Ces séances auront lieu une ou deux fois par semaine, en fin de journée. Ces huit séances permettront de couvrir toutes les étapes de la narration visuelle. Bien que ce programme pratique soit conçu pour les personnes âgées de 12 ans et plus, les plus jeunes seront aussi les bienvenu·es s’ils et elles sont accompagné·e s d’un parent. Tout le matériel de dessin et les collations seront fournis gratuitement.
Bien plus que du dessin
Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large que la littéracie traditionnelle. Et, Annie Maheux en est la cheville ouvrière. Elle retrace son intérêt pour la bande dessinée à son enfance. « J’ai toujours dessiné des bandes dessinées en tant qu’enfant… et j’ai toujours aimé pousser un peu les limites de la bande dessinée », dit-elle. Ainsi, ce projet a l’ambition d’offrir plus que l’art de la bande dessinée. Il offre l’occasion d’en explorer son histoire. À cela s’ajoutent des exercices de dessin collaboratif. En plus d’élaborer des scénarios et des scripts, les participant·es auront l’opportunité de créer des personnages uniques à partir de formes simples et d’avis de recherche, de maîtriser la mise en page dynamique et d’explorer les angles de vue ainsi que la réalisation finale des cases.
Croquis illustrant un parcours jalonné d’embûches.
Annie Maheux espère que les participant·es vont retirer de ces ateliers bien plus que la capacité de dessiner. « J’ai aussi aidé des enfants à améliorer leur écriture en les encourageant à faire des bandes dessinées pour essayer de les faire publier dans un journal ou écrire des histoires aussi. C’est quelque chose que j’aime beaucoup : ce côté de la bande dessinée qui est toujours un peu plus grand que nature, ceci va bien avec ma personnalité. »
Donner vie à l’imagination
En somme, à travers ces ateliers, les personnes participantes pourront acquérir des outils nécessaires pour donner vie à l’imagination. Ainsi, elles seraient en mesure de dessiner des super-héros, des récits autobiographiques ou des webcomics.
La formation se fera en anglais. Francophone, Annie Maheux sera disposée à aplanir les défis linguistiques qui pourraient se poser. Et, à la fin de ce projet financé par le gouvernement, toutes les productions seront regroupées dans une anthologie. Cette dernière sera distribuée gratuitement en ville afin d’offrir une bonne visibilité à la créativité des artistes. Mais, Annie Maheux ajoute qu’il est « …nécessaire d’assister à toutes les séances (ou à la grande majorité d’entre elles) pour pouvoir terminer votre bande dessinée d’une à trois pages à inclure dans la version finale de l’anthologie imprimée. »
Outils pour un apprentissage tout au long de la vie
Pour Annie Maheux, la bande dessinée est un monde tellement vaste. Elle ajoute qu’en général, quand on représente les choses ou qu’on commence à s’exprimer, on développe une opinion sur le monde autour de nous. C’est souvent comme un art qui emprunte souvent l’esthétique de la bande dessinée.
En fait, ces ateliers ne constituent qu’un début. Annie Maheux souligne que ce projet récapitule un peu la philosophie de la YLC qui consiste à offrir les outils d’apprentissage utiles tout au long de la vie. Cela se fait à travers des ateliers et des programmes gratuits d’alphabétisation et de compétences essentielles aux personnes de tout âge.
Cette formation aide à développer des habiletés de lecture, la collaboration, l’adaptabilité et aussi la capacité d’utiliser adéquatement les outils numériques. D’une certaine façon, c’est comme si vous formez les gens pour en fait développer des habiletés ou des capacités qui pourront être utilisées tout au long de la vie. « Dans le fond, selon l’approche de la YLC, on évite d’enseigner par un cours magistral. On essaie de mettre en action… quelque chose qui pourrait devenir une source de revenus pour la personne », conclut Annie Maheux.
IJL– Diversité des voix – L’Aurore boréale
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