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le Jeudi 12 février 2026 7:54 Francophonie

La fresque du Centre de la francophonie fera bientôt peau neuve

L’œuvre représentera le fleuve Yukon à travers les saisons. Les différentes saisons symbolisent à la fois l’histoire, la nature, le lien à la terre. Les détails de la symbolique seront présentés lors du dévoilement, prévu le 15 mai prochain. — Photo : Maryne Dumaine
L’œuvre représentera le fleuve Yukon à travers les saisons. Les différentes saisons symbolisent à la fois l’histoire, la nature, le lien à la terre. Les détails de la symbolique seront présentés lors du dévoilement, prévu le 15 mai prochain.
Photo : Maryne Dumaine

La Société des immeubles franco-yukonnais (SIFY) a franchi une étape majeure dans son projet de revitalisation visuelle. Le 27 janvier dernier, un comité de sélection a arrêté son choix sur le projet artistique qui ornera bientôt le Centre de la francophonie à Whitehorse.

Deux propositions ont été faites auprès de la SIFY. L’appel d’offres avait été lancé il y a quelques mois.

Une offre proposait la rénovation et la mise à jour de l’actuelle fresque, tandis que l’autre proposait une œuvre complètement nouvelle. C’est cette dernière, la proposition du duo formé par Aurore Favier (Papery Moose), artiste résidente de Carmacks, et Maya Chartier (Akassiyah), résidente de Haines Junction, qui a été retenue pour remplacer l’œuvre actuelle, vieille de 18 ans.

Une vision tournée vers l’avenir et l’inclusion

« Le comité avait une grille de sélection à suivre, qui servait aussi à alimenter les discussions », explique Yannick Klein, directeur adjoint de l’Association franco-yukonnaise, qui coordonnait le projet de choix de la murale. L’expérience de travailler avec des jeunes, notamment, devait être considérée, car l’implication des jeunes d’Émilie-Tremblay et de Mercier faisait aussi partie des critères.

« Les deux projets en lice ont démontré d’excellentes compétences dans ce domaine, et ont aussi tous les deux coché les cases en matière de gestion et en expérience murale », explique le directeur adjoint. Pourtant, puisqu’il fallait faire un choix, le comité a été séduit par l’originalité et le « renouveau » apportés par le projet d’Aurore Favier et de Maya Chartier. Leur concept s’inspire du fleuve Yukon et des quatre saisons pour illustrer l’évolution de la communauté.

Le choix s’est largement fondé sur la capacité de l’œuvre à refléter les nouveaux axes stratégiques de la francophonie yukonnaise : le rapprochement avec les Premières Nations et l’inclusion de la diversité, tout en respectant l’héritage historique. « On souhaitait que le Centre de la francophonie représente l’ensemble des francophones du Yukon, c’était un point important. »

Yannick Klein passe en revue l’offre qui a remporté le contrat. L’œuvre représentera le fleuve Yukon à travers les saisons. Les différentes saisons symbolisent à la fois l’histoire, la nature, le lien à la terre. Les détails de la symbolique seront présentés lors du dévoilement, prévu le 15 mai prochain.

Photo : Maryne Dumaine

Yannick Klein ajoute : « bien sûr, c’est une œuvre d’art, donc il s’agit beaucoup d’interprétation. »

Ce projet a été jugé « frais » et percutant par quatre des cinq membres du comité, composé de représentant·es diversifié·es de la communauté, soit Angélique Bernard, Jeanne Beaudoin, Dakota Bernard, Justin Ziegler et Jean-Christophe Ménard.

Un projet communautaire et éducatif

Fidèle à sa vocation communautaire, la réalisation de la fresque impliquera directement la jeunesse. Dès la fin février 2026, des élèves de l’École Émilie-Tremblay participeront à des ateliers pour nourrir le projet d’idées. La phase de création se déroulera en avril à l’extérieur, sur le terrain du CSSC Mercier, où les artistes travailleront de concert avec le comité d’art de l’école.

Le dévoilement officiel est prévu pour le 15 mai 2026, lors de la Journée de la franco-  phonie yukonnaise.

Préserver l’histoire : l’avenir de l’ancienne fresque

La fresque actuelle, symbole historique réalisé il y a près de deux décennies, ne disparaîtra pas pour autant. Le comité et la SIFY ont exprimé la ferme volonté de conserver cette œuvre marquante. Un plan est en cours d’élaboration pour financer sa rénovation et lui trouver un nouveau lieu d’exposition, potentiellement aux Archives du Yukon ou sur un autre bâtiment. L’artiste Marie-Hélène Comeau a d’ailleurs donné son accord pour participer à cette restauration.

IJL – L’Aurore boréale

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