Pour la commissaire du Yukon, Adeline Webber, la réconciliation est sur la bonne voie dans le territoire.
Il y a dix ans, la Commission de vérité et réconciliation publiait un rapport final intitulé Honorer la vérité, réconcilier pour l’avenir. Il s’agissait de 94 appels à l’action pour remédier aux séquelles laissées par le système des pensionnats et pour faire progresser le processus de réconciliation.
La réconciliation concerne toute la société canadienne et les institutions du pays. Selon Adeline Webber, commissaire du Yukon depuis 2023 et membre de la Première Nation des Teslin Tlingit, la réconciliation est en bonne voie dans le territoire. Même s’il reste du travail à accomplir, elle estime que le processus en cours au Yukon est non seulement important, mais aussi encourageant.
« La réconciliation est sur la bonne voie, vous savez, comparée à ce que nous avions dans notre jeunesse ici au Yukon. Nous allons de l’avant parce que je pense qu’avec les revendications territoriales, tout le monde est impliqué », explique-t-elle lors d’une entrevue.
À chacun son processus de guérison
Cependant, il est important, selon Mme Webber, de reconnaître que les survivants des systèmes de pensionnats n’ont pas tous souffert de la même façon et que le chemin de la guérison peut être plus long pour certaines personnes. « Chacun en est à un stade différent de son processus de guérison. Certains d’entre nous ont déjà bien avancé, d’autres viennent tout juste de commencer. Nous devons en être conscients et les aider », affirme celle qui a été élève du pensionnat Whitehorse Baptist Indian Mission School. Cet établissement a été ouvert de 1947 à 1960.
« Reconnaître le passé est fondamental », selon Eva Aariak, commissaire du Nunavut, « mais regarder vers l’avenir est essentiel. Aujourd’hui, nous devons commencer à relever certains des défis auxquels ont été confrontées de nombreuses personnes qui ont vécu dans les pensionnats et ont subi des traitements injustes, comme les peuples de l’Arctique et bien d’autres encore. Il faut avoir une vision plus optimiste de l’avenir, car nous devons tourner la page et relever les défis », précise-t-elle.
Enfin, pour la gouverneure générale Mary Simon, originaire du Nunavik, « le 30 septembre offre l’occasion de réfléchir ; mais c’est aussi une journée d’action durant laquelle les citoyens et les citoyennes canadiennes peuvent concrétiser la réconciliation dans leur vie quotidienne. Apprendre des erreurs du passé et construire des relations fondées sur le respect et la compréhension entre les peuples autochtones et non autochtones est l’une des façons de faire avancer la réconciliation à l’échelle locale.
Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
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