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le Jeudi 5 novembre 2026 6:49 Culture

Sash, un artiste aux multiples projets

Jocelyne Baribeau, lauréate du prix Artiste francophone de l’année aux Western Canadian Music Awards 2026, Raphaël Freynet, directeur du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), et Sash, artiste et créateur de MONDE À PART à BreakOut West à Victoria. — Photo : Fournie
Jocelyne Baribeau, lauréate du prix Artiste francophone de l’année aux Western Canadian Music Awards 2026, Raphaël Freynet, directeur du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), et Sash, artiste et créateur de MONDE À PART à BreakOut West à Victoria.
Photo : Fournie

De Victoria à l’Alberta, en passant par les écoles, l’artiste franco-yukonnais Sylvain-Henri Simard revient à Whitehorse après plusieurs mois riches en rencontres et en créations.

Sylvain-Henri Simard, surnommé Sash, a multiplié les expériences artistiques au cours des derniers mois. Entre rencontres professionnelles, résidence de création et projets musicaux et littéraires, l’auteur-compositeur-interprète poursuit son exploration de différents univers artistiques.

Des rencontres musicales à BreakOut West

Sash a reçu une invitation de la Société Chant’Ouest pour participer, à titre de chanteur-compositeur-interprète, au volet francophone de BreakOut West, à Victoria, du 30 septembre au 4 octobre. Ce rendez-vous de l’industrie musicale canadienne lui a permis de rencontrer d’autres artistes et des professionnel·les du milieu.

« C’est toujours un moment où l’on vient renforcer nos liens entre artistes. On se donne des trucs et des astuces. Ce qui était super cette année, c’est qu’il y avait un volet francophone organisé par la Société Chant’Ouest. Cela nous a permis de recevoir des formations qui répondent à la réalité des artistes de l’Ouest et du Nord qui s’expriment en français. Et par la même occasion, j’ai eu de beaux échanges avec l’artiste yukonaise Claire Ness », détaille M. Simard.

L’artiste ajoute une petite anecdote. « J’ai fait une rencontre assez improbable à Victoria avec Raymond Breton, un artiste visuel établi depuis 1981 à Whitehorse que je ne connaissais même pas! Et on a prévu de se voir bientôt… Il habite à dix minutes de chez moi, dans le coin de Takhini… C’est un peu mon nouvel artiste-mentor! »

Sash (à droite) et l’artiste-peintre Zoong lors de l’événement Entr’ARTS 2026 à Gull Lake.

Photo : Ariane Mahrÿke Lemire

Une résidence pour sortir de sa zone de confort

Quelques semaines plus tôt, Sash avait participé à l’édition 2026 du programme Entre’ARTS, à Gull Lake, en Alberta, du 27 août au 7 septembre. Cette résidence de création interdisciplinaire, organisée tous les deux ans par le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), a réuni des artistes francophones professionnel·les et émergent·es du Nord et de l’Ouest canadien.

« Mon expérience a été très enrichissante. J’étais le seul artiste du nord du 60e parallèle. Cela m’a permis non seulement d’échanger avec d’autres artistes, mais aussi d’être appuyé par des artistes mentors. Cette année, il y avait une brochette d’artistes vraiment remarquables. C’est toujours un moment très inspirant. J’en suis sorti hyper motivé », explique-t-il.

Pour l’artiste, ces résidences offrent aussi un espace propice à l’expérimentation. « Ce que je trouve remarquable aussi, c’est que ça nous permet l’espace d’être pleinement plongé dans nos créations et aussi d’être poussé, qu’on sorte de notre zone de confort. Je me suis commis à développer l’art audiovisuel, donc la vidéo, le montage, puis aussi la littérature », ajoute-t-il.

Il s’agissait de sa cinquième participation à ce programme. Il en a profité pour travailler à une préquelle littéraire de son projet de science-fiction multimédia Mission Altaïr — dont le nom fait référence à l’une des étoiles les plus brillantes de la constellation de l’Aigle. « J’avais déjà une œuvre, puis j’ai essayé de raconter l’histoire autour de cette œuvre-là. » Mêlant littérature, musique, chanson et vidéo, Mission Altaïr entraîne le public dans une aventure en direction de la face cachée de la Lune.

Ève, l’intelligence artificielle de la saga de science-fiction Mission Altaïr, un univers artistique qui utilise la fiction pour réfléchir à notre et l’avenir de l’humanité.

Photo : Fournie

Un parcours entre musique et éducation

Auteur-compositeur-interprète, Sylvain-Henri Simard détient un baccalauréat en éducation musicale. En 2003, il a également obtenu un diplôme de l’École nationale de la chanson, une école de formation pour les auteurs-compositeurs-interprètes de la francophonie. Son parcours fait ainsi dialoguer musique, éducation et création, trois domaines qui se retrouvent dans les différents projets qu’il développe.

En parallèle de ses projets artistiques, Sylvain-Henri Simard poursuit donc avec passion son travail dans le milieu scolaire. Résident du Yukon depuis neuf ans, il travaille à l’École Émilie-Tremblay comme enseignant contractuel et suppléant.

Il a enseigné dans les trois territoires nordiques, une expérience qui lui a permis de mieux connaître les réalités des élèves. Il a également mené des projets de création avec eux et effectué plusieurs tournées dans des écoles au Canada pour y présenter ses chansons originales.

En septembre, il s’est notamment rendu dans des écoles de l’île de Vancouver, dans la région de Nanaimo, pour animer des ateliers autour de MONDE À PART, un des projets qu’il a développés il y a quelques années.

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« Dans tous mes projets dans les écoles, je parle de l’univers des jeunes pour pouvoir les amener ailleurs. […] J’aime créer de l’espérance et de l’action et amener les jeunes à croire à un avenir fiable et désirable », conclut l’artiste.

IJL – L’Aurore boréale

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