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le Jeudi 10 septembre 2026 7:58 Santé

Du soutien en santé mentale pour les élèves du CSSC Mercier à Whitehorse

Helen Anne Roberts, conseillère, et Anie Desautels, enseignante de français et d’arts visuels, travaillent au CSSC Mercier.  — Photo : Angélique Bernard
Helen Anne Roberts, conseillère, et Anie Desautels, enseignante de français et d’arts visuels, travaillent au CSSC Mercier.
Photo : Angélique Bernard

Selon les dernières données de Jeunesse, J’écoute, l’organisme a vu une augmentation des appels et des textos de la part de jeunes des territoires. Cette augmentation était de 64 % au Yukon, de 25 % aux Territoires du Nord-Ouest et de 17 % au Nunavut. L’école secondaire francophone met l’épaule à la roue pour soutenir la santé mentale de ses élèves.

Anie Desautels, enseignante de français et d’arts visuels au CSSC Mercier à Whitehorse, pense qu’il y a probablement un lien à faire entre le fait que le personnel enseignant parle de plus en plus de la santé mentale en classe et l’augmentation des appels aux lignes d’écoute. L’idée, selon elle, est d’enlever le tabou et d’être en mesure d’exprimer ses sentiments.

Les arts visuels comme outil de santé mentale

Dans le cadre de sa maîtrise en thérapie en milieu scolaire, Anie Desautels a discuté avec Helen Anne Roberts, conseillère au CSSC Mercier, de l’idée d’offrir un club arts et bien-être après l’école, sur une base volontaire. « Nous voulions aller chercher des élèves qui avaient déjà un intérêt pour les arts visuels et leur montrer que les arts visuels, c’est aussi un outil de santé mentale. L’année passée, on avait entre huit et dix élèves », mentionne l’enseignante.

Le club a repris ses activités au début septembre. « Les ateliers sont vraiment axés sur se connaître, connaître nos émotions, et comment utiliser les arts comme une façon saine de faire du ménage dans ses idées, d’exprimer des choses. Je m’inspire beaucoup des arts thérapeutiques pour le choix des activités. On fait de la méditation, de la relaxation, de la visualisation, on discute d’un thème de santé mentale », détaille Mme Desautels.

Elle a pu voir que le club a eu des effets positifs sur certain·es élèves. « Juste avoir un carnet et noter et dessiner ses pensées, utiliser le neurographisme. Ultimement, nous voulons donner des outils de santé mentale aux élèves de 7e à 9e année maintenant. Quand le gros stress va arriver plus tard, ils seront mieux outillés et pourront se rendre compte que ce n’est pas un tabou de dire qu’on n’est pas bien. Ils seront mieux sensibilisés à leurs besoins », explique-t-elle.

Cercles de parole et de pratiques restauratives

Helen Anne Roberts mentionne que l’idée des cercles de parole et de pratiques restauratives est venue d’une idée de projet de fin d’études Capstone d’une élève de 12e année, il y a deux ans. « Elle a suivi des ateliers, elle s’est instruite sur comment gérer des cercles avec l’approche réparatrice. Donc, elle a créé des cercles de connexion pour apprendre à se connaître, parler des stress et des choses plus personnelles au sujet du bien-être. Elle a présenté un guide au personnel enseignant pour bien soutenir les élèves au niveau du bien-être et de la santé mentale », explique Mme Roberts.

Bien que ce projet pilote soit terminé, la conseillère explique que des cercles continuent dans les classes. « En 7e année, on a une spécialiste en bien-être qui travaille avec une enseignante et elles font des cercles une fois par semaine dans le but de créer une connexion, une compréhension de comment on peut s’écouter et se parler. Le but vraiment est de créer de l’empathie, de s’entendre, d’écouter et de se faire entendre. On parle de l’impact d’un conflit et de ce qu’on peut faire pour réparer les relations », mentionne-t-elle.

« Ce sont de bons outils pour les élèves pour comment ils vont fonctionner dans leurs vies après, dans leurs couples, dans leurs emplois. Ça sert partout, cette approche réparatrice. Ça guide toutes tes décisions. C’est un mode d’emploi de relations », renchérit Mme Desautels.

Les deux femmes mentionnent également l’importance des différents clubs à l’école. « Les clubs à notre école, c’est extraordinaire! Cette partie-là, ça crée des liens. Si les jeunes veulent être impliqués, ils peuvent être impliqués dans quelque chose. Il y a des clubs pour toutes sortes de personnalités », conclut Mme Roberts.

IJL – L’Aurore boréale

Ressources disponibles

Pour les élèves et les familles, en matière de santé mentale :

Jeunesse, J’écoute : accessible jour et nuit : 1-800-668-6868 ou par texto au 686868 (PARLER)

  Ligne d’aide en cas de crise de suicide : 9-8-8, appels téléphoniques ou textos

Services de soutien à l’enfance, à la jeunesse et à la famille du Yukon : 867-456-3838

  Ligne de soutien de l’Association canadienne pour la santé mentale au Yukon : 1-844-533-3030

TAO Tel-Aide : ressource en français gratuite et confidentielle, accessible jour et nuit au 1-800-567-9699

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