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le Jeudi 18 mai 2017 15:34 Art et culture

Gabrielle Dupont : des couleurs par centaines

L’artiste-peintre Gabrielle Dupont pose à côté de son œuvre — Sandpiper Claim at Dusk — qui a remporté la compétition Northwestel et qui figurera sur la couverture du bottin 2017/18 pour le Yukon est le nord de la Colombie-Britannique. Photo : Matt Wallace
L’artiste-peintre Gabrielle Dupont pose à côté de son œuvre — Sandpiper Claim at Dusk — qui a remporté la compétition Northwestel et qui figurera sur la couverture du bottin 2017/18 pour le Yukon est le nord de la Colombie-Britannique. Photo : Matt Wallace

Gabrielle Dupont, artiste-peintre de Whitehorse, est la gagnante cette année du Concours national de couverture du bottin Northwestel 2017/18 pour le nord de la Colombie-Britannique et le Yukon.

L’œuvre de l’artiste, inspirée d’un paysage yukonnais et intitulé Sandpiper Claim at Dusk, sera présentée sur la couverture du répertoire téléphonique. La peinture a été choisie parmi plusieurs œuvres d’art, toutes soumises à la compétition par un comité spécial de Northwestel et des représentants de la communauté artistique locale. Gabrielle Dupont, Yukonnaise depuis dix ans tout ronds, participait à la compétition pour la première fois, et ne s’attendait pas à être la grande gagnante.

L’artiste-peintre Gabrielle Dupont pose à côté de son œuvre — Sandpiper Claim at Dusk — qui a remporté la compétition Northwestel et qui figurera sur la couverture du bottin 2017/18 pour le Yukon est le nord de la Colombie-Britannique. Photo : Matt Wallace

L’artiste-peintre Gabrielle Dupont pose à côté de son œuvre — Sandpiper Claim at Dusk — qui a remporté la compétition Northwestel et qui figurera sur la couverture du bottin 2017/18 pour le Yukon est le nord de la Colombie-Britannique. Photo : Matt Wallace

Gabrielle Dupont peint depuis son enfance. Originaire de Montréal, l’artiste est arrivée au territoire du Yukon en 2007. C’est ici qu’elle a ravivé la flamme de son premier amour, la peinture. « Depuis que je suis enfant, j’ai toujours fait de la peinture, c’était un loisir. Quand j’ai déménagé au Yukon il y a dix ans, j’avais apporté mes pots de peinture pour du loisir, toujours. Puis je me suis rendu compte que la communauté artistique était très développée ici. Je passais du temps dans les galeries d’art de Whitehorse, je me suis sentie plus proche de l’art que je ne l’avais été à Montréal », confie l’artiste.

Au cours de quelques expositions « informelles » en 2010 et 2011 de ses propres œuvres dans des cafés à Whitehorse, Gabrielle a vendu ses premières toiles, ce qui lui a mis la puce à l’oreille. « J’ai pris conscience qu’il y avait des gens qui aimaient ma peinture, même au point d’en acheter », explique-t-elle.

Dans un précédent numéro de l’Aurore boréale (23 octobre 2014), Gabrielle Dupont confiait au journal qu’en plus de son emploi au gouvernement du Yukon (ministère des Travaux publics), l’artiste exploitait à son compte une entreprise de dessins architecturaux (Second Floor Drafting). Gabrielle a récemment démissionné de son travail du gouvernement pour se consacrer pleinement à son entreprise, ce qui lui laisse plus de temps pour peindre.

Au cœur des couleurs

Aurore boréale : Quelle place prend la peinture dans votre vie aujourd’hui, est-ce toujours un loisir ou une carrière?

Gabrielle Dupont : Pour l’instant, c’est encore un loisir, mais un loisir avec des conséquences assez plaisantes, je dois dire. C’est certain que j’aimerais faire d’autres expositions dans les années à venir, car la dernière remonte à 2012. Je ne suis pas sûre d’envisager de faire de la peinture à plein temps, car j’aime faire plein de choses différentes.

A.B. : Est-ce que l’enseignement et la pédagogie sont des projets pour vous?

G.D. : J’ai du mal parfois à comprendre comment j’arrive à faire ces peintures (rires), donc je ne me vois pas en train d’enseigner. Moi-même, j’essaie déjà de me comprendre (rires).

A.B. : Quelles sont les influences majeures dans votre travail d’artiste?

G.D. : Je me sens influencée particulièrement par toutes les œuvres des artistes que je vois à Whitehorse. Il y a toujours un élément de ces peintures que j’aime plus que d’autres, et que j’absorbe. Et que tous ces éléments-là se rassemblent dans ma tête et dans ce que je fais.

A.B. : Y a-t-il une thématique dans vos œuvres? Qu’est-ce qui vous inspire et vous intrigue?

G.D. : Je peins toujours des endroits où je suis allée, la nature, les montagnes, les lacs, les rivières, la forêt. Ce sont des endroits pour lesquels j’ai des coups de cœur. Je ne veux pas recréer à 100 % ce que j’ai vu, sinon ce serait une photo. J’exagère les formes parfois, et j’aime incorporer de nouvelles couleurs, j’aime avoir plein de couleurs différentes dans un tableau. J’essaie toujours de peindre en accord avec ce que j’ai ressenti quand j’ai vu la scène de ma peinture pour la première fois. À force de peindre, j’ai l’impression d’avoir atteint un nouveau niveau de maîtrise. Et donc, mon style évolue en conséquence. C’est certain, je vais continuer à apprendre, et continuer à m’améliorer.

A.B. : Sentez-vous un lien entre vos études d’architecture et votre production artistique?

G.D. : Je n’ai jamais vraiment réfléchi à ça, mais je me rappelle de quelqu’un qui en regardant une de mes peintures me disait voir un lien évident entre architecture et peinture dans mon travail. Et c’est vrai que les deux se nourrissent mutuellement. Je suis capable de voir des images dans ma tête, de visualiser en trois dimensions ce que j’ai envie de faire. Le visuel est très fort pour moi. Le fait de travailler en 2D et en 3D avec mon travail d’architecte m’apporte une certaine vision des choses. Quand je peins, je sais où mettre la ligne, et quelle ligne mettre, et ça, c’est très connecté avec mon travail d’architecte.

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