Amélia Simard est agente de développement communautaire et chargée de projet avec le comité FrancoQueer de l’Ouest.
Les prestataires de la santé et des services sociaux auront la chance d’échanger sur le sujet avec des expert·es du Yukon et du reste du Canada.
Respect des identités de genre
Amélia Simard est agente de développement communautaire et chargée de projet avec le comité FrancoQueer de l’Ouest, un organisme qui couvre les quatre provinces de l’Ouest, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest. L’organisme présente des ateliers dans les écoles, des formations sur l’écriture inclusive pour parler des personnes transgenres et non binaires ainsi que des présentations auprès d’organismes francophones.
C’est dans le cadre du projet TransÉquité qu’Amélia Simard vient à Whitehorse pour des présentations au mini-forum. « Nous voulons éduquer et sensibiliser les professionnel·les de la santé à l’importance d’un accueil inclusif et respectueux de toutes les identités de genre. »
Ce sera sa première visite au Yukon. Iel offrira un atelier sur la démystification sur l’identité de genre (Queer 101) et un atelier sur le français inclusif.
« C’est très important d’avoir une telle activité parce que, souvent, les personnes transgenres et non binaires doivent choisir entre leur identité francophone et leur désir d’avoir des services en français, et leur identité queer. Historiquement, les communautés francophones de l’Ouest et du Nord ont axé leurs efforts sur la préservation de la langue et il est souvent difficile de voir ce qu’elles peuvent faire pour les membres de la communauté queer », ajoute-t-iel.
Amélia Simard termine en espérant que les gens sortiront de ces ateliers avec des apprentissages concrets, comme le fait « que c’est correct de faire des erreurs et qu’il existe des outils pour se corriger. On peut s’améliorer en suivant des ateliers de ce genre et en s’informant. L’apprentissage reste un projet de vie. Après avoir appris les bases essentielles, il faut continuer à s’améliorer, à poser des questions et à aller chercher de l’aide, au besoin. »
Jean-Charles St-Louis et Annie LeBrun, de l’Institut universitaire SHERPA, offriront l’atelier Introduction à l’intervention interculturelle.
L’intervention culturelle en santé
Pour sa part, Jean-Charles St-Louis est chargé de projet et coordonnateur des activités de formation et de soutien aux apprentissages avec l’Institut universitaire SHERPA, un organisme de recherche, d’évaluation et de mobilisation communautaire qui se penche sur l’accès aux soins de santé et aux services sociaux pour les personnes immigrantes et réfugiées au Québec.
Dans le cadre du mini-forum à Whitehorse, M. St-Louis offrira un atelier en ligne intitulé Introduction à l’intervention interculturelle avec sa collègue Annie LeBrun, psychologue de formation. « Cet atelier participatif de deux heures amènera les participant·es à réfléchir à quoi consiste l’intervention interculturelle, à explorer le rôle de la culture dans le travail en intervention, à penser aux préjugés par rapport aux cultures et à la position des intervenant·es lorsqu’ils et elles interviennent auprès de personnes issues de groupes interculturels et à considérer les rôles de pouvoir qui peuvent s’infiltrer en situation d’intervention », explique-t-il.
« Ce type d’atelier est important, car les prestataires de services n’ont pas toujours le temps dans leur travail en soins de santé ou en services sociaux de réfléchir à ce qu’ils et elles représentent et apportent dans leurs interventions et ce qui peut teinter le contact et peut-être constituer un obstacle à la création du lien avec la personne qu’ils et elles accompagnent dans leur trajectoire de soins. Cela permet également aux gens d’être à l’affût des différentes barrières d’accès aux soins pour les personnes immigrantes et de ne pas perpétuer certaines stigmatisations en matière de soins de santé et de services sociaux », conclut M. St-Louis.
Charlie-Rose Pelletier, chargée de projets en égalité des genres pour Les Essentielles, mentionne qu’il existe une volonté de renforcer le leadership des professionnel·les de la santé au Yukon.
Décoloniser le système de la santé
Cet événement s’inscrit dans la portée du projet panterritorial des Essentielles sur l’équité, la diversité, l’inclusion et l’accessibilité (EDIA). Pour Charlie-Rose Pelletier, chargée de projets en égalité des genres pour l’organisme, il est important d’organiser ce genre d’événements. « L’idée est de former le personnel de la santé francophone du Yukon aux meilleures pratiques à jour qui existent au niveau de la décolonisation, de l’EDIA, de l’immigration et de l’approche culturellement sensible dans le domaine des services de la santé et des services sociaux », explique-t-elle.
« Cela vient du mélange de faire un suivi au rapport de recherche Renforcer le leadership des femmes francophones dans les communautés du Nord qui a été rédigé en 2025 et d’une volonté de renforcer le leadership des professionnel·les de la santé au Yukon », ajoute-t-elle.
Les Essentielles ont approché le Partenariat communauté en santé qui avait déjà une idée de forum et les deux groupes se sont entendus pour voir comment le PCS pourrait mener une action concrète en EDIA et faire profiter le plus grand nombre de personnes, incluant les professionnel·les de la santé et des services sociaux.
Mme Pelletier attend environ une quarantaine de personnes. Les thèmes seront abordés sous plusieurs angles : formations, discussions, dialogues entre les participant·es, art et projections de films. Elle mentionne que la priorité sera accordée aux inscriptions du personnel de la santé et des services sociaux et que, s’il reste de la place, le public sera invité à s’inscrire. L’information pour les inscriptions sera affichée sur les médias sociaux des Essentielles et du PCS.
IJL – L’Aurore boréale
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