Sitka Land-Gillis explique que les événements les plus importants pour son entreprise sont les grandes compétitions de ski de fond.
Sitka Land-Gillis, 10e année
Pour financer la conception de son algorithme pouvant prédire quel type de fart à ski utiliser en fonction de la météo, Sitka Land-Gillis, élève de 10e année, a lancé Wax it to Win it, une entreprise offrant des services de cirage aux athlètes de ski de fond de Whitehorse. « Je propose deux niveaux de farts », explique Sitka. « Un, c’est le niveau compétitif pour les skieurs plus locaux qui veulent un avantage dans les courses locales et l’autre, c’est le niveau plus élevé, avec un fart de plus grande qualité pour les skieurs qui font des compétitions nationales ou pour les équipes nationales. »
Bien que soutenu par son frère aîné et son entraîneur de ski, Sitka se souvient que le début de son entreprise a été difficile. « Les premières courses [où j’offrais mes services], » raconte-t-il, « il n’y avait vraiment pas beaucoup de personnes, mais avec chaque course, les gens donnaient de bons commentaires et en parlaient à leurs amis, alors il y avait de plus en plus de personnes qui voulaient mes services. »
Le jeune entrepreneur ajoute que son âge a parfois été un obstacle pour lui. « Je trouve que c’est plus difficile de faire valoir sa crédibilité quand on est plus jeune », déclare-t-il. « C’était difficile au début, mais lorsque les gens savaient que “ah oui, il sait comment cirer des skis”, c’était mieux. »
Son bilinguisme lui permet de « communiquer et connecter » avec une clientèle plus diversifiée.
En plus de boucles d’oreilles, Delphine Beaupré vend également des œuvres de macramé.
Delphine Beaupré, 10e année
C’est en observant sa mère que Delphine Beaupré a été inspirée par la fibre de l’entrepreneuriat. « Ma mère avait commencé à faire des boucles d’oreilles, alors je me suis dit que ce serait une opportunité pour commencer et, maintenant, j’ai ma propre entreprise », raconte-t-elle.
Depuis trois ans, Delphine parcourt donc les petits marchés et les foires locales pour vendre ses créations faites à la main. Bien que l’expérience soit enrichissante, l’élève de 10e année admet que l’entrepreneuriat n’est pas sans ses défis. « C’est quand même dur d’avoir le matériel nécessaire pour faire ma marchandise, et pour être présentes aux marchés, il faut réserver une table vraiment en avance, alors ça demande beaucoup d’organisation. »
Heureusement, Delphine peut compter sur le soutien de sa famille et de sa communauté. « Les gens étaient très positifs et ils m’encourageaient. Je ne dirais pas qu’[être jeune dans le domaine de l’entrepreneuriat] c’est un avantage, mais ce n’est pas une mauvaise chose non plus ». Sa mère contribue d’ailleurs à la visibilité de l’entreprise à travers une page Facebook. « Je sais que ce n’est pas la meilleure manière de faire de la publicité, mais ça marche, donc je le prends! », blague Delphine.
La jeune artisane souligne également que, même si son entreprise est enracinée dans la communauté franco-yukonnaise, elle « vend à tout le monde. »
William Pacaud explique que ses contrats de musique sont très reliés avec son espoir de devenir un musicien professionnel. « J’explore d’autres domaines parce que je sais que c’est vraiment difficile de réussir là-dedans, mais je pense que je m’enligne bien sur mes affaires et j’espère vraiment pouvoir vivre de la musique ». Il a joué en novembre dernier en première partie des Hay Babies, au Centre des arts du Yukon.
William Pacaud, 11e année
William Pacaud raconte que sa carrière en musique a été encouragée par son professeur de guitare, Roxx Hunter. « Il a trouvé que j’étais assez correct pour aller jouer des concerts, et il m’a invité sur scène avec lui. »
Depuis, l’élève de 11e année offre ses services musicaux à quiconque en a besoin, adaptant toujours son jeu en fonction de son contrat. « Parfois, les gens ont besoin de musique d’ambiance [ou] ils veulent quelqu’un pour donner un show… J’essaie de diversifier le plus possible ». Le plus grand défi pour lui demeure la recherche de contrats. « S’il n’y a pas de monde qui cherche à faire des concerts, et s’il n’y a pas de spectacle, je fais moins d’argent. C’est pour ça que dès qu’il y a une opportunité de faire un concert, je la prends. »
Être jeune dans le milieu ne lui apporte ni avantage ni obstacle. « Je n’applique pas à des places qui n’acceptent pas les jeunes. Je ne joue pas dans les bars, par exemple, mais sinon, ce n’est pas vraiment un problème. Je pense que c’était [un avantage] quand j’étais pas mal plus jeune, parce que le monde me trouvait cute, mais maintenant que je suis plus vieux, j’ai besoin de m’appliquer plus fort. »
La francophonie du jeune musicien occupe une grande place dans sa carrière. « Je pense que je peux aider à bien représenter la communauté francophone au Yukon, et je suis content de faire ça », déclare-t-il.
Je pense que les gens sont plus enclins à acheter si on peut communiquer avec eux grâce à leur langue.
Dans le futur, Loreto Mateo-Sotil aimerait développer son entreprise pour « présenter [son] travail à un plus grand public. »
Loreto Mateo-Sotil, 10e année
Le sens de l’entrepreneuriat de Loreto Mateo-Sotil est né d’une passion de longue date pour les arts visuels. Après trois ans de travail et d’évolution, l’élève de 10e année possède maintenant une entreprise de commandes de tableaux, de kiosque de dessins dans des foires artisanales et d’une boutique d’illustrations sur la plateforme Etsy.
Souvent débordée, elle exprime que son plus grand obstacle est le manque de temps. « Je suis généralement très occupée par l’école et le sport, donc je n’ai pas beaucoup de temps pour peindre et je dois me débrouiller comme je peux. » Loreto est heureusement très soutenue par sa mère. « Elle vient à mes marchés artisanaux, elle gère l’argent et elle veille à ce que tout se passe bien », explique-t-elle.
Même si la plupart de sa clientèle parle anglais, la jeune artiste affirme que son bilinguisme trouve également son utilité dans son entreprise. « L’année dernière, au salon des artisans, j’ai rencontré une personne qui parlait français et je lui ai dit “Oh, je parle français aussi!” et on a commencé à discuter. Je pense que les gens sont plus enclins à acheter si on peut communiquer avec eux grâce à leur langue ». Elle considère que sa jeunesse lui sert d’avantage, car « les gens aiment soutenir les jeunes artistes locaux qui souhaitent apprendre. Ils nous voient nous améliorer au fil des années et sont vraiment impressionnés et ravis de nous voir dans les foires. »
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