le Jeudi 2 juillet 2026
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le Jeudi 2 juillet 2026 7:50 Éducation et jeunesse

L’engagement communautaire : un projet gagnant-gagnant pour les jeunes

La Brigade jeunesse pour la protection de l’environnement (Y2C2) est un programme de formation et d’emploi axé sur le travail et l’apprentissage dans le domaine de l’environnement destiné aux étudiantes et étudiants yukonnais. Chaque été, seize jeunes aident des communautés à mener à bien des projets de conservation. — Photo : Gouvernement du Yukon
La Brigade jeunesse pour la protection de l’environnement (Y2C2) est un programme de formation et d’emploi axé sur le travail et l’apprentissage dans le domaine de l’environnement destiné aux étudiantes et étudiants yukonnais. Chaque été, seize jeunes aident des communautés à mener à bien des projets de conservation.
Photo : Gouvernement du Yukon

Beaucoup de personnes choisissent de s’impliquer activement dans l’amélioration de leur milieu. Et cela concerne aussi les nouvelles générations. Que ce soit à l’école, au sein d’associations, ou dans le cadre de programmes, beaucoup de jeunes contribuent au développement collectif, mais aussi à leur propre épanouissement.

La Brigade jeunesse pour la protection de l’environnement (Y2C2) travaille ici à l’aménagement d’un sentier.

Photo : Gouvernement du Yukon

Le programme Y2C2 (Brigade jeunesse pour la protection de l’environnement au Yukon) recrute chaque été 16 jeunes (huit du secondaire et huit autres au niveau postsecondaire). Créé dans les années 1990, ce programme a pour objectif de les impliquer dans des activités de conservation et de leur faire découvrir différentes carrières dans le domaine de l’environnement.

« C’est donc une situation gagnant-gagnant pour les étudiant.es et pour les communautés du Yukon », estime Lauren Wonfor, coordinatrice des programmes jeunesse au ministère de l’Environnement. En effet, les personnes participantes répondent à des besoins concrets du territoire.

Les projets, proposés par divers membres de la communauté, comme des municipalités ou des Premières Nations, varient : travaux de peinture, d’entretien, ou encore de la collecte de données environnementales pour les jeunes du postsecondaire.

River Horne, aujourd’hui étudiant en arts visuels au Collège Champlain au Québec, a participé lors de ses études secondaires au programme Y2C2 (Brigade jeunesse pour la protection de l’environnement au Yukon). Il en garde de bons souvenirs.

Photo : Fournie

River Horne et Sophie Gendron ont participé à ce programme durant l’été de leurs études au secondaire.

River, aujourd’hui étudiant en arts visuels au Collège Champlain au Québec, a notamment participé à l’entretien de chemins de randonnée et de jardins communautaires à Mayo, une communauté au cœur du Yukon. Une expérience qu’il a beaucoup appréciée. Même constat pour Sophie, actuellement étudiante au programme Fish, Wildlife and Recreation à l’Université Simon Fraser, à Burnaby (Colombie-Britannique). Selon la jeune femme, en plus de lui permettre d’acquérir de nouvelles compétences, cela lui a donné l’occasion de pratiquer son anglais.

Pour Lauren Wonfor, le programme Y2C2 permet aux jeunes d’apprendre à travailler en équipe, et de développer des compétences en leadership. « Les jeunes ont l’occasion de voyager à travers le Yukon et cela leur permet donc de découvrir d’autres endroits que leur lieu de résidence et de rencontrer les porteurs de projets communautaires et de travailler à leurs côtés. »

Se découvrir en s’impliquant

D’autres jeunes décident de s’impliquer dans leurs communautés de façon bénévole. Ces expériences leur permettent de mieux se connaître et de savoir un peu plus ce qu’ils et elles aimeraient faire à l’avenir.

Jean-Christophe A. Ménard, élève en 12e année au CSSC Mercier, a été bénévole de nombreuses fois. Selon lui, ces expériences lui ont offert l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de développer des compétences.

Photo : Fournie

Jean-Christophe A. Ménard, élève en 12e année au Centre scolaire secondaire et communautaire Paul-Émile Mercier (CSSC Mercier), en témoigne. Très impliqué dans la communauté, il compte déjà de nombreuses expériences de bénévolat dans son parcours. Il a notamment participé à des événements de l’Association franco-yukonnaise (AFY) et à la confection de paniers pour la banque alimentaire de Whitehorse. Il a également été serveur lors de la cérémonie des finissants et finissantes de son école et a participé à l’entretien des chemins de randonnée dans la région de Carcross.

Pour lui, faire du bénévolat représente une « bonne opportunité » pour apprendre. « J’aime beaucoup apprendre de nouvelles affaires, interagir avec du monde », partage-t-il. « Ça me fait sortir de chez moi et créer des liens avec de nouvelles personnes ». Le bénévolat lui permet également de découvrir des métiers et d’acquérir de nouvelles compétences.

« Le bénévolat, ça aide la communauté, mais pour moi, ça aide aussi à me construire, à savoir ce que j’aime », souligne-t-il.

« Toutes les expériences que j’ai eues avec différents programmes, les différentes activités que j’ai faites, ça m’a aidée à sortir de ma zone de confort, devenir un leader », partage Sophie.

Impact sur la communauté

En plus de contribuer à leur développement personnel, l’engagement de ces jeunes permet de soutenir directement des organisations ou des projets qui manquent parfois de ressources. « Le programme Y2C2 aide beaucoup les entreprises, ou des organisations qui n’ont pas nécessairement assez d’argent », souligne Sophie. « Ils peuvent appliquer pour le programme et le gouvernement paye pour notre salaire. »

Le programme Y2C2 aide beaucoup les entreprises, ou des organisations qui n’ont pas nécessairement assez d’argent. 

— Sophie Gendron

Sophie Gendron, étudiante au programme Fish, Wildlife and Recreation à l’Université Simon Fraser, à Burnaby (Colombie-Britannique), occupe cet été, pour une seconde fois, un emploi au sein de la Brigade jeunesse pour la protection de l’environnement au Yukon (Y2C2).

Photo : Fournie

Pour la jeune femme, l’implication des jeunes est bénéfique à l’ensemble de la société. « S’il y a plus de personnes qui décident d’explorer qui elles sont elles-mêmes, ça aide la population au total. Si tout le monde comprend qui ils sont et quel rôle ils peuvent avoir, ils peuvent aider à prendre l’initiative [de s’impliquer]. »

River abonde dans le même sens. « D’autres personnes vont voir que tu es impliqué, eux aussi vont peut-être le faire ». Ainsi, s’engager dans la communauté peut inciter d’autres jeunes à s’impliquer à leur tour.

Cependant, Jean-Christophe aimerait que les opportunités de bénévolat soient plus visibles. « Il faut chercher les informations. Il faudrait peut-être avoir des flyers… surtout pour les jeunes de l’école » avant de conclure que « la communauté francophone au Yukon est très choyée d’avoir une bonne communauté qui est là pour faire du bénévolat. » 

IJL –  L’Aurore boréale

 

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