Les Néo-Canadien·ne·s du Yukon à la suite de leur cérémonie.
Un total de quinze personnes de cinq différentes origines ont participé à la cérémonie de citoyenneté canadienne. Dans une ambiance de célébration et de soulagement, le français rayonnait de tous les coins. Le comité organisateur, les politicien·ne·s et les spectateur·trice·s qui sont venus pour célébrer leurs ami·e·s n’ont pas hésité à faire rayonner la langue de Molière. Plus de la moitié des nouveaux citoyens et nouvelles citoyennes sont des francophones qui résident au Yukon depuis des années.
« C’est une fierté »
Florian Bosc vit au Canada depuis plus de sept ans. « Depuis que nous avons eu notre résidence, on voulait devenir des citoyens. C’est un parcours naturel pour nous. On a été bien accueillis ici, avec une bonne qualité de vie. On voit notre vie ici », affirme-t-il.
« Cette journée, pour moi, c’est le fait d’appartenir à une nouvelle nation », ajoute-t-il. Florian Bosc se sent particulièrement fier d’avoir fait sa cérémonie au parc Shipyards. Il met en valeur qu’il n’y a qu’une seule cérémonie de citoyenneté de ce genre organisée par année à Whitehorse.
« Très fier »
Justin Ziegler et Otto Ziegler sont arrivés au Canada avec un PVT (Programmes Vacances-Travail) pour vivre deux ans au Canada. Ils ont décidé de passer trois mois au Yukon et finalement c’est devenu cinq ans. « L’important, pour moi, c’est le vrai sentiment d’appartenance », exprime M. Otto.
« La citoyenneté, c’est l’étape finale », ajoute Justin Ziegler. Les deux nouveaux citoyens canadiens se réjouissent de la double citoyenneté, particulièrement avec les élections en France qu’ils suivent de très près. « Ce n’est pas très glorieux. On se dit que nous avons bien choisi le Canada », commentent-ils sur la situation dans leur pays natal.
« Avec tout ce qui passe en France, on n’a pas trop envie de rentrer », déclare Justin Ziegler.
Plus qu’un passeport
Laureen Laboret et Vincent Bonnay savaient depuis longtemps qu’ils voulaient passer leur vie au Canada. « Lorsque j’étais aux études, j’ai eu la chance de vivre un an au Canada, il y a quinze ans », dit Laureen Laboret. Des années plus tard, à la suite de leur voyage à New York, ils se disent qu’ils ne veulent plus rester en France. « Six ans plus tard, on se sent ici comme chez nous. Le Canada représente des valeurs importantes à nos yeux », déclare Laureen Laboret.
« Et, aujourd’hui, nous sommes des Yukonnais », affirme-t-elle avec fierté et des larmes sèches sur les joues. Ils ajoutent qu’ils ont célébré la cérémonie avec les gens qu’ils connaissent depuis leur première semaine ici.
Sentiment très partagé
Virginie Saspiturry est arrivée au Canada il y a sept ans. Après un long processus d’immigration, elle célèbre sa citoyenneté canadienne. « Un parcours qui n’a pas été le plus simple à cause de la COVID, mais au moins ça m’offre la double identité », souligne-t-elle.
« Je suis maintenant Franco-Canadienne et Française », affirme-t-elle fièrement.
Néanmoins, elle exprime avoir un sentiment partagé. « C’est un parcours dont je suis très fière, mais, en même temps, j’ai une pensée pour toutes les personnes qui, pour des raisons climatiques, politiques ou socioéconomiques, n’ont pas cette chance de choisir entre deux pays et sont obligées de fuir leur pays d’origine. Moi, je n’étais pas obligées de partir », déclare-t-elle, avec un sentiment de solidarité.
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