Le service Formation de l’Association franco-yukonnaise a mené une étude il y a quelques mois sur les besoins de formation dans le cadre du projet panterritorial de postsecondaire. Les intérêts des jeunes francophones et ce qu’ils veulent étudier ont été analysés. La Journée Inspiration Carrière s’inscrit dans cette continuité pour venir nourrir la curiosité exprimée.
Une activité liée au choix de carrière
Céline Dewez, gestionnaire en emploi et établissement à l’Association franco-yukonnaise, fait partie des personnes qui organisent l’événement. « J’avais envie de faire des activités liées au choix de carrière », nous dit-elle, « et de sensibiliser sur les carrières atypiques dans le cadre du Mois de la carrière. Ce qu’on entend par carrières atypiques, ce sont les parcours atypiques ou les carrières moins médiatisées, qui ont moins de visibilité auprès des jeunes. »
« Les jeunes francophones qui veulent faire un parcours postsecondaire, qu’il soit universitaire ou autre, doivent sortir du territoire et vont souvent passer plusieurs années en dehors. De ce fait, ils vont potentiellement commencer une carrière professionnelle en dehors du territoire. Or, le territoire a besoin de travailleurs et travailleuses et de personnes qui le connaissent », explique Mme Dewez.
« Le but est aussi de démontrer aux jeunes qu’on peut avoir des carrières très intéressantes au Yukon, sans que ce soit des carrières qu’ils connaissent déjà », ajoute-t-elle. Sont visés les parcours académiques, mais aussi les parcours non académiques et les parcours de reconversion, qui peuvent, selon elle, tout autant inspirer les jeunes générations.
Cette activité s’adresse aux jeunes de dix, onze et douzième année qui sont « à une étape de leur vie où on leur demande de faire des choix qui peuvent impacter tout leur avenir, ce qui est extrêmement stressant », continue Mme Dewez. « Un des objectifs de la matinée est donc aussi de les déstresser, de pouvoir discuter de manière informelle avec des professionnel·les de tous secteurs et d’avoir un espace pour poser toutes leurs questions. Cela constituera un bon complément au cours de carrière qui fait déjà partie de leur programme scolaire », explique-t-elle.
« À ce stade rien n’est encore confirmé concernant les domaines représentés », indique Mme Dewez. « On fera en sorte de trouver un équilibre entre les domaines une fois que nous aurons reçu toutes les demandes de participation. J’ai cependant ma wishlist. J’aimerais qu’on ait des représentants de l’environnement ou des représentants du domaine artistique comme des cinéastes ou des graphistes. Pourquoi pas aussi avoir quelqu’un qui vit de sa passion ou des représentants de métiers essentiels comme des mécaniciens, plombiers ou charpentiers. »
Quelle perception du côté des élèves?
Dakota Bernard, coordinatrice culturelle et communautaire au CSSC Mercier, a accueilli cette idée avec enthousiasme. « Tout le monde a trouvé ça chouette au sein de l’école. Comme dans n’importe quelle école, on voit souvent les mêmes choses et ça peut leur permettre de découvrir des métiers auxquels ils n’auraient pas pensé. Du côté des élèves, il n’y a pas de raison que ça ne se passe pas bien, d’autant plus que ça a lieu pendant une journée de cours habituelle », dit-elle.
Elle mentionne aussi que l’activité ne sera pas réservée seulement aux élèves du CSSC Mercier. Les autres écoles francophones sont aussi invitées, mais l’événement s’adresse également aux jeunes scolarisés en immersion francophone, ce qui « peut leur ouvrir plus de portes, comme ils parlent deux langues, et susciter plus d’inspiration de voir des carrières en français », continue-t-elle.
Quels résultats peuvent être espérés à la suite de la Journée Inspiration Carrière?
Pour Mme Dewez, l’idéal serait que « le service de formation ou que la conseillère en orientation des écoles participantes reçoit des demandes d’information sur certains des secteurs qui ont été représentés et qu’une certaine curiosité naisse de cette activité », mentionne-t-elle.
Céline Dewez envisage de refaire cette activité tous les deux ans, « pour continuer de sensibiliser les jeunes et tenir compte des besoins du territoire sur le long terme », conclut-elle.
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