La présidente de la CSFY, Véronique Maggiore, a souligné que les 30 dernières années de l’organisme ont été consacrées à la construction et que les 30 prochaines seront consacrées à l’épanouissement.
La dernière année sous le signe de la vitalité
« J’ai été contente de voir le grand nombre de candidatures aux élections scolaires de novembre 2025. Cela représente un signe certain de la vitalité de notre communauté. Les commissaires de la CSFY ont aussi profité des élections territoriales pour lancer une campagne de sensibilisation politique visant tous les partis territoriaux confirmant le positionnement stratégique et les avancées de notre commission scolaire », mentionne Véronique Maggiore.
Pour Marc Champagne, directeur général de la CSFY, la dernière année a permis de faire le point sur le plan stratégique 2024-2028 de l’organisme, de poursuivre les travaux du comité sur l’utilisation de la technologie, des écrans et de l’intelligence artificielle et de continuer l’accès à des services en français dès la petite enfance.
« Nous sommes également fiers de nos partenariats solides avec les divers acteurs de l’éducation et de notre engagement envers la réconciliation avec les Premières Nations du Yukon. Nous avons lancé un projet pilote d’autochtonisation du programme d’études qui vise à intégrer les perspectives, les savoirs et les réalités des Premières Nations dans nos écoles », a expliqué le directeur général.
États des lieux en matière d’infrastructure
Marc Champagne a présenté un survol rapide de l’état des bâtiments de la CSFY, des tendances démographiques au Yukon et de la planification des infrastructures scolaires et des services de garde de la Commission scolaire francophone du Yukon pour les dix prochaines années.
« Nous sommes ici au CSSC Mercier et, je le redis, c’est une des plus belles écoles au Canada. […] Nous avons dépassé notre capacité et sommes rendus à 174 élèves. Deux classes modulaires sont prévues pour la rentrée 2027. Cela devrait augmenter notre capacité d’environ cinquante élèves », mentionne le directeur général.
Scott Kent, ministre de l’Éducation, était présent à l’assemblée annuelle de la CSFY.
Présent à l’assemblée annuelle, Scott Kent, ministre de l’Éducation, a mentionné que le Yukon a grandi de 26 % au cours des dix dernières années. « C’est la plus haute croissance au pays. Nous avons ajouté environ 1 100 élèves, dans toutes nos écoles durant cette période, mais nous n’avons malheureusement pas ajouté 1 100 places dans nos écoles. Nous reconnaissons l’urgence pour des portatives au CSSC Mercier et nous avons déjà alloué de l’argent dans le budget de cette année pour cela », indique le ministre.
Enseigner les métiers
M. Kent ajoute qu’une autre priorité en rapport avec le CSSC Mercier est de trouver un espace pour enseigner les métiers. Il reconnaît que cela faisait partie de la première entente et que le gouvernement travaillera à trouver une solution. « J’apprécie vraiment l’équipe de la CSFY et du CSSC Mercier, qui apporte des solutions constructives. Le rapport sur les infrastructures est important pour nous dans notre planification au cours des prochaines années. »
Une école primaire qui déborde
Pour l’École Émilie-Tremblay, 241 élèves étudient dans un bâtiment de 30 ans. Il n’y a plus d’espace sur le terrain pour d’autres portatives et plusieurs projets d’entretien doivent être faits à cette école au cours des deux prochaines années, tels que la réfection du toit, l’amélioration du débarcadère et du stationnement et le drainage autour du terrain de l’école.
« À Dawson, nous avons le Programme Confluence, qui compte 16 élèves de la maternelle 4 ans à la 7e année. Nous prévoyons que les locaux seront suffisants pour environ deux autres années, car nous anticipons une augmentation du nombre d’élèves. Nous allons bientôt manquer d’espace », informe le directeur.
La Garderie éducative du petit cheval blanc à Copper Ridge compte 45 élèves, le maximum alloué selon l’espace. Il y a une liste d’attente de plus de 100 enfants. Le bâtiment de 29 ans requiert de l’entretien régulier.
L’édifice du 478 Range Road à Takhini loge les bureaux de la CSFY, de l’École Nomade et de la nouvelle garderie de 28 places qui ouvrira bientôt ses portes.
Vers une deuxième école primaire
Selon le Bureau des statistiques du Yukon, la population de Whitehorse et de Dawson a augmenté de 29 % et de 19 %, respectivement, depuis 2015. L’organisme prévoit que les collectivités de Whitehorse, Dawson et Haines Junction vont continuer de croître de façon importante dans les années à venir.
« Selon les données du Recensement 2021 de Statistique Canada, le Yukon est la seule région du Canada où le pourcentage des francophones face à la population générale est en croissance. Donc, notre communauté francophone grandit plus rapidement que le reste de la population. »
Selon des projections que le directeur général a présentées, d’ici l’année 2030, le CSSC Mercier fera face à une crise d’espace. « Comparativement aux autres écoles, la CSFY ne peut refuser l’admission aux ayants droit. […] Face à cette situation, la solution serait de construire une deuxième école primaire dans le nord de la ville d’ici 2036. Cela permettrait de diviser les élèves du primaire, incluant les jeunes de septième année qui vont actuellement au CSSC Mercier, dans les deux écoles de niveau élémentaire. Au cours des deux prochaines années, nous allons collaborer avec le gouvernement pour identifier une réserve éducative pour cette future école », explique M. Champagne.
La CSFY voit grand
Une autre priorité à court terme pour la CSFY est l’achat de l’édifice situé au 478 Range Road. « Nous louons en ce moment et les propriétaires veulent vendre. […] Nous avons une option d’achat avec les propriétaires qui se termine en décembre 2026. Il faudrait boucler l’achat vers la fin de mars 2027. On doit avoir la permission du gouvernement du Yukon pour acheter l’immeuble et avoir une hypothèque », raconte M. Champagne.
Pour Dawson, il est envisagé d’ouvrir une garderie, un service de garde scolaire. « On a toujours dit que notre vision pour Dawson incluait une garderie. On croit vraiment que toute école francophone en milieu minoritaire doit avoir une garderie en français. On travaille actuellement à identifier des possibilités d’espaces qu’on pourrait utiliser pour une garderie. C’est une priorité à court terme pour nous », explique le directeur général.
« C’est excitant pour la Commission scolaire francophone du Yukon. On a vraiment de beaux projets et on a déjà mis beaucoup de choses en place pour le court terme. Ça va être de garder le momentum et de continuer à travailler projet par projet pour réaliser cette vision-là. D’ici à 2036, il va y avoir beaucoup de belles choses et on pourra se mettre à rêver à une autre planification pour les dix prochaines années », conclut M. Champagne.
IJL – L’Aurore boréale
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