député, j’ai beaucoup voyagé dans la communauté et dans la collectivité, et je peux dire que la principale préoccupation maintenant est la menace économique imposée par l’administration de Trump. C’est aussi une vraie menace à notre fierté et à notre souveraineté, à notre sécurité.
Mais en même temps, on n’a pas oublié tous les autres enjeux, comme l’abordabilité, le coût de la vie, l’accès aux soins de santé, le manque de logement, la santé mentale et les besoins des aînés.
Quel aspect de la francophonie souhaiteriez-vous soutenir en priorité dans le cas où vous seriez élu?
B.H. : Je pense en général que, comme député, j’étais un champion pour la communauté francophone d’ici au Yukon. Il faut reconnaître que c’est une communauté très importante, très vibrante, qui participe beaucoup à l’esprit de la communauté yukonnaise, et c’est la troisième juridiction la plus importante au pays. C’est important de défendre les droits et les demandes de cette communauté. Pour être plus spécifique aux enjeux, je pense que c’est de continuer les investissements pour appuyer la communauté.
Je suis toujours à l’écoute de cette communauté. Donc, c’est vraiment pour continuer cette advocacy.
Jean-Michel Harvey – Parti Rhinocéros
*Jean-Michel Harvey n’avait pas de photo au moment de la publication.
Pourquoi Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter à ce parti?
Jean-Michel Harvey : C’est pour une raison qui est très simple, c’est pour stimuler le débat politique et le débat démocratique.
Le parti Rhinocéros est un parti qui a été créé dans cette optique. Ça fait 72 ans que le parti existe. Ils n’ont jamais élu personne au Parlement. J’ai choisi ce parti parce qu’il donne un petit peu carte blanche pour présenter la campagne que je souhaite. Je n’ai pas vraiment de ligne de parti à suivre.
Ce sont des gens qui savent où aller.
Quel est l’enjeu qui vous tient le plus à cœur?
J-M.H. : En étant au Yukon, on est un petit peu à l’écart, donc ce que je souhaite avant tout, pour tous les Yukonnais, c’est qu’ils puissent trouver du bien-être ici.
Quel aspect de la francophonie souhaiteriez-vous soutenir en priorité dans le cas où vous seriez élu?
J-M.H. : Il y a peut-être une chose qui pourrait être améliorée c’est la programmation en français à CBC pour la rendre un petit peu plus musicalement attractive pour les francophones.
Sinon, on n’entend pas assez le français, à peu près 14 % de la population au Yukon peut s’exprimer en français. Et je pense qu’être francophone au Yukon, c’est un peu une victoire, comme aller à l’école [en français]. Peut-être étendre les programmes francophones, d’avoir un peu plus d’ouverture pour l’université yukonnaise, pour que certains étudiants puissent trouver leur compte en étudiant dans les études supérieures au Yukon.
Note de la rédaction : En date du 3 avril, M Harvey s’est retiré de la campagne électorale.
Ryan Leef – Parti conservateur
Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter à ce parti?
Ryan Leef : J’ai choisi de me présenter pour le parti parce que je crois que nos valeurs et l’importance que nous accordons à des politiques fiscales fortes sont saines.
Je pense que nous sommes les mieux placés pour non seulement faire la promesse d’une vie abordable, mais aussi pour tenir ces promesses. Je pense qu’il est facile pour les autres partis de faire certaines promesses, mais ils ont prouvé qu’ils n’étaient pas capables de les tenir. Je pense que nous sommes clairement en mesure de faire des promesses avec un plan bien pensé et de les tenir.
Quel est l’enjeu qui vous tient le plus à cœur?
R.L. : Le plan conservateur rendra les logements et la vie quotidienne plus abordables, améliorera notre commerce interprovincial et notre accès au marché intérieur, et fera en sorte que certains des rêves des gens redeviennent réalité, et plus particulièrement le rêve de nos enfants et de nos petits-enfants d’être propriétaires d’une maison.
Je pense donc que notre objectif premier est de remettre les Canadiens et Canadiennes sur pied, de leur permettre de conserver une plus grande partie des salaires qu’ils ont durement gagnés et de retrouver une vie confortable et abordable.
Quel aspect de la francophonie souhaiteriez-vous soutenir en priorité dans le cas où vous seriez élu?
R.L. : La seule chose que je puisse vraiment faire, en tant que député, c’est de continuer à exposer et à accroître les contributions de la communauté francophone au développement à long terme de notre territoire. Ainsi, nous apprécierons davantage la contribution de longue date de la communauté ici au Yukon.
Et lorsque nous sommes en mesure de le faire, je pense que cela suscite un plus grand sens de l’engagement communautaire et inspire la prochaine génération de francophones.
Katherine McCallum – Nouveau Parti démocratique
Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter à ce parti?
Katherine McCallum : Je suis attirée par le NPD en raison de ses valeurs. L’idée d’un accès véritablement universel aux soins de santé, d’un accès aux soins dentaires et d’un régime public d’assurance-médicaments me passionne et je sais qu’elle changerait la vie de nombreux Canadiens. Je suis fière du bilan du NPD en matière de santé, de logement et de tant d’autres dossiers dans lesquels il s’est battu pour les Canadiens.
Quel est l’enjeu qui vous tient le plus à cœur?
K.M. : La santé. Des milliers de Yukonnais n’ont pas de médecin de famille et l’accès aux soins primaires est vraiment insuffisant dans le territoire. La situation ne va pas s’améliorer sans de grands changements au niveau fédéral. Le gouvernement fédéral est le principal bailleur de fonds des soins de santé, et il doit faire un grand pas en avant.
Quel aspect de la francophonie souhaiteriez-vous soutenir en priorité dans le cas où vous seriez élue?
K.M. : Je sais que l’accès aux soins de santé en français est une question importante pour notre communauté francophone et, encore une fois, un aspect pour lequel le gouvernement fédéral pourrait fournir plus de soutien pour la formation et les programmes.
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