le Mardi 16 juillet 2024
le Jeudi 9 mars 2023 7:35 Francophonie

Des nouvelles de l’après-Yukon

Johanne Lorraine Lamontagne - Stéphanie Burchell - Martin Poirier — Photos : fournies
Johanne Lorraine Lamontagne - Stéphanie Burchell - Martin Poirier
Photos : fournies
Beaucoup de personnes se sont impliquées auprès de la communauté franco-yukonnaise lors de leur passage au pays du soleil de minuit. Voici le deuxième volet d’une série de portraits, pour en savoir un peu plus sur ce que ces personnes sont devenues après avoir quitté le Yukon.

La communauté franco-yukonnaise continue de grandir en nombre. Elle est alimentée par les naissances locales, mais surtout par l’arrivée toujours constante de nouvelles personnes de tout âge en quête d’un emploi ou d’aventure.

Selon une étude menée en 2010 par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, la durée moyenne de séjour au Yukon varie entre quatre et cinq ans avant que les individus ne prennent la décision de retourner dans leur lieu d’origine de façon temporaire, sporadique ou permanente.

Photo : Fournie

Johanne Lorraine Lamontagne

Johanne rêvait depuis l’enfance d’aller un jour au Yukon. Au total, elle aura deux occasions de séjourner au nord du 60e parallèle et réaliser ainsi son rêve.

Johanne se rend pour la première fois au Yukon à l’hiver 2008, pour un contrat de trois mois au sein de l’AFY à titre d’agente de projet. Puis, en 2010-2011, pour travailler de nouveau pour l’AFY, mais cette fois-ci comme directrice par intérim du secteur de développement économique.

Une fois ce deuxième contrat terminé et son rêve réalisé, Johanne est retournée chez elle au Québec en 2011. Aujourd’hui, elle habite toujours à Montréal où elle vit un autre rêve, celui de romancière.

Son premier ouvrage, La constellation de Simone, sera publié sous peu alors que son deuxième roman est actuellement en développement.

« J’ai le Yukon tatoué dans le cœur pour toujours. D’ailleurs, je lui fais un joli clin d’œil dans mes deux romans. J’ai de bons amis yukonnais et je suis abonnée au journal l’Aurore boréale, que j’ai grand plaisir à lire sitôt que je le reçois », confie-t-elle.

Photo : Fournie

Martin Poirier

Martin Poirier avait initialement quitté le Québec pour aller explorer les Rocheuses de l’Ouest canadien. En route vers sa destination, il ne cesse de rencontrer des gens qui lui parlent du Nord, et plus précisément du Yukon. C’est au fil de ces discussions qu’il décide, en 2005, de prendre à son tour la route pour se rendre au nord du 60e parallèle.

Il n’a jamais regretté son choix et habitera au Yukon jusqu’en 2019. La nature nordique, aime-t-il raconter, l’a à jamais transformé, tout comme la communion qu’il a vécue avec sa grande famille yukonnaise qu’il s’est créée.

Martin aura occupé différents postes durant ses années yukonnaises, dont celui de gestionnaire en bâtiment pour la Société des immeubles franco-yukonnais (SIFY). Mais ce sera surtout à travers sa profession de massothérapeute qu’il se démarquera.

Martin a quitté le Yukon afin de se rapprocher de sa famille qui habite à Québec. Aujourd’hui, il exerce toujours le métier de massothérapeute spécialisé en kinésithérapie dans la ville de Québec.

« Tous les gens que je côtoie en ce moment à Québec, ce sont ceux que j’ai connus au Yukon. Ces amitiés représentent de belles connexions que je garde précieusement, elles sont importantes. »

Photo : Fournie

Stéphanie Burchell

Stéphanie est arrivée au Yukon au printemps 1999, munie d’un sac à dos et de son vélo. Elle réalisait enfin son souhait d’habiter dans le Nord, un projet qui avait germé quand elle étudiait à Montréal et regardait la série télévisée américaine « North Of 60 », très populaire dans les années 1990.

Au premier soir de son arrivée à Whitehorse, elle découvre la maison rose, l’ancien bâtiment qui abritait l’Association franco-yukonnaise (AFY). Au même moment, elle fait également la découverte du Café-Rencontre, qui allait lui permettre de tisser de précieux liens d’amitié.

Stéphanie Burchell occupera au fil des ans différents postes au Yukon, dont celui à la co-direction de l’organisme Les Essentielles de 2000 à 2002. C’est aussi au Yukon qu’elle s’initie au théâtre, qui deviendra rapidement sa nouvelle passion. C’est d’ailleurs pour son désir de suivre une formation dans ce domaine à Ottawa qu’elle décide de quitter le territoire en 2004.

Pendant plus de cinq ans, Stéphanie fera partie de la troupe Théâtre Dramamuse qui l’amènera à performer de façon régulière au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, près d’Ottawa.

Depuis 11 ans, Stéphanie habite à Vancouver, où elle travaille dans une école d’immersion comme aide-enseignante.

Depuis son départ du territoire, elle ne cesse d’y retourner sporadiquement pour de courtes visites. « Le Yukon est l’endroit où je me suis fait des amis chers à mon cœur. C’est un endroit où je me dis que j’aimerais de nouveau habiter un jour. »